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SECTEUR : FORESTERIE
DIPLÔME D’ÉTUDES PROFESSIONNELLES
D.E.P.
Voir aussi le métier d'opérateur de machinerie en voirie
forestière
Consulte aussi la
section "liens
recommandés" (dont des vidéos d'ouvriers
d'exploitation forestière qui parlent de leur métier).
TÂCHES ET RESPONSABILITÉS :
En tant qu’abatteur(euse) manuel et
opérateur(trice) d'engins de débardage forestier; tu seras
chargé(e) d'exécuter des travaux d'abattage, d'ébranchage, de tronçonnage
et font fonctionner les débardeurs pour déplacer ou transporter les arbres du
chantier à l'aire de déchargement aux fins de traitement ou d'expédition.
Tu auras pour tâches :
·
Utiliser
des scies à chaîne pour abattre, ébrancher, écimer et tronçonner des arbres sur
les chantiers et aux postes de déchargement;
·
Effectuer
des travaux de classage et d’empilage mécanisé des billes
de bois en fonction des critères de qualité;
·
Conduire
des débardeurs à pinces ou des treuils pour déplacer ou débusquer les arbres
abattus hors du chantier jusqu'aux aires de déchargement, aux fins de
traitement ou d'expédition;
·
Évaluer
les lieux, le terrain et les conditions météorologiques avant d'abattre et de
débusquer des arbres;
·
Travailler,
au besoin, comme membre d'équipe qui alterne entre faire fonctionner des scies
à chaîne et des engins de débardage;
·
Faire
l'entretien, des débardeurs, des scies à chaîne et des autres équipements et
effectuer des réparations mineures.
QUALITÉS ET
APTITUDES NÉCESSAIRES :
PROFESSIONS APPARENTÉES :
- Abatteur(euse)
forestier
- Abatteur(euse)-tronçonneur(euse)
- Assistant(e) forestier(ère)
- Bûcheron(ne)
- Classeur(euse)
de bois
- Conducteur(trice) de débardeur
- Débrousailleur(euse)
- Opérateur(trice) de débusqueuse
- Opérateur(trice)
de scies à chaîne
- Débardeur(euse)
-
Opérateur(trice) de débardeur-porteur
- Ouvrier(ère)
en aménagement forestier
EMPLOYEURS POTENTIELS :
- Compagnies
forestières
- Coopératives
forestières
- Offices de
producteurs de bois
- Syndicats de
producteurs de bois
EXIGENCES DES EMPLOYEURS :
- Polyvalence
- Mobilité
essentielle en régions éloignées
- Travail
en toute saison
PLACEMENT :
Selon les données disponibles
au 1er juin 2019 :
Le placement est bon,
60 % des répondants(es) qui se sont dirigés vers le marché du
travail ont obtenu un emploi relié à leurs études dont la totalité sont
à temps complet (mai à octobre).
Quelques autres répondants(es) ont poursuivi leurs études notamment en conduite de machinerie en
voirie forestière.
|
NOMBRE
DE |
NOMBRE EN EMPLOI
RELIÉ |
NOMBRE EMPLOI A
TEMPS COMPLET |
NOMBRE AUX |
|
7 |
3 |
3 |
2 |
Note : forte amélioration du taux de placement par
rapport aux années précédentes.
Source : Ministère de l’Éducation
SALAIRE :
Selon les données de 2026 :
La salaire moyen en début de
carrière était :
Sources : Ministère de l’Éducation
PORTRAIT DU MÉTIER :
La presque totalité travaillaient pour des
compagnies d'exploitation forestière, soit 64 %,
les coopératives
forestières, les offices de producteurs de bois et syndicats de producteurs de
bois pour 18 %
les producteurs agricoles en arboriculture en employaient près
de 9 %
et on y comptait également plus de 400 pompiers forestiers pour la
SOPFEU, soit 9 %.
Près de 95 % étaient des hommes.
Plus de 82 % occupaient un
poste à temps complet.
Plus
de 28 % détenaient un diplôme d'école de métiers (tels que le D.E.P. en
abattage manuel et débardage forestier ou le D.E.P. en travail sylvicole),
Plus de 24 % détenaient un diplôme d'études secondaires D.E.S. ou une
Attestation d'équivalence de niveau de scolarité AENS,
Moins de 10 %
détenaient un diplôme d'études postsecondaires ou des études postsecondaires
non complétées.
La répartition selon l'âge était :
· 6 %
avaient moins de 25 ans
· 12 %
avaient entre 30 et 34 ans
· 14 %
étaient âgés entre 35 et 44 ans
PERSPECTIVES D’AVENIR :
Bien que l'industrie forestière traverse des défis économiques, la rareté de la main-d'œuvre et les départs à la retraite maintiennent une demande bien réelle.
Les propriétaires de lots boisés privés recherchent activement des abatteurs manuels pour minimiser les dommages aux terrains que causeraient les grosses machines. Ils sont aussi sollicités pour le dégagement de lignes de transmission électriques.
Le métier est saisonnier (souvent de la mi-mai jusqu'aux premières grosses neiges) et exige une excellente endurance physique.
Malgré le fait qu’il s’agisse d’un secteur saisonnier, le nombre d’heures annuelles moyennes travaillées dans le secteur forestier était supérieur à celui de l’ensemble des industries au Québec (1924 heures vs 1599 heures)..
Selon une étude réalisée par le Comité sectoriel de la main-d'oeuvre en aménagement forestier du Québec; plus de 58 % des entreprises répondantes ont affirmé avoir beaucoup de difficultés à recrutement de la main-d'oeuvre tant en aménagement qu'en exploitation.
La
main-d’oeuvre en abattage manuel est vieillissante et qu’il est de plus en plus
difficile d’en assurer le renouvellement.
Toutefois, les métiers manuels en exploitation forestière traverse une phase de transition.
La modernisation des processus et la réduction de certains volumes de coupe entraînent l'abolition progressive de certains postes de manœuvres au profit d'une plus grande mécanisation.
Les
coopératives, petites entreprises privées et le travail autonome regroupent la
presque totalité des emplois.
Plus de 36 % des travailleurs(euses) forestiers sont âgés de 55 ans et prendront leur retraite au cours des prochaines années, ce qui laissera de nombreux postes à combler.
Elle estime que plus de de 145 débrousailleurs(euses), près d'une quarantaine d'opérateurs(trices) de débardeurs et plus d'une vingtaine d'abatteurs(euses) manuels seront nécessaires afin de combler les postes actuellement vacants et les départs à la retraite au sein des ewntreprises répondantes au cours des prochaines années.
Donc, les perspectives d'emploi au cours des prochaines années sont très bonnes.
La rémunération moyenne après expérience en 2026 :
(moyenne de 38 semaines)
un(e) abatteur(euse) manuel ou un(e) opérateur(trice) de scie à chaîne ou un(e) opérateur(trice) de débardeur ayant 10 années d'expérience au sein d'une PME en exploitation forestière gagnait en moyenne 51 500 $;
un(e) abatteur(euse) manuel ou un(e) opérateur(trice) de scie à chaîne ouayant 10 années d'expérience au sein d'une grande entreprise en exploitation forestière gagnait en moyenne 61 400 $;
un(e) opérateur(trice) de débardeur ou de débusqueuse ouayant 10 années d'expérience au sein d'une grande entreprise en exploitation forestière gagnait en moyenne 82 600 $;
un(e) opérateur(trice) de tracteur D7 ou d'un tracteur à gravier ouayant 10 années d'expérience au sein d'une grande entreprise en exploitation forestière gagnait en moyenne 84 200 $;
et un(e) opérateur(trice) de tracteur D6 ou d'un tracteur de mise en forme ouayant 10 années d'expérience au sein d'une grande entreprise en exploitation forestière gagnait en moyenne 88 900 $.
L’industrie de l’exploitation forestière et des produits du bois est un pilier historique, économique et social majeur au Québec.
Elle traverse actuellement une phase de transformation structurelle importante face aux défis climatiques et commerciaux.
L'activité forestière majeure se concentre principalement dans trois immenses régions de la forêt boréale :
Le Nord-du-Québec & l'Abitibi-Témiscamingue : Ces territoires de la partie nord-ouest sont caractérisés par la pessière à épinette noire et le pin gris. C'est la plus grande réserve de bois résineux pour les scieries québécoises.
Le Saguenay–Lac-Saint-Jean : Véritable moteur historique de l'industrie, cette région exploite massivement les forêts de conifères pour alimenter ses usines de pâtes et papiers et de sciage.
La Côte-Nord : Une immense zone forestière publique qui s'étend le long du fleuve Saint-Laurent, dominée par les sapinières et les pessières d'épinettes noires.
Le Bas-Saint-Laurent : Situé principalement dans le sous-domaine bioclimatique de la sapinière à bouleau jaune, le couvert forestier mélange des essences résineuses (sapin baumier, épinette noire, épinette blanche) et des feuillus (bouleau jaune, érable à sucre).
La Mauricie : Le territoire chevauche la forêt feuillue au sud et la forêt boréale résineuse en Haute-Mauricie. Il y a une présence marquée d'épinettes, de sapins, de pins, ainsi que de bouleaux et d'érables.
L'Estrie : regroupe la majorité des quelque 270 entreprises de la province qui produisent le sapin baumier et le sapin Fraser pour la vente d'arbres de Noël avec 68 % de la production québécoise.
Chaudière-Appalaches : La production de sapins baumiers et de sapins Fraser pour les arbres de Noël y est particulièrement dense dans les MRC de la Beauce et des Appalaches avec 24 % de la production québécoise.
À l'échelle canadienne, l'industrie de l'exploitation forestière génère environ 12,4 milliards de dollars annuellement.
En 2026, le Québec représente historiquement le deuxième plus grand pôle forestier du pays (derrière la Colombie-Britannique). Les entrepreneurs forestiers québécois génèrent des revenus directs d'exploitation de près de 850 millions à 1 milliard de dollars.
L'industrie de la récolte et des activités de soutien à la foresterie au Québec regroupe plus de 1 160 entreprises d'exploitation forestière et de foresterie actives.
C'est un secteur composé majoritairement de très petites structures. Plus de 80 % de ces entreprises comptent moins de 10 employés, incluant environ 500 entrepreneurs forestiers à forfait majeurs hautement mécanisés.
Les « géants » de l'industrie (telles que le Groupe Rémabec, Les Produits forestiers Résolu, Kruger et le Groupe Lebel) sont des entreprises intégrées (qui possèdent à la fois des usines de transformation et leurs propres divisions d'exploitation forestière).
Les entreprises se concentrent principalement au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en Côte-Nord et dans le Nord-du-Québec (27 %), Chaudière-Appalaches et Capitale Nationale (22 %), Abitibi-Témiscamingue et Outaouais (18 %) et autres régions (Mauricie, Laurentides, Bas-Saint-Laurent, Centre-du-Québec, Gaspésie, Lanaudière et Estrie pour 33 %). Seules les régions de Montréal et de Laval sont absentes comme régions forestière ...
Le secteur strict de la foresterie, de l'exploitation et du soutien emploie entre 9 700 et 11 100 personnes en moyenne. Ce segment a connu une baisse structurelle de près de 50 % de ses effectifs depuis le début des années 2000 en raison de la baisse des volumes de coupe publique et de l'automatisation.
LES PROGRAMMES D’ÉTUDES :
Le Diplôme d’études professionnelles en
abattage manuel et débardage forestier D.E.P.
a une durée totale de 900 heures, c’est-à-dire 1 an à temps
complet seulement. Il comporte des cours en santé et sécurité au travail,
essences forestières commerciales et non commerciales du Québec, lutte contre
les feux de forêt, utilisation et entretien d’une scie à chaîne, conduite et
entretien d’un engin de débardage, dépannage d’un engin de débardage,
classement de bois tronçonnés et non tronconnés, travaux préparatoires au
débardage des bois, abattage manuel, débardage des bois tronçonnés et non tronçonnés,
façonnage des bois abattus, stage en milieu de travail d’une durée de 4
semaines, etc.
Pour plus de détails sur ce programme, regarde
la vidéo promotionnelle réalisée par l'École
forestière de Duchesnay,
Ainsi que la vidéo promotionnelle réalisée par
le CFP
du Pays-des-Bleuets.
Par la suite, tu pourras intégrer le marché du
travail comme travailleur forestier OU poursuivre tes études dans le cadre du
D.E.C. en technologie forestière. Pour plus de détails, voir technologiste en foresterie.
EXIGENCES D’ADMISSION :
- Soit
détenir le D.E.S.
- Soit
avoir 16 ans et avoir réussi les cours de français, anglais et mathématiques
de 3e secondaire ou leurs équivalents
- Soit
avoir 18 ans et posséder des connaissances équivalentes
AUTRE EXIGENCE D’ADMISSION :
-
Compléter l'entrevue écrite d'admission en ligne (École forestière de Duchesnay)
STATISTIQUES D’ADMISSION :
Aucun contingentement à ce programme
Les
candidats(es) qui répondent aux exigences d'admission sont généralement admis.
ENDROITS DE FORMATION :
Demande d’admission via Internet,
consulte Admission
FP
- Centre
de formation professionnelle Matanie - Vallée et Foresterie
regarde la vidéo promotionnelle du programme;
admissions à temps complet de jour - date à vérifier auprès
du CFP (Causapscal)
admissions à temps complet de jour à l'automne
(Dégelis).
-
Centre de formation professionnelle du Fleuve-et-des-Lacs (C.S.S.
du Fleuve-et-des-Lacs, région du Bas-Saint-Laurent)
voir aussi la passerelle D.E.P.-D.E.C. en technologie forestière offert
conjointement avec le Cégep de la Gaspésie;
- Centre de formation
professionnelle du Granit, Lac-Mégantic (C.S.S. des
Hauts-Cantons, région de l'Estrie)
regarde la vidéo
promotionnelle du programme;
admissions à temps complet de
jour à l'automne.
- Centre de formation professionnelle
de Mont-Laurier, Mont-Laurier (C.S.S. Pierre-Neveu, région
des Laurentides)
accès à des
accès à une forêt-école de 1 200 hectares couverte
d’arbres de différentes essences;
regarde la vidéo
promotionnelle du programme;
admissions à temps complet de
jour à l'hiver.
- École forestière de La Tuque, La
Tuque (C.S.S. de l’Énergie, région de la Mauricie);
offert en alternance travail-études (5
stages rémunérés ou NON rémunérés totalisant 12 semaines);
accès à une forêt d'enseignement et de recherche Mailhot de 1 692 hectares
couverte d’arbres de différentes essences;
une région recouverte de plus de 30 000 km2 de forêt;
regarde la vidéo promotionnelle du programme;
regarde la
vidéo
promotionnelle de l'École;
- École forestière de
Duschesnay, Ste-Catherine-de-la-Jacques-Cartier (C.S.S. de la Capitale,
région de Québec)
regarde la
vidéo
promotionnelle de l'École;
admissions
l'entrevue avec Gabriel Vézina; étudiant en abattage manuel et débardage forestier à l'École forestière de Duchesnay et réalisée par l'Association forestière des deux-rives;
l'entrevue
avec Vincent Masson;
étudiant au D.E.P. en abattage manuel et débardage forestier au CFP du
Granit à Lac-Mégantic et réalisée par le Centre des services scolaires des
Hauts-Canton;
infos sur les arbres et autres liens :
·
Au cœur de l'arbre :
infos sur les arbres du Québec réalisé par le Jardin botanique de Montréal
·
Arbres
Canada : site éducatif d'infos sur les types d'arbres au Canada
·
INFOROUTE DE LA FORÊT CANADIENNE :
répertoire de ressources sur les forêts et la foresterie
·
Morgan Arboretum :
arboretum de l'Université Mcgill
·
·
Parc
National de la Mauricie : plusieurs photos de ce parc
·
Parc
régional des Appalaches : situé dans la région de Montmagny en
Chaudière-Appalaches
·
Plein air Québec :
site d’infos sur les activités de plein air, les parcs et réserves
·
Ressources naturelles Canada : section d'infos sur les
arbres
Camps d'été en forêt :
o
Camp
aventure du Lac-Bouchette : Camp pour ados
d’initiation à la vie en forêt situé au Saguenay-Lac-St-Jean
o
Camps d’été Espaces
Jeunesse : Camps d’initiation au plein air et à la nature situés
dans Portneuf et en Estrie
o
Camp de vacances
Tekawitha : Camp francophone situé à Leeds au Maine (USA)
consacré au trekking en montagne et à l’immersion en anglais et ce, en pleine
nature
o
Camp du Domaine de la Guadeloupe : Camp
de vacances et Camp de jour axé sur la nature et le plein air situé à La
Guadeloupe dans la Rive-Sud de Québec
o
Camp Jeune-Air : Camp
de jour axé sur la nature et des sports de plein air situé à Lac-Supérieur dans
les Laurentides
o
Camp L’Ère de
l’Estuaire : Camp de vacances axé sur l’écologie situé à
Port-au-Saumon dans Charlevoix
o
Camp
Quatre-Saisons : Camp de jour axé sur le plein air et la nature
situé à Sainte-Thérèse et au Mont Tremblant dans les Laurentides
o
Camps Richelieu Vive La
Joie : Camps d’initiation au plein air (camp croisière aux
baleines, camp explorateur, camp aventurier, camp amis de la forêt,
etc) situé dans le Bas-St-Laurent
o
Camp d’été
Kennebec : Camp d’initiation au plein air situé près du
Mont-Tremblant dans les Laurentides
o
Centre écologique de
Port-Au-Saumon : Camp de
jour axé sur les sciences naturelles (orthitologie, entomologie, astronomie,
etc) et le plein air situé à La Malbaie dans Charlevoix
o
Club Azimut des
Laurentides : site ce club d’aventuriers des forêts
o
Clubs 4H
du Saguenay-Lac-St-Jean : mouvement jeunesse voué à la protection des
arbres et de la nature
o
Rangers
de l’Outaouais : site de club d’aventuriers des forêt