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SECTEURS : SERVICES PERSONNELS ET SOCIAUX ou

PROTECTION PUBLIQUE

 

AGENT(E) DES SERVICES CORRECTIONNELS

ATTESTATION D'ÉTUDES COLLÉGIALES A.E.C. OU

DIPLÔME D’ÉTUDES COLLÉGIALES D.E.C. OU

BACCALAURÉAT B.Sc ou B.A.

 

Consulte aussi la section "liens recommandés" à la fin de cette page (dont des vidéos sur les carrières en services correctionnels)

 

TÂCHES ET RESPONSABILITÉS : 

 

En tant qu’agente ou agent des services correctionnels, tu seras responsable de surveiller les contrevenants et les détenus et maintenir l’ordre à l’intérieur d’un établissement pénitentiaire ou un autre lieu de détention (unités cellulaires des palais de justice para exemple), mais également lors de leur sorties.

 

Par contre, ton travail ne s’arrêtera pas qu’au point de vue « gardien de prisonniers » car ton travail exigera des habiletés et compétences sociales aigues, puisque tu participeras également au processus de réinsertion sociale des contrevenants.

 

Tu auras pour tâches de :

On en retrouve dans les centres de détention provinciaux relevant du Ministère de la Sécurité publique du Québec pour détenus (personnes condamnées à des peines de moins de deux ans ou 2 ans moins 1 jour); Voici quelques exemples d'infractions passibles d'une telle peine : entrave à la justice, résistance à un agent de la paix, violation d'une ordonnance du Tribunal, méfait public, action indécente, vol de moins de 5 000 $, vol d'un véhicule motorisé, escroquerie de 5 000 $ ou moins, fraude de 5 000 $ ou moins, distribution de choses obscènes, prostitution, cruauté animale, conduite avec facultés affaiblies, possession de stupéfiants sans but d'en faire le trafic, menaces, exhibition devant un enfant de moins de 16 ans, corruption d'enfants, contacts sexuels si sentence minimale accordée, etc.; ainsi que les prévenus (personnes en attente de procès ou de sentence peu importe la gravité du délit dont elles sont soupçonnées).

 

Tu pourras être affecté(e) au sein de l'un des 17 établissements pour les hommes, soit : Bordeaux, Rivière-des-Prairies, Québec, Laval, Sherbrooke, St-Jérôme, Trois-Rivières, Sorel-Tracy, Roberval, Rimouski, Hull, Amos, Baie-Comeau, Sept-Îles, New Carlisle, Percé pour délinquants sexuels, et Îles-de-la-Madeleine; ainsi que 2 établissements pour les femmes, soit : la Maison Tanguay et le Centre de détention de Québec. On les retrouve également les unités cellulaires des palais de justice qui relèvent aussi du Ministère de la Sécurité publique.

 

On retrouve des agents des services correctionnels dans les pénitenciers fédéraux relevant du Service correctionnel Canada pour les détenus condamnées   à une ou des sentences criminelles de 2 ans et plus (ex : vol de plus de 5 000 $, escroquerie de plus de 5 000 $, fraude de plus de 5 000 $, port illégal d'une arme, conduite dangereuse d'un véhicule motorisé, fuite d'un agent de la paix dans un véhicule motorisé, évasion d'une garde légale, délit de fuite d'un accident, récidive en conduite avec facultés affaiblies, négligence criminelle, braquage avec une arme à feu, possession de pornographie juvénile, voies de faits contre un agent de la paix, usurpation d'identité, trafic de stupéfiants, importation et culture de stupéfiants, obtention des services sexuels d'un mineur, prostitution d'un mineur, agression armée, inceste, contacts sexuels, agression sexuelle, abandon d'enfant, enlèvement et/ou séquestration, extorsion, harcèlement, vol qualifié, viol, tentative de meurtre, homicide involontaire 3e degré, meurtre, etc.).

 

(les établissements à sécurité maximale comme Donnacona et Port-Cartier, à sécurité moyenne comme Archambault, les pénitenciers à sécurité minimale pour la réinsertion, ainsi que les pénitenciers pour femmes tel que celui de Joliette).

 

Pour plus d’informations, consulte la page concernant les agents(es) des services correctionnels du Québec et les agents(es) fédéral des services correctionnels sur les sites Internet des Services correctionnels.

 

QUALITÉS ET APTITUDES NÉCESSAIRES :

-      Excellente santé

-      Aimer travailler avec public et entregent car tu auras à établir des contacts avec gens en difficultés

-      Grande facilité à communiquer et à écouter qui te permettra d’établir un lien de confiance avec les détenus

-      Autonomie, initiative et débrouillardise pour être en mesure d’intervenir seul(e) dans certaines situations

-      Facilité pour le travail en équipe car tu devras non seulement travailler avec cette personne mais aussi d’autres collègues (criminologues, travailleurs sociaux, psychologues, , psychiatres, etc)

-      Bon contrôle et très bonne confiance en soi pour intervenir efficacement dans les situations d’urgences

-      Bonne connaissance en langue anglaise parlée et écrite

-      Bonne coordination œil-main pour avoir de bons réflexes et agir rapidement mais efficacement

-      Capacité d’analyse et de synthèse pour bien analyser efficacement une situation avant d’intervenir

-      Capacité de travailler sous stress pour être capable d’agir professionnellement même dans les situations difficiles

-      Civisme, honnêteté et leadership pour agir avec professionnalisme

-      Discipline, respect et discrétion également pour agir de façon professionnelle

-      Très bon sens de l’observation et de la mémoire pour réussir à déceler des situations qui risques de troubler l’ordre à l’intérieur de l’établissement

-      Sens des responsabilités car tu seras responsable des approches d’intervention auprès de cette personne

-      Esprit d’initiative et autonomie pour réussir à emmener la personne à faire face à ses problèmes et d’en trouver une solution

-      Esprit d’analyse et bon jugement pour comprendre les problèmes rencontrés par cette personne

-      Sens de l’observation et vigilance car tu devras connaître non seulement les faiblesses mais aussi les forces de cette personne pour mieux l’aider à régler son ou ses problèmes

-      Grande capacité d’adaptation à tout type de milieux et à tous types de clientèles

-      Imagination et créativité pour développer de nouvelles approches innovatrices et efficaces

-      Sens de l’organisation pour planifier, organiser et animer différentes activités sociales et animation de groupes  

PROFESSIONS APPARENTÉES :

-       Agent(e) au classement des détenus en centre de détention

-       Agent(e) conseiller(ère) en maison de transition

-       Agent(e) d'aide socio-économique au programme d'indemnisation des victimes d’actes criminels IVAC

-    Agent(e) d'intervention en centre jeunesse

-    Agent(e) d'intervention en maison de transition

-    Agent(e) d'intervention en milieu médico-légal

-    Agent(e) d'intervention en milieu psychiatrique

-    Agent(e) de libérations conditionnelles (Service correctionnel du Canada), diplôme universitaire exigé

-    Agent(e) de prévention de la criminalité

-    Agent(e) de probation (Service correctionnel du Québec), diplôme universitaire exigé

-    Agent(e) de sécurité

-       Agent(e) des services frontaliers (douanes)

-    Animateur(trice) d'activités en réinsertion sociale

-    Constable spécial dans un palais de justice

-    Gardien(ne) de sécurité en centre jeunesse

-    Intervenant(e) de première ligne en services correctionnels (Service correctionnel du Canada)

-    Intervenant(e) spécialisé(e) en pacification et sécurité (Institut psychiatrique Philippe-Pinel pour délinquants dangereux)

-       Surveillant(e) en unité de détention

-    Surveillant(e) en centre jeunesse

-    Surveillant(e) en établissement psychiatrique

EMPLOYEURS POTENTIELS :

-       Service correctionnel du Canada (pénitenciers fédéraux, centres correctionnels communautaires et bureaux nationaux de libération conditionnelle)

-    Ministère de la Sécurité publique du Québec (centres de détention provinciaux, bureaux de probation et palais de justice)

-    Agence des services frontaliers du Canada

-    Agences de sécurité

-    Centres correctionnels communautaires

-       Centres de réhabilitation

-    Centres de réadaptation en dépendances

-    Centres jeunesse

-       Maisons d’hébergement pour hommes violents

-       Maisons de transition

-      Hôpitaux psychiatriques

-    Forces armées canadiennes

EXIGENCES DES EMPLOYEURS : 

-       Détenir un certificat en secourisme et RCR

-       Détenir un permis de conduire valide

-       Excellente maîtrise du français parlé (surtout) et écrit

-       Connaissance de l’anglais (bilinguisme demandée dans certains milieux)

-       Grande disponibilité

-       Mobilité (tu pourrais travailler dans n’importe lequel des établissements)

-       Expérience en relation d’aide (bénévole ou rémunéré)

-       Se soumettre à des examens écrits

-       Se soumettre à un examen médical

-       Se soumettre à une enquête de bonnes mœurs et antécédents judiciaires

-       Se soumettre à des entrevues obligatoires

CONDITIONS DE TRAVAIL :

 

Les agentes et les agents des services correctionnels possèdent tous les avantages sociaux accordés aux employés du Gouvernement du Canada ou du Gouvernement du Québec selon la convention collective.

 

Comme par exemple, les vacances annuelles payées, des régimes d'assurance-vie, de soins médicaux, dentaires et hospitaliers, des primes de travail par postes au besoin, une prime pour une affectation en région éloignée, des activités de perfectionnement reliées au métier, un régime de retraite, etc.

PLACEMENT :

 

Selon les données disponibles au 31 mars 2022 :

 

Le placement est bon, 70 % des répondants(es) qui  se sont dirigés sur le marché du travail ont obtenu un emploi relié à leurs études dont la totalité sont à temps complet.

Quelques répondants(es), soit 12 % ont poursuivi leurs études dans un programme collégial ou à l'université.

 

NOMBRE DE  RÉPONDANTS

NOMBRE EN EMPLOI RELIÉ

NOMBRE À temps complet

NOMBRE
 AUX
ÉTUDES

65

40

40

8

 

Note : baisse du taux de placement par rapport aux années précédentes (était de 56 % en 2019).

Sources : Emploi Québec

SALAIRE :

 

Selon les données 2026 :

 

Le salaire moyen en début de carrière était de :

-     22,21 $/heure (40 hres/sem) en tant que constable spécial(e) à la sécurité dans un palais de justice

-    24,81 $/heure (35 hres/sem) en tant que surveillant(e) en unité de détention à la Ville de Montréal

-         25,98 $/heure (40 hres/sem) en tant qu’agent(e) des Services correctionnels du Québec (centres de détention provinciaux)

-    27,44 $/heure  incluant prime pour clientèle avec troubles graves de comportement de 3,5 % (40 hres/sem) en tant qu'intervenant(e) spécialisé(e) en pacification et en sécurité  en centre jeunesse pour jeunes contrevenants

-    27,44 $/heure incluant prime de psychiatrie de 3,5 % (40 hres/sem) en tant qu'intervenant(e) spécialisé(e) en pacification et en sécurité  dans un établissement de soins psychiatriques

-         27,44 $/heure incluant prime de psychiatrie de 3,5 % +  prime spécifique Pinel de 1 697 $/an (36.25 hres/sem) incluant prime de psychiatrie en tant qu' intervenant(e) spécialisé(e) en pacification et en sécurité à l'Institut Philippe-Pinel (délinquants dangereux)

-         32,20 $/heure (40 hres/sem) en tant qu’agent(e) des Services correctionnels du Canada (pénitenciers fédéraux)

Sources : Conseil du Trésor du Québec, Commission de la Fonction publique du Canada et Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal

PORTRAIT DE LA PROFESSION :

 

En 2025, il y avait plus de 4 700 agentes et agents des services correctionnels dans l'ensemble des régions du Québec, soit :

 

Plus de 3 000 au sein des 17 centres de détention provinciaux

et plus de 1 700 au sein des 10 pénitenciers fédéraux.

 

Seulement 37 % des membres de la profession étaient des femmes.

 

Plus de 98 % occupaient un poste à temps complet.

 

Plus de 51 % détenaient un diplôme collégial (A.E.C. ou D.E.C.), plus de 29 % détenaient un diplôme d'études secondaires (+ une formation donnée par l'employeur) et 20 % détenaient un diplôme universitaire.

 

L'âge moyen était de 40 ans.

 

L'âge moyen de la retraite était de 61 ans.

 

La répartition des membres selon leur âge était :

Sources : Service correctionnel du Canada et Ministère de la Sécurité publique du Québec

 

UN PORTRAIT DES SERVICES CORRECTIONNELS AU CANADA :

 

Les services correctionnels pour adultes au Canada :

 

Le Service correctionnel du Canada (SCC) gère des délinquants condamnés à des peines fédérales (2 ans ou plus), impliquant des crimes graves, notamment des actes criminels et des infractions mixtes.

 

Les types d'infractions incluent des crimes violents (agressions, meurtres), des infractions sexuelles, des actes liés au terrorisme ou à des organisations criminelles.

 

Dans l'ensemble du pays, le Service correctionnel du Canada gérait environ 23 000 délinquants fédéraux adultes, dont 14 000 incarcérés et et 9 000 sous surveillance dans la collectivité en 2025.

De ce nombre, plus de 96,5 % étaient des hommes, alors que les femmes ne représentaient que 3,5 % des délinquants fédéraux (soit 798 personnes).

 

Au Québec, on y dénombrait près de 4 490 adultes en détention (dont près de 1 700 dans un pénitencier fédéral et plus de 2 800 dans un centre de détention provincial) et plus de 14 300 adultes en surveillance dans la communauté.

 

Il y a plus d’adultes en détention provisoire dans les établissements de détention provinciaux que d’adultes en détention après condamnation, puisqu'ils représentaient près de la moitié de la population carcérale au Québec (soit 45 %)..

 

On a dénombré près de 383 400 admissions d’adultes aux services correctionnels, soit plus de 368 800 admissions aux services correctionnels provinciaux et territoriaux et 14 548 admissions aux services correctionnels fédéraux.

 

Les hommes représentaient 85 % des admissions d’adultes en détention dans un établissement provincial ou territorial et 93 % des admissions d’adultes en détention dans un établissement fédéral.

 

Dans l’ensemble, les hommes de 20 à 39 ans représentaient plus de la moitié des admissions aux services correctionnels provinciaux et territoriaux (58 %) et fédéraux (61 %) en 2018-2019, alors qu’ils constituaient 17 % de la population adulte de 18 ans et plus.

 

Près de 2 adultes sur 3 (60 %) admis en détention après condamnation ont été détenus pendant un mois ou moins, et 1 adulte sur 3 (30 %) est demeuré en détention pendant une semaine ou moins.

 

Parmi les adultes ayant été libérés de la détention provisoire, les trois quarts (75 %) ont été détenus pendant un mois ou moins, tandis que la moitié (50 %) l’a été pendant une semaine ou moins.

 

Les femmes ont tendance à passer moins de temps en détention provisoire et en détention après condamnation que leurs homologues de sexe masculin. En 2018-2019, 82 % des femmes qui ont été libérées de la détention provisoire avaient été détenues pendant un mois ou moins, comparativement à 73 % des hommes. En ce qui concerne la détention après condamnation, 68 % des femmes ont été détenues pendant un mois ou moins, comparativement à 58 % des hommes.

L'âge moyen d'un détenu homme dans un pénitencier fédéral était de 47 ans, alors que l'âge moyen des femmes était de 40 ans.

 

Au Québec, on y compte 10 établissements de détention fédéraux (9 pour hommes et 1 pour femmes).

Parmi ceux-ci :

Le Service correctionnel du Canada comptait plus de 18 100 employés(es) dont près de 76 % travaillaient dans les établissements de détention partout au pays en 2025.

 

De ce nombre, on y comptait plus de 7 200 agentes et agents des services correctionnels dont près de 1 700 dans les établissements de détention situés au Québec, mais également  :

 

dans les établissements correctionnels :

en surveillance dans la communauté (établissements résidentiels communautaires et bureaux des libérations conditionnelles) :

Sources : Statistiques Canada et Service correctionnel du Canada

 

Les services de détention provinciale pour adultes au Québec :

 

Sous la responsabilité des Services correctionnels du Ministère de la Sécurité publique, ces établissements assurent la garde des personnes contrevenantes condamnées à une peine d’emprisonnement d'une durée inférieure à 2 ans (2 ans moins 1 jour) et favorisent leur réinsertion sociale en partenariat avec des organismes communautaires et plusieurs types d'intervenants.

 

Pour l’année 2023-2024, les établissements de détention du Québec ont enregistré 30 156 admissions, marquant une légère hausse de 5,5 % par rapport à l’année précédente, mais une baisse de 30 % par rapport à 2018-2019.

 

Le nombre d’admissions de femmes, soit 3 520 perosnnes suit une tendance similaire, avec une augmentation de 3,2 % par rapport à 2022-2023 et une diminution de 31,3 % par rapport à 2018-2019.

 

Cependant, le nombre d’admissions de personnes autochtones, soit 2 351 personnes a davantage augmenté (14,8 %) que le reste de la population en 2023-2024, mais reste toutefois un peu moins élevé que la période prépandémique (-7,1 % par rapport à 2018-2019).

 

En 2024, il y avait 24 170 personnes différentes accusées ou condamnées ayant été prises charge par les services correctionnels provinciaux du Québec (dont 18 266 uniquemement en détention et 5 904 en détention et suivies dans la communauté).

De ce nombre, 10,3 % étaient de genre féminin, alors que les hommes représentaient plus de 90 % des personnes incarcérées.

 

Plus de 4,7 % était des Autochtones des Premières Nations sauf Inuits, alors que ces derniers représentaient 2,9 % des personnes en détention.

 

Près de 70 % étaient âgés entre 25 et 49 ans, près de 20 % étaient âgés de 50 ans et plus, alors que les jeunes de moins de 25 ans ne représentaient que près de 11 % de la population en détention.

 

Plus de 87 % parlaient principalement en français, 12 % parlaient principalement en anglais et moins de 1 % parlaient principalement une autre langue (notamment en espagnol).

 

Les principales infractions des personnes incarcérées étaient :

Près de 12 % des détenus présentaient des problèmes de santé mentale dont près de 3 % présentaient des risques suicidaires, près de 10 % avaient des problèmes de santé physique, plus de 40 % devaient prendre des médicamaents.

 

Plus de 36 % des personnes incarcérées en établissement de détention provincial avaient des antécédents judiciaires.

 

Près de 61 % des détenus ont été condamnés pour une courte peine, soit en moyenne 46 jours.

 

Seulement 19 % des détenus ont été condamnés pour une longue peine, soit en moyenne 383 jours.

 

Enfin, 11 % des détenus avaient une peine discontinue, c'est -à-dire, une peine d'emprisonnement de 90 jours ou moins, purgée par intervalles (généralement les fins de semaine), permettant au contrevenant de maintenir un emploi ou des responsabilités familiales. Elle vise la réinsertion et est imposée aux délinquants à faible risque, souvent accompagnée d'une probation.

 

Il y avait près de 22 200 admissions en détention dont plus de 9 400 dans la région de Montréal.

 

En moyenne par jour, on y dénombrait plus de 2 000 détenus en détention provisoire en attente de leur procès.

 

En moyenne par jour, on y dénombrait plus de 1 600 détenus après condamnation.

On y compte 17 établissements de détention provinciaux du Québec répartis dans 13 régions

(soit : Bordeaux à Montréal, Rivière-des-Prairies à Montréal, Québec à Québec, Sorel-Tracy en Montérégie, Saint-Jérôme dans les Laurentides, Leclerc à Laval, Sherbrooke en Estrie, Trois-Rivières en Mauricie, Hull en Outaouais, Roberval au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Rimouski dans le Bas-Saint-Laurent, Amos en Abitibi-Témiscamingue, Baie-Comeau en Côte-Nord, New Carlisle en Gaspésie et Percé en Gaspésie).

Les établissements Leclerc à Laval et Bordeaux à Montréal sont les 2 seuls établissements de détention qui accueillent les femmes détenues.

 

Les services correctionnels du Québec comptent environ 6 000 employés au total, incluant le personnel administratif et de soutien en 2025.

 

Parmi ceux-ci, on dénombrait plus de 3 000 agents et agentes des services correctionnels (ASC) agissant en première ligne dans les 18 établissements de détention du Québec.

On y comptait également plus de 70 conseillers(ères) en milieu carcéral, près de 500 agents(es) de probation, plus de 340 constables spéciaux à la sécurité, près de 600 intervenants(es) sociaux,

 

Mais également, près de 120 cuisiniers(ères), plus de 1 700 employés(es) de soutien administratif, ainsi que plus de 1 200 employés(es) d'entretien et de soutien technique.

 

Sources : Statistiques Canada, Institut de la statistique du Québec et Ministère de la Sécurité publique du Québec

 

Les services correctionnels pour jeunes au Québec :

 

Au Québec, la détention de mineurs (12-17 ans) ayant commis des infractions criminelles se fait principalement dans des centres de réadaptation gérés par les Centres jeunesse, plutôt que dans des prisons pour adultes

 

La prise en charge des adolescents dangereux ou en grande difficulté d'adaptation (12-17 ans) reconnus coupables sont placés sous garde dans des unités sécuritaires au sein des Centres de réadaptation pour jeunes en difficulté d'adaptation (CRJDA), sous la responsabilité des CISSS/CIUSSS et de la DPJ. Ces centres offrent des services de garde fermée ou ouverte, incluant des programmes spécialisés en violence, délinquance et troubles de comportement.

 

Ces services de réadaptation s’adressent s’adressent principalement aux jeunes âgés de 6 à 17 ans présentant des difficultés comportementales ou psychosociales, ayant subi de la maltraitance ou ayant commis des délits nécessitant une intervention pour assurer leur sécurité ou celle d’autrui, tant sur le plan physique, psychologique qu’émotionnel. Dans certains cas, ces services peuvent être accessibles jusqu’à l’âge de 21 ans.

 

Les services sont développés de façon personnalisée et participative, en collaboration avec le jeune, ses proches significatifs et les partenaires, en mettant l’accent sur le bien-être, l’accompagnement, le renforcement du pouvoir d’agir et la valorisation de son plein potentiel, adaptés à ses besoins et favorisant son développement et son intégration sociale.

 

En 2025, il y a eu plus de 10 000 jeunes, majoritairement des garçons (78,8 %), qui sont tombés sous la Loi sur le système de justice pénale des adolescents.

 

De ce nombre, environ 11 % , soit un peu plus de 1 100 jeunes ont été pris en charge par la DPJ sont hébergés en centre de réadaptation, foyer de groupe ou ressource intermédiaire.

 

Les principaux délits incluent les voies de fait, les manquements aux ordonnances, les menaces et les vols, notamment les vols de véhicules.

 

Seulement 28 % des admissions initiales de jeunes dans les secteurs de compétence étaient des admissions en placement sous garde (principalement des admissions au maintien sous garde avant le procès, alors que 68 % étaient intégrés dans un programme de surveillance dans la communauté.

 

La majorité des admissions de jeunes aux services correctionnels, soit 53 %, mettaient en cause des jeunes âgés de 16 et 17 ans au moment de leur admission.

 

On retrouve notamment 16 centres de réadaptation classés comme unité de garde fermée UGF pour les jeunes condamnés pour des crimes graves (ex : agressions armées, agressions sexuelles, trafic de stupédiants, homiciles ou tentatives d'homides, etc.), soit

 

Cité des Prairies à Montréal, Domique Savio à Montréal, Batshaw à Montréal, Rose-Émilie-Pelletier (pour filles) à Montréal, Saint-Jean-sur-Richelieu en Montérégie, Centre jeunesse Valleyfield en Montérégie, Pavillon Bois-Joly à Saint-Hyacinthe en Montérégie, La Transition à Blainville dans les Laurentides, L'Escale de Cap-Rouge dans la Capitale Nationale, Le Gouvernail dans la Capitale Nationale, Centre de réadaptation de Laval à Laval, Centre de réadaptation de Joliette dans Lanaudière, le Centre de réadaptation de Repentigny dans Lanaudière, L'Escale à Sherbrooke en Estrie, le Centre Freeman en Outaouais et le Centre des Forces en Mauricie

 

En 2025, on y comptait plus de 8 000 employés(es) dans les centres jeunesse incluant les intervenants(es), les éducateurs(trices), et le personnel de soutien administratif, auxiliaire (ex : cuisiniers), technique et d'entretien

 

Évidemment, puisque les centres jeunesse ne sont pas des établissements de détention proprement dits, on ne retrouve pas d'agents(es) des services correctionnels, mais plutôt des intervenants(es) spécialisés(es) en pacification et en sécurité (auparavant connus sous "agents-es d'intervention") assure le support, la surveillance, l’accompagnement et l’animation auprès des jeunes en unité de garde fermée UGF. Ils représentaient près de 3 000 personnes, soit environ 40 % du personnel des centres jeunesse.

Sources : Ministère de la Sécurité publique du Québec et Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec

 

PERSPECTIVES D’AVENIR :

 

Un(e) agent(e) des services correctionnels peut travailler autant dans un milieu fermé que dans un milieu ouvert ce qui fait en sorte qu'il y a plusieurs domaines et facettes du travail.

 

Une importante pénurie d’agents correctionnels touche actuellement plusieurs établissements au Québec tant fédéraux que provinciaux.

 

En effet, selon des estimations, plus de 250 agents(es) des services correctionnels (150 au provincial et une centaine au fédéral) seront nécessaires au cours des prochaines années afin de combler les départs à la retraite, la rétention de personnel, ainsi que la hausse du nombre de détenus.

 

Les départs à la retraite principalement, mais également les départs volontaires, la diminution des cohortes étudiantes dans les programmes de formation et la hausse des populations carcérales sont les principales raisons de cette pénurie importante.

 

Le taux de placement est pratiquement de 100 % autant au niveau provincial, fédéral qu’au sein des centres jeunesse.

 

Fait important à préciser, on a un grand besoin d’intervenantes féminines, notamment dans les centres correctionnels pour femmes.

 

Consulte également le site du Ministère de la Sécurité publique du Québec qui a fait un portrait sur les milieux correctionnels québécois;

 

Ainsi que le site du Service correctionnel du Canada, qui a fait un portrait des services correctionnels fédéraux.

 

La rémunération moyenne après expérience en 2024...

 

le revenu annuel moyen d'un(e) agent(e) des services correctionnels du Québec ayant 10 années d'expérience était de 74 100 $.

 

et le revenu annuel moyen d'un(e) agent(e) des services correctionnels du Canada ayant 10 années d'expérience était de 96 700 $.

 

LES PROGRAMME D’ÉTUDES :

 

Voir aussi la section suivante « FORMATION PROPRE AUX AGENTS CORRECTIONNELS »

 

L'Attestation d'études collégiales en techniques spécialisées en services correctionnels A.E.C. offert par le Cégep de la Gaspésie, campus de Carleton-sur-Mer a une durée totale de 1 875 heures (15 mois répartis en 4 sessions) à temps complet de jour.

 

Il vise à former des personnes aptes à assumer les fonctions inhérentes aux agents correctionnels, tant au niveau du rôle traditionnel de la garde et de la surveillance en établissement de détention qu’à celui de la réinsertion sociale de la personne incarcérée.

 

 Il est reconnu par le Ministère de la  Sécurité publique du Québec et des Services correctionnels du Canada afin de faire carrière comme agent des services correctionnels.

 

Tu auras des cours en analyse et méthodes de résolution de problèmes, introduction à l'informatique de gestion, conditionnement physique, fondements du droit pénal, psychocriminologie, relation d'aide dans un contexte d'autorité, sous-culture carcérale et diversité culturelle, criminologie générale, lois et règlements d'application, expression et langage correctionnel en anglais 1, ressources et programmes de réinsertion, sentences et gestion de cas, procédures et limites légales, soins d'urgence et bioprotection, intervention en toxicomanie, intervention en situation de crise, étude et analyse des rôles et responsabilités, observation et rédaction de rapports, santé et sécurité en milieu de travail, ainsi que 2 stages non rémunérés en milieu de travail (dont le premier est un stage d'initiation d'un demi-jour par semaine pendant 10 semaines et un stage d'intégration de 5 jours par semaines pendant 15 semaines à temps complet) dans un établissement correctionnel de ton choix (pénitencier fédéral, centre correctionnel provincial, maison de transition, centre de réinsertion ou centre jeunesse).

 

L'Attestation d'études collégiales en techniques d'intervention en milieu carcéral A.E.C. offert par le Cégep d'Alma, Cégep régional de Lanaudière à Repentigny, Cégep de Shawinigan, Cégep de Rimouski et Cégep de Thetford a une durée totale de 1 605 heures (12 mois répartis en 4 sessions) à temps complet de jour.

 

Il permet de développer les compétences nécessaires afin d'intervenir auprès de personnes incarcérées et de participer à la réinsertion sociale. Il est reconnu par le Ministère de la  Sécurité publique du Québec et par le Service correctionnel du Canada afin de faire carrière comme agent des services correctionnels. Tu auras des cours d'introduction à la profession, conditionnement physique, criminologie et intervention carcérale, initiation à la psychologie, évaluation de la personne incarcérée, contexte social de la personne, techniques d'observation et rédaction de rapport, sentences et compléments à l'incarcération, rôles et responsabilités de l'agent correctionnel dans le système juridique canadien et québécois, défense physique, intervention physique en milieu carcéral, techniques de communication en milieu carcéral, soins d'urgence et bioprotection, questions éthiques et déontologiques, population carcérale différenciée, rédaction de documents et rapports en services correctionnels, santé en milieu carcéral, ressources sociales en délinquance, anglais pour les techniques sociales (selon ton niveau), ainsi qu'un stage d'intervention en milieu carcéral d'une durée de 10 semaines à temps complet dans un établissement correctionnel de ton choix (pénitencier fédéral, centre correctionnel provincial, maison de transition, centre de réinsertion ou centre jeunesse).

 

L'Attestation d'études collégiales en techniques d'intervention en milieu correctionnel A.E.C. offert par le Campus Notre-Dame-de-Foy CNDF a une durée totale de 1 605 heures (12 mois répartis en 4 sessions) à temps complet de jour.

 

Il permet de développer les compétences nécessaires afin d'intervenir auprès de personnes incarcérées et de participer à la réinsertion sociale. Il est reconnu par le Ministère de la  Sécurité publique du Québec et par le Service correctionnel du Canada afin de faire carrière comme agent des services correctionnels.

 

Tu auras des cours en criminologie et psychologie de l'adulte, diversité sociale et intervention, système correctionnel provincial, système correctionnel fédéral, premiers soins et points de pression, techniques d'observation, stage d'observation, défense et contrôle physique 1, droit pénal, drogues, toxicomanies et autres dépendances, gestion de la sécurité dans un pénitencier, principes de base en communication, psychologie de l'adolescent, système judiciaire juvénile, travail d'équipe et gestion du stress, défense et contrôle physique 2, troubles mentaux et délinquance, intervention en relation d'aide et arrêt d'agir, intervention en réinsertion sociale, intervention en situation de crise, séminaire d'intégration, ainsi qu'un stage d'intervention dans un établissement correctionnel de ton choix (pénitencier fédéral, centre correctionnel provincial, maison de transition, centre de réinsertion ou centre jeunesse).

 

Le Diplôme d’études collégiales D.E.C. en techniques d’intervention en délinquance - spécialisation en services correctionnels offert par le Cégep de la Gaspésie - campus de Carleton-sur-Mer a une durée totale de 3 ans offert à temps complet de jour.

 

Contrairement au programme précédent, il a été conçu et adapté pour préparer à une carrière comme agent des services correctionnels provincial ou fédéral. Il est reconnu par le Ministère de la  Sécurité publique du Québec et des Services correctionnels du Canada afin de faire carrière comme agent des services correctionnels.

 

Il comporte des cours sur l'intervenant en délinquance et les milieux de travail, psychologie du développement, sociologie de la délinquance, relation d'aide en contexte d'autorité, sous-culture carcérale et diversité culturelle, techniques d'entrevue, droit des jeunes : justice pénale, lois et règlements d'application, criminologie générale, sentences et gestion de cas, stage d'initiation en milieu correctionnel adulte ou institutionnel juvénile (offert en 2e session, à raison d'une demi-journée/semaine pendant 6 semaines), techniques d'animation et dynamique de groupe, droit des jeunes 2 : protection de la jeunesse,  psychocriminologie, procédures et limites légales, expression et langage correctionnel en anglais 1, évaluation de la personne et gestion de cas, intervention en toxicomanie, approches et mesures préventives en délinquance, preuve et administration de la preuve, criminologie clinique, stage d'implication (dans un milieu correctionnel adulte provincial ou fédéral ou un milieu correctionnel juvénile (offert en 4e session, à raison d'une demi-journée/semaine pendant 16 semaines), rédaction de rapports dans un contexte judiciaire, observation et rédaction de rapports, intervention en situation de crise, étude et analyse des rôles et responsabilités de l'agent correctionnel, ainsi qu'un stage d'intervention dans le milieu de ton choix (offert en 6e session, à raison de 5 jours/semaine pendant 15 semaines consécutives à temps complet.

 

Le Diplôme d’études collégiales D.E.C. en techniques d’intervention en délinquance a une durée totale de 3 ans offert à temps complet de jour.

 

Il comporte des cours en psychologie de l’enfance, psychologie de l’adolescence à la maturité, développement de l’expression et de la créativité, phénomènes sociaux, techniques de communication, administration de la justice, criminologie générale, principes de droit pénal, pénologie, criminologie juvénile, psychopathologie et déviance, techniques d’animation de groupes, criminologie clinique, alternatives et compléments à l’incarcération, stages en milieux de travail en 2e et 3e années totalisant 645 heures d’expérience dont 1 de 15 semaines consécutives.

 

Pour plus de détails, consulte la page de la profession d'intervenant en délinquance.

 

Le Diplôme d’études collégiales en techniques policières D.E.C. a une durée totale de 3 ans offert à temps plein seulement. Tu auras des cours tels que : organisation du système judiciaire, techniques de communications, déontologie policière et discipline, droit criminel, techniques de base en criminologie, soins d’urgences (niveau premier répondant), techniques de défense (judo-karaté), interactions avec communautés culturelles et ethniques, prévention du crime, processus judiciaire et réinsertion sociale, Code de la sécurité routière, techniques d’interventions policières, planification d’opérations, interventions en situations de crise, stage de sensibilisation au milieu policier au cours de la 2e année, stage de formation en milieu policier ou non policier (enquêtes privées, sécurité ou autres) ayant une durée de 3 semaines, etc.

 

Pour plus de détails, consulte la page de la profession de policier.

 

Le Baccalauréat spécialisé en sécurité et études policières B.A. (orientation sécurité publique ou enquête) offert par l’Université de Montréal. a une durée totale de 3 ans offert à temps complet. Il comporte des cours en socio-criminologie, victimologie, délinquance et facteurs de criminalité, analyse stratégique en criminologie, droit pénal, preuves et procédures pénales, analyse de la criminalité, l’organisation de l’enquête, formes particulières de crimes, les crimes contre la personne, la criminalistique, etc. Tu auras également à choisir des cours optionnels parmi des listes qui te seront proposées comme par exemple : prévention du crime, criminalité informatique, gestion des crimes et plans d’urgences, les pratiques et stratégies du renseignement en sécurité publique, psychocriminologie, violences criminelles, drogues et criminalité, etc.

 

Pour plus de détails, consulte la page de la profession de conseiller en sécurité.

 

Le Baccalauréat spécialisé en criminologie (B.Sc) a une durée totale de 3 ans offert à temps complet. Il comporte des cours en justice criminelle, délinquance et facteurs criminogènes, psychologie sociale, victimologie, sociocriminologie, psychocriminologie, personnalité criminelle, criminologie appliquée, pénologie, méthodologie d’intervention en criminologie, stage pratique en criminologie d’une durée de 2 mois consécutifs en 5e session, etc. De plus, tu auras à choisir entre 2 orientations de spécialité dont l'orientation clinique : tu pourras choisir des cours parmi une liste de cours optionnels reliés à la criminologie clinique (prévention du crime, drogues et criminalité, mesures pénales communautaires, justice des mineurs, délinquance sexuelle, mesures pour jeunes contrevenants, violences criminelles,  administration de la justice criminelle, criminalité informatique, techniques d’entrevue en criminologie, relation d’aide en criminologie, principes et modèles d’intervention, criminels et troubles mentaux, techniques d’intervention communautaire, etc) et parmi des cours en psychologie, service social et sociologie.

 

Pour plus de détails, consulte la page de la profession de criminologue.

 

Le Baccalauréat spécialisé en service social ou travail social (B.Sc., B.Serv soc. ou B.T.S.) a une durée totale de 3 ans offert à temps complet. Il peut également être suivi à temps partiel. Il comporte des cours sur les fondements en service social, méthodes de recherche en service social, développement psychosocial, analyse des problèmes sociaux, politiques sociales, méthodologie des interventions, analyses des situations d’interventions, processus d’interventions auprès des individus, processus d’interventions auprès des groupes, techniques d’intervention auprès de clientèles spécifiques (santé mentale, personnes âgées, enfants, adultes en difficultés d’adaptation, etc), stages pratiques en milieux de travail, choix de cours optionnels dans différents secteurs d’interventions, milieux et clientèles, etc.

Pour plus de détails, consulte la page de la profession de travailleur social.

FORMATION PROPRE AUX AGENTS CORRECTIONNELS :

 

Après avoir été réussi le processus de sélection (examens écrits, examen médical, enquêtes sur les antécédents et entrevues); tu auras à suivre le Programme de formation des agents des services correctionnels d’une durée de quelques semaines offert par le Service correctionnel Canada ou le Ministère de la Sécurité  publique du Québec. La réussite de ce programme est nécessaire afin d’obtenir une promesse d’embauche.

 

Le Programme portera sur des notions telles que : le Règlement sur les services correctionnels, le comportements des détenus en milieu correctionnel, le fonctionnement du système des libérations conditionnelles, les programmes de réinsertion sociale, l’éthique et la déontologie professionnelle des agents correctionnels, le fonctionnement dans un établissement correctionnel, etc.

 

EXIGENCE D’ADMISSION :

 

Pour l'AEC en techniques d'intervention en milieu correctionnel (ou carcéral) :

 

Détenir un Diplôme d'études secondaires D.E.S. ou l'équivalent ET :

 

-    Soit avoir interrompu tes études postsecondaires pendant au moins 2 sessions consécutives ou une année scolaire.

-    Soit être titutlaire d'un diplôme d'études professionnelles D.E.P.

-    Soit avoir terminé au moins 1 année d'études postsecondaires (collégial ou universitaire) échelonnée sur 1 année ou plus

 

-    Soit détenir une expérience jugé pertinente et satisfaite par le collège en lien avec le domaine d'études

 

-    Soit bénéficier d'un programme gouvernemental (consulte un agent(e) d'Emploi-Québec)

 

Pour le D.E.C. en techniques d’intervention en délinquance :

 

-         Détenir un D.E.S. ou son équivalent sans cours préalable exigé

     

Note : Pour connaître les équivalences des préalables à l’éducation aux adultes, consulte la page suivante

 

Pour le D.E.C. en techniques policières :

 

-      Détenir un D.E.S. ou l’équivalent et avoir réussi le cours préalable suivant ou son équivalent :
CST 4e  ou mathématiques 514 ou l'équivalent

 

Pour les Baccalauréats :

-       Soit détenir un DEC en sciences-arts-lettres, sciences de la nature ou sciences humaines ou l’équivalent

-       Soit détenir un D.E.C. technique en :

techniques d’intervention en délinquance

techniques de travail social

techniques policières

-       Soit avoir acquis un minimum de 45 crédits universitaires

-       Soit être âgé d’au moins 21 ans, des connaissances équivalentes et une expérience jugé pertinente dans un domaine pertinent

AUTRES EXIGENCES PARTICULIÈRES À L’ADMISSION :

 

Pour l'AEC en techniques d'intervention en milieu correctionnel (ou carcéral) :

-    N'avoir jamais été déclaré coupable d'une infraction criminelle

-    Réussir une entrevue individuelle de sélection

-    Subir avec succès un examen médical selon les normes établies pour les agents correctionnels

-     Fournir 2 lettres de référence d'employeurs ou d'enseignants (Groupe collégia)

Pour le D.E.C en techniques policières.

-    Détenir un permis de conduire classe 5 (véhicule de promenade) valide

-      Subir un examen médical complet (vue, ouïe, système musculo-squelettique, etc.)

-      Subir un test d’aptitudes physiques (différentes épreuves dont une épreuve de natation)

-      Subir un test de personnalité

-      Subir une entrevue obligatoire (seuls les candidats ayant réussi tous les tests précédents seront invités en entrevue)

EXIGENCES SPÉCIFIQUES POUR DEVENIR

AGENT(E) DES SERVICES CORRECTIONNELS :

 

Tous les futures agentes et futurs agents des services correctionnels sont soumis aux mêmes exigences que les policiers(ères) selon la Loi de police du Québec.

-         Être de citoyenneté canadienne ou avoir le statut de résidant permanent

-         Être âgé d’au moins 18 ans à l’embauche

-         Ne pas jamais été déclaré coupable d’une infraction criminelle

-         Répondre aux normes médicales d’embauche (examens médicaux et visuels requis)

ENDROITS DE FORMATION :

 

Pour l'AEC en techniques d'intervention en milieu carcéral :

et l'AEC en techniques d'intervention en milieu correctionnel :

Pour le D.E.C. en techniques d'intervention en délinquance - spécialisation en services correctionnels :

 

-    Cégep de la Gaspésie à Carleton
offert selon la formule en apprentissage en milieu de travail AMT à temps complet de jour.

Voir aussi les nombreuses passerelles dont :
la passerelle permettant de se faire reconnaître jusqu'à 12 crédits dans le cadre du Baccalauréat en enseignement en adaptation scolaire et sociale - profil préscolaire-primaire de l'UQAR;
la passerelle permettant de se faire reconnaître jusqu'à 12 crédits dans le cadre du Baccalauréat en enseignement en adaptation scolaire et sociale - profil secondaire/adultes de l'UQAR;
la passerelle permettant de se faire reconnaître jusqu'à 9 crédits dans le cadre du Baccalauréat en psychosociologie des relations humaines de l'UQAR;
la passerelle permettant de se faire reconnaître jusqu'à 24 crédits dans le cadre du Baccalauréat en psychoéducation de l'UQTR (campus de Québec);
la passerelle permettant de se faire reconnaître jusqu'à 24 crédits dans le cadre du Baccalauréat en psychoéducation de l'UQTR (campus de Trois-Rivières);
la passerelle permettant de se faire reconnaître jusqu'à 6 crédits (cote R de 24,000 ou plus) dans le cadre du Baccalauréat en psychoéducation de l'UQO;

la passerelle permettant de se faire reconnaître jusqu'à 15 crédits dans le cadre du Baccalauréat en orientation de l'Université Laval;
la passerelle permettant de se faire reconnaître jusqu'à 15 crédits dans le cadre du Baccalauréat en psychoéducation de l'Université Laval;
et la passerelle permettant de se faire reconnaître jusqu'à 15 crédits dans le cadre du Baccalauréat en orientation de l'Université de Sherbrooke.


Un D.E.C. intensif de 2 ans pour titulaires d'un autre DEC ou ayant complété tous les cours de la formation générale du collégial également offert;
Possibilité de bénéficier d'un tutorat par les pairs et les professeurs via le Service d'aide à la réussite (français, anglais ou méthodologie de travail);
Les groupes-classes sont de petite taille permetant un  enseignement personnalisé et un meilleur encadrement et suivi des professeurs;
Offert selon la formule en Apprentissage en milieu de travail AMT permettant acquérir des apprentissages concrets et progressifs tout au long de ses trois années de formation pour un total de 760 heures, soit 30 % de la formation (visites de milieux de travail, stages d'observation, travaux pratiques et projets dans le milieu, stages d'assistance, rencontres d'intervenants, stages intégrateurs, etc.);
Formation axée sur la pratique avec jeux de rôles, simulations et études de cas, situations authentiques dans une unité multifonctionnelle;
Plusieurs activités parascolaires et professionnelles (conférences d'intervenants en délinquance, d'agents de services correctionnels, de policiers, de criminologues et d'ex-délinquants, visites d’établissements de détention provinciaux et fédéraux, de centres jeunesse et de milieux communautaires, etc.);
Participation à plusieurs projets communautaires réalisés en partenariat avec le milieu communautaire de la région;
Pour plus de détails, regarde la vidéo promotionnelle du programme.

Comporte un stage d'observation d'1 semaine au cours du troisième trimestre;
Comporte 1 stage d'intervention obligatoire de 3 semaines au cours de la deuxième année dans le milieu de ton choix n'importe où au Québec;
Comporte 1 stage d'intervention obligatoire de 14 semaines au cours de la troisième année dans le milieu de ton choix n'importe où au Québec;
Possibilité de réaliser un stage professionnel à l'international en Suisse.

Possibilité de suivre le programme d'ASP en lancement d'entreprise offert au campus des Îles permettant de démarrer ta propre entreprise ou un OBNL;
Possibilité de suivre l'AEC de perfectionnement Écoéducation par la nature permettant d'intervenir par la thérapie par la nature offerte principalement à distance;
Possibilité de suivre l'AEC Guide d'aventure offerte à temps complet au campus de Gaspé comme formation complémentaire.

 

Pour le DEC en techniques d’intervention en délinquance :

 

voir la page d'intervenant en délinquance

 

Pour le DEC en techniques policières :

 

voir la page de policier

 

Pour le Baccalauréat en sécurité et études policières :

 

voir la page de conseiller en sécurité

 

Pour le Baccalauréat en criminologie :

 

voir la page de criminologue

 

Pour le Baccalauréat en travail social :

 

voir la page de travailleur social

 

LIENS RECOMMANDÉS :

 

Tu veux en savoir davantage sur la carrière en tant qu'agent(e) des services correctionnels ?, donc regarde les vidéos suivants :

Établissements correctionnels :

-      Service correctionnel du Canada (pénitenciers fédéraux, centres correctionnels communautaires et bureaux nationaux de libération conditionnelle)

-      Ministère de la Sécurité publique du Québec (centres de détention provinciaux, bureaux de probation et palais de justice)

Pour une liste d'agences de sécurité, consulte la page d'agent de sécurité

 

Organismes de réadaptation ou de réinsertion sociale :

-    Association des centres de réadaptation en dépendances du Québec : répertoire des établissements partout au Québec

-    Association des centres jeunesse du Québec : répertoire de tous les centres jeunesse de la province

-    Association des services de réhabilitation sociale du Québec : répertoire des organismes et centres partout au Québec

-    Centre résidentiel communautaire Expansion-Femmes de Québec : centre correctionnel communautaire pour femmes situé à Québec

-    Maison Charlemagne : centre correctionnel communautaire situé à Montréal

-    Maison L'Issue : centre correctionnel communautaire situé à Montréal

-    Maison Painchaud : centre correctionnel communautaire situé à Québec

-    Maison Thérèse-Casgrain : centre correctionnel communautaire situé à Montréal

-    Maison Cross Roads : centre correctionnel communautaire situé à Montréal

-    Maison L'Invervale : centre correctionnel communautaire situé à Montréal

-    Association Iris : organisme d'aide pour hommes violents situé à Montréal

-    AutonHommie : organisme d'aide pour hommes violents situé à Québec

-    Centre Ex-Acquo : organisme d'aide pour hommes violents situé à St-Georges-de-Beauce et Lévis en Chaudière-Appalaches

-    Donne-toi une chance : organisme d'aide pour hommes violents situé à Gatineau

-    Entraide pour hommes Montréal : organisme d'aide pour hommes en difficultés situé à Montréal

-    Entraide pour hommes Valllée du Richelieu : organisme d'aide pour hommes en difficultés situé à Beloeil, Greefield Park et St-Hyacinthe en Montérégie

-    L'Accord Mauricie : organisme d'aide pour hommes violents situé à Trois-Rivières

-    Le GAPI : organisme d'aide pour hommes violents situé à Québec

-    Op+ion Alternative : organisme d'aide pour hommes violents situé à Montréal

-    Le Seuil de l'Estrie : organisme d'aide pour hommes violents situé à Sherbrooke

-    Mcgill Domestic Violence Clinic : clinique d'intervention pour hommes violents située à Montréal

Hôpitaux psychiatriques :

-    Institut Philippe Pinel

-    Institut universitaire de santé mentale de Montréal (incluant Pavillon Louis-H.-Lafontaine et Pavillon Hôpital Rivière-des-Prairies)

-    Institut universitaire en santé mentale de Québec (anciennement Robert-Giffard)

-    Institut universitaire de santé mentale mentale Douglas

-    Centre hospitalier Pierre-Janet (Gatineau)

-    Hôpital psychiatrique de Malarctic (Abitibi-Témiscamingue)

-    Centre de santé mentale Royal d'Ottawa

Autres :

-    Agressions sexuelles.com : site d'infos du Ministère de la Santé du Québec sur les agressions sexuelles

-    Agressions sexuelles : site d'infos sur les agressions sexuelles par Santé Ontario

-    Agressions sexuelles : site complet d'infos sur les agressions sexuelles réalisé par l'Université Joseph-Fourrier en France

-       Centre d'Aide aux Victimes d'Actes Criminels CAVAC : organisme d'aide et d'intervention aux victimes d'agressions sexuelles et autres actes violents

-       Centre international pour la prévention de la criminalité : organisme international qui voué à promotion de la prévention (situé à Montréal)

-       Commission nationale des libérations conditionnelles

-       Criminologie.com : portail francophone sur la criminologie

-       Faxo-crime : programme communautaire de la Police de Longueuil afin d’encourager les citoyens à lutter contre le crime

-    Infos-aînés : site d'infos diverses pour aînés, section sur les actes de violence

-       Info-crime : programme communautaire de la Police de Montréal afin d’encourager les citoyens à lutter contre le crime

-    Institut Philippe-Pinel : infos sur le service de criminologie de l'Institut

-    Ministère de la Santé du Québec : infos sur la violence physique

-       Regroupement des organismes de justice alternative du Québec

-    Santé Canada : section d'infos sur la violence envers les aînés

-    S.O.S. Femmes : site d'informations sur la violence envers le femmes

-    Violence conjugale : site d'infos et de ressources sur la violence conjugale du Gouvernement du Québec

 


 

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