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SECTEUR : DESSIN ET FABRICATION MÉCANIQUE

NIVEAU D’ÉTUDES : FORMATION PROFESSIONNELLE

 

OPÉRATEUR(TRICE) DE MACHINES INDUSTRIELLES

DIPLÔME D’ÉTUDES PROFESSIONNELLES D.E.P.

 

Consulte aussi la section "liens recommandés" (dont des vidéos d'opérateurs de machines industrielles qui parlent de leur travail).

 

TÂCHES ET RESPONSABILITÉS

 

En tant qu’opératrice ou opérateur de machines industrielles; tu auras pour tâches de conduire et d’opérer divers types de machines conventionnelles ou automatisées servant à la production de biens au sein d’une usine selon les plans d'assemblage et les procédés de fabrication établis.

 

Tu auras pour tâches de :

Les différents types de machines et autres équipements industriels que tu seras appelé(e) à opérer varient beaucoup d'un secteur industriel à une autre et parfois, même de la taille de l'entreprise.

 

Par exemple :

 

Dans l'industrie du matériel de transport : tu pourrais opérer une machine semi-automatique d'assemblage de pompes et jauges à essence ou opérateur d'une ligne de montage sièges de véhicules après peinture ou une machine d'assemblage pour pompes à huile ou une machine automatique d'empilage en sortie de presse de disque d'embrayage ou une soudeuse par points ou une ligne d'assemblage étriers de frein ou une ligne d'assemblage des cellules de véhicules ou une machine à assembler ou redresser les châssis, etc;

 

Dans une industrie aérospatiale : tu pourrais opérer une machine à grenailler ou une machine à plaquer ou une machine à sceller les composantes de structures ou une machine à coller les métaux ou une machine à plaquer les métaux ou une riveuse aéronautique ou une ligne d'assemblage des cellules ou une ligne d'assemblage des sièges d'aéronefs ou une machine à métallisation (assemblage de moteurs), etc;

 

Dans une industrie de la fabrication métallique industrielle : tu pourrais opérer une ligne de coupe ou une  ligne de formage du métal à chaud ou une mouleuse automatique de métal ou une machine à fabriquer le métal en feuille ou une scie à métaux hydraulique ou électrique ou une perceuse à métal ou une plieuse de métal à contrôle numérique ou une poinçonneuse de métal à contrôle numérique ou une presse à tôlerie ou une machine à plaquer le métal une étireuse de métal ou une machine à plaquettes ou une machine à coller les métaux ou une soudeuse par points, etc;

 

Dans l'industrie de la plasturgie : tu pourrais opérer une machine à découper le plastique ou une machine à refendre le plastique ou une calandreuse (presse pour la formation de feuilles) ou un laminoir (pour la déformation du plastique) ou d'un mélangeur de plastique liquide ou de caoutchouc liquide ou d'un refroidisseur de plastique ou de caoutchouc, etc;

 

Dans l'industrie papetière : tu pourrais opérer une déchiqueteuse ou une empileuse ou un mélangeur de pâte thermomécanique ou un broyeur de pâte ou un lessiveur de pâte ou une presse à pâte ou une machine à blanchir le papier ou une machine à fabriquer le carton ou une façonneuse de papier ou de carton ou une presse-plieuse ou une rebobineuse de feuilles ou une découpeuse-marqueuse sur papier ou carton ou une enrouleuse automatique ou une emballeuse-enveloppeuse automatique, etc;

 

Dans l'industrie du meuble : tu pourrais opérer une moulurière, une ligne de débitage automatique ou une mortaiseuse ou tenonneuse (pour faire des trous afin d'y enfoncer une partie d'une autre pièce) ou une plaqueuse de bois ou une plaqueuse arrondie, etc;

 

Dans l'industrie chimique et pétrochimique : tu pourrais opérer une mélangeur de produits ou une machine à saumure ou un évaporateur de chlore une remplisseuse automatique (peinture, détergent, etc.) ou une encanneuse à peinture ou une embouteilleuse de gaz, etc;

 

Dans l'industrie de la transformation alimentaire : tu pourrais opérer un double-mélangeur ou un réfrigérateur-refroidisseur ou un congélateur-refroidisseur ou un pétrisseur ou une machine à glacer ou une embouteilleuse automatique ou une ligne de fût d'un brasseur ou un pasteurisateur de lait, etc;

 

Dans une industrie de première transformation des métaux (aluminerie, aciérie, affinerie ou fonderie) : tu pourrais opérer un tréfileur (étirement du métal) ou une machine à brasquer (servant à enduire une surface métallique d'un matériau réfractaire) ou la lingotière (pour fabriquer des lingots) ou une tour à pâte, etc.

 

QUALITÉS ET APTITUDES NÉCESSAIRES :

-         Bonne santé : ne pas avoir d'allergies, bonne résistance au bruit, à la chaleur et à la poussière

-         Avoir une bonne vision

-         Bonne perception des formes en 3D

-         Bonne condition et endurance physique : car tu devras de longues heures debout ou dans des positions inconfortables

-         Capacité de lire des plans et devis d'assemblage

-         Intérêts pour la mécanique et le milieu industriel

-         Bonnes habiletés manuelles et dextérité manuelles car tu auras à opérer les commandes de diverses machines

-         Minutie, précision et souci du détail car tu devras opérer avec précision pour réaliser des moules de qualité

-         Capacité d'analyse car tu devras résoudre seul(e) certains problèmes reliés aux machines

-         Sens des responsabilités car tu seras responsable du bon état de fonctionnement des machines

-         Facilité à travailler en équipe et sous pression car tu auras à travailler en collaboration avec des ouvriers, techniciens et ingénieurs

-         Connaissance de l’anglais car la documentation technique est généralement dans cette langue 

PROFESSIONS APPARENTÉES :

EMPLOYEURS POTENTIELS :

EXIGENCES DU MARCHÉ DU TRAVAIL :

-    Travail sur quarts (jour/soir/nuit)

-    Travail souvent dans des milieux bruyants, chauds et poussiéreux

-    Dans plusieurs grandes industries, tu débuteras en tant qu'apprenti(e)-opérateur(trice)

EXIGENCES DES EMPLOYEURS :

PLACEMENT :

 

Selon les données au 1er juin 2019 :

Le placement est bon, 69 % des répondants(es) qui se sont dirigés vers le marché du travail ont obtenu un emploi relié à leurs études dont la presque totalité sont à temps complet.

Quelques répondants(es), soit 9 % ont choisi de compléter leur formation par un autre D.E.P. (ex : techniques d'usinage ou mécanique industrielle par exemple)

NOMBRE DE  RÉPONDANTS

NOMBRE EN EMPLOI RELIÉ

NOMBRE EMPLOI EN TEMPS COMPLET

NOMBRE
 AUX
ÉTUDES

41 25 25 5

Note 1 : légère hausse du taux de placement par rapport aux années précédentes (était de 74 % en 2017; 63 % en 2015; 58 % en 2013 et 56 % en 2011).

Note 2 : par contre, il y a une pénurie dans certaines régions, alors que sur l'Île de Montréal, les possibilités d'emploi sont plutôt difficiles.

Source : Ministère de l'Éducation du Québec

SALAIRE :    

Selon les données de 2026 :

Le salaire moyen en début de carrière était de :

Note 1 : hausse de la moyenne salariale au sein des PME par rapport aux années précédentes (était de 18,25 $ en 2024; 17,00 $ en 2022 et 20,30 $ en 2019).

Note 2 : chez les grands employeurs privés, les augmentations sont établies par les conventions collectives.

Note 3 : chez les grands employeurs industriels, il y a une période d'apprentissage qui peut varier entre 6 et 18 mois selon les postes et les entreprises.

Sources : Ministère de l'Éducation du Québec, conventions collectives des employés de plusieurs grands manufacturiers de matériel de transport, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries aérospatiales, conventions collectives des employés de plusieurs grands manufacturiers de machines et équipements industriels, conventions collectives des employés de plusieurs grands manufacturiers de meubles, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries de fabrication de matériel électrique, conventions collectives des employés de plusieurs grands manufacturiers de menuiseries architecturales, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries pharmaceutiques et cosméceutiques, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries du matériel électronique, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries de la plasturgie, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries alimentaires, conventions collectives des employés de plusieurs grands fabricants de produits en minéraux industriels, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries pharmaceutiques et cosméceutiques, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries de fabrication métallique industrielle, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries papetières, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries de transformation métallurgique, conventions collectives des employés de certaines grandes industries pétrolières, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries chimiques et pétrochimiques, conventions collectives des employés de plusieurs grandes compagnies minières.

PORTRAIT DU MÉTIER :

Selon Emploi-Québec; il y avait près de 50 000 opératrices et opérateurs de machines et d'équipements de production industrielle (tous secteurs confondus) dans l'ensemble des régions du Québec en 2026.

Plus de 71 % étaient des hommes, mais pourrait accueillir davantage de femmes.

Près de 32 % étaient issnus de l'immigration.

Plus de 93 % des opérateurs occupaient un poste à temps complet.

La répartition selon le type de machines ou équipements était :

La répartition selon le niveau de scolarité était :

L'âge moyen était de 43 ans.

 

L'âge moyen de la retraite était de 65 ans.

 

La répartition selon l'âge était :

La répartition selon le type d'employeur était :

PERSPECTIVES D'AVENIR :

Les entreprises automatisent de plus en plus leurs lignes. Elles recherchent activement des opératrices et opérateurs qualifiés(es) pour les programmer et les contrôler afin qu'elles fonctionnement efficacement.

Toutefois, bon nombre de PME sont toujours équipés de machines conventionnelles et ont également besoin d'une main-d'œuvre qualifiée pour en assurer le bon fonctionnement.

Une grande partie des ouvertures de postes provient du remplacement des travailleurs vieillissants.

En effet, plus de 21 % des opérateurs(trices) d'équipements de production sont âgés de 55 ans et plus et prendront leur retraite au cours des prochaines années.

Les emplois seront surtout orientés vers les fabricants d'aliments et boissons, les manufacturiers de fabrication métallique industrielle, les manufacturiers de produits en plastiques ou en composites, les manufacturiers de matériel de transport terrestre (routier ou ferroviaire), les manufacturiers de produits aérosspatiaux, les industries chimiques et pétrochimiques, les manufacturiers de machines et équipements industriels, les manufacturiers de produits en bois (sauf meubles), les manufacturiers de matériel électrique et  les industries de transformation des produits forestiers.

Par contre, certains secteurs industriels éprouvent toujours des difficultés, notamment dans l'industrie du meuble, l'industrie de première transformation des métaux, l'industrie papetière, l'industrie pharmaceutique et cosméceutique et l'industrie du textile.

Le taux de placement est particulièrement élevé en région (Chaudière-Appalaches, Centre-du-Québec, Estrie, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Bas-Saint-Laurent). En revanche, le marché est plus compétitif ou limité sur l'Île de Montréal, Montérégie et Laval.

Dans les régions de Lanaudière et des Laurentides, bien que plus compétif, d'excellentes perspectives d'emploi y sont offertes.

Selon une étude du Ministère de l'Éducation, il manquerait près de 2 000 opératrices et opérateurs d'équipements industriels afin de combler les besoins actuels, alors que les départs à la retraite augmenteront au cours des prochaines années.

Compte tenu de ce manque de main-d'œuvre, plusieurs employeurs embauchent des opérateurs(trices) sans formation et sont formés à l'interne et adaptée spécifiquement aux équipements de l'entreprise, mais qui peuvent être différents chez d'autres entreprises.

D'ailleurs, seulement 35 % des opérateurs(trices) détiennent un D.E.P. ou une formation équivalente en opération de machines industrielles.

Toutefois, une formation en opération de machines industrielles permet d'acquérir des connaissances sur les procédés de fabrication d'un produit, les méthodes de programmation et les méthodes d'entretien d'un système automatisé les plus communs et les méthodes de contrôle de qualité de fabrication d'un produit.

Malheureusement, certains centres de formation professionnelle en régions (Abitibi-Témiscamingue et Bas-St-Laurent notamment) doivent suspendre les admissions dans ce programme pour manque d'inscriptions, alors que les offres d'emploi provenant des employeurs de la région s'accumulent sans candidat disponible.

La rémunération moyenne après expérience en 2026...

le revenu annuel moyen d'un(e) opérateur(trice) de machines ayant 10 années d'expérience au sein d'une PME était de 49 500 $;

le revenu annuel moyen d'un(e) opérateur(trice) de machines ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand manufacturier de machines et équipements industriels était de 51 100 $;

le revenu annuel moyen d'un(e)opérateur(trice) de machines ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand mnaufacturier de produits en plasturgie, en caoutchouc ou en composites était de 51 800 $;

le revenu annuel moyen d'un(e) opérateur(trice) de machines ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand manufacturier de matériel de transport terrestre était de 54 700 $;

le revenu annuel moyen d'un(e) opérateur(trice) de machines ayant 10 années d'expérience au sein d'une PME en fabrication de produits métalliques industriels était de 54 800 $;

le revenu annuel moyen d'un(e)opérateur(trice) de machines ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand mnaufacturier de produits métalliques industriels était de 58 100 $;

le revenu annuel moyen d'un(e) opérateur(trice) de machines ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand manufacturier de produits aérospatiaux était de 58 300 $;

 le revenu annuel moyen d'un(e) opérateur(trice) de machines ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand fabricant d'aliments ou boissons était de 58 600 $;

le revenu annuel moyen d'un(e)opérateur(trice) de machines ayant 10 années d'expérience au sein d'une grande industrie papetière était de 71 300 $.

PERSPECTIVES SELON LES SECTEURS INDUSTRIELS :

 

Au sein de l'industrie aérospatiale québécoise

 

L'industrie aérospatiale vit souvent des hauts et des bas.

 

Il faut savoir que dans ce domaine, la croissance économique est cyclique car il peut arriver qu'une entreprise obtienne un important contrat qui fournira du travail pendant plusieurs mois, sinon quelques années, mais par la suite les activités ralentissent pendant plusieurs mois.

 

De façon générale, les perspectives dépendent du nombre et de l’importance des contrats qu’obtiennent les grands manufacturiers de l'aérospatial surtout ceux présents au Québec (Airbus, Bombardier, Bell Helicopter, Pratt & Whitney, GE Aviation, Rolls Royce), puisque Les conséquences se répercutent alors aussi sur les nombreux sous-contractants d'ici Mais également les autres grands joueurs de industrie dans le monde (Boeing, Airbus,  Embraer, ATR, BAE Systems, SAAB, Cessna, General Dynamics, etc.) dont plusieurs entreprises québécoises y sont des sous-traitants.

 

Mais, ce n'est pas unique au Québec, puisque la plupart des grandes villes aéronautiques du monde (Seattle aux USA, Toulouse en France, Hambourg en Allemagne, Wichita aux USA ou Atlanta aux USA) connaissent ou ont déjà connu des périodes d'incertitude et dépendent des décisions du principal constructeur de la région. Pourtant, plusieurs dizaines de milliers de travailleurs(euses) y sont toujours actifs malgré ces changements importants.

 

Poussée par les départs à la retraite et l'innovation technologique, l'industrie aérospatiale québécoise recrute massivement, aura plus de 65 000 postes à pourvoir d'ici 2035 afin de combler un carnet de commande historique.

 

Au Québec, on peut compter sur plusieurs grands noms de l'industrie sont situés au Québec tels que : Airbus, Bombardier Aerospace et Bell Textron,

ainsi que Pratt & Whitney, MDA Corp, CAE, EMS Esterline, Thales, GE Aerospace, Heroux Devtek, Safran Landig Systems, Rolls Royce Aeropace, L3 Harris ayant des contrats avec de grands manufacturiers importants partout dans le monde comme Airbus, Boeing, Embraer, Dassault, ATR, Cessna, Bell Textron, Sikosky, Pilatus et autres.

 

Enfin, plusieurs PME sont également présentes au Québec et figurent très bien dans le palmarès mondial des petits fournisseurs de l'industrie aérospatiale.

 

Plusieurs contrats déjà conclus et à venir :

Pour plus de détails, consulte le Comité sectoriel de la main-d’œuvre en aérospatial qui a fait un portrait de l’industrie aérospatiale québécoise.

 

Au sein de l'industrie canadienne de la construction navale

 

L'industrie navale canadienne, tout comme ailleurs dans le monde a subi des années tumultueuses.

 

Le marché dépend de la valeur et du nombre de contrats qu'obtiennent les chantiers navals.

 

Tout comme son cousin l'industrie aérospatiale, l'industrie maritime et navale est cyclique.

 

En effet, un chantier naval peut obtenir un important contrat pour la construction du navire qui procurera du travail pour les 3 prochaines années. Ensuite, lorsque la construction du navire est terminée, il y a un certaine période "morte" puisque l'entreprise est en négociation pour obtenir un nouveau contrat ou a obtenu un contrat moins important. Donc, pendant ce temps, les employés n'ont peu ou pas de boulot. Lorsque le contrat est signé, les activités reprennent.

 

Or, il semble que pour les prochaines années, on prévoit de meilleures perspectives que dans les dernières années, puisque plusieurs chantiers navals obtiennent des contrats d'importance et certains sont en cours d'agrandissement.

 

Le placement est très bon avec d'excellentes conditions de travail au sein des chantiers navals partout au Canada dont le le Chantier Davie Yard au Québec, le Chantier naval Verreault au Québec, le Chantier naval Forillon au Québec, le Chantier de réparation navale Mount Royal Walsh au Québec, Irving Shipbuilding en Nouvelle-Écosse, Allied Shipbuilding en BC, Vancouver Shipyards en BC, Victoria Shipyards en BC.

 

Alors que le salaire moyen dans les chantiers navals canadiens est 30 % plus élevé que la moyenne du secteur manufacturier, l’industrie maritime canadienne est globalement novatrice et soutient les travailleurs qualifiés.

 

De plus, des emplois sont également possibles aux États-Unis (ex : American Overseas au Massachussetts, Bath Iron Works au Maine, American Shipbuild en Pennsylvanie, le chantier de la Portsmouth US Navy Shipyard  au New Hampshire, le chantier de la US Navy Norfolk Navy Shipyard en Virginie)

 

Et même ailleurs dans le monde (ex : Damen Shipyards à Cuba, Belgique, Royaume-Uni et Pays-Bas; Fincatieri en Italie, Constructions mécaniques de Normandie en France, SOCAREM en France, STX Europe en France, Allemagne et Finlande, Groupe DCNS dans divers chantiers en Europe et en Asie, etc).

 

Voici quelques exemples de contrats récents obtenus par les chantiers navals canadiens (en date du printemps 2023) :

Au sein de l'industrie du matériel de transport terrestre (routier et ferroviaire)

 

L'industrie québécoise du matériel de transport terrestre affiche des perspectives de croissance solides axées sur la transition énergétique et la mobilité durable. Porté par une importante base manufacturière, le secteur bénéficie d'investissements publics massifs pour l'électrification des transports collectifs et routiers.

 

Face à la pénurie de main-d'œuvre et à la hausse des coûts, les fabricants et transporteurs se concentrent sur la formation de la relève et l'amélioration de la résilience opérationnelle.

 

Cette industrie pivote massivement vers l'électrification, la connectivité et les solutions de mobilité durable pour décarboner le réseau routier. Porté par un écosystème d'ingénierie sur mesure et un savoir-faire ferroviaire de calibre mondial, le secteur intègre activement l'autonomie et les technologies de pointe tout en diversifiant ses motorisations (propulsion électrique, gaz naturel et hydrogène) pour répondre aux défis logistiques modernes.

 

Ses principaux axes de développement sont orientés vers :

 

Électrification et innovation : Développement accéléré de véhicules électriques, de camions hybrides et intégration de technologies de pointe pour optimiser les chaînes logistiques par la multiplication des flottes de livraison urbaine et régionale 100 % électriques.

 

Soutien gouvernemental : Le gouvernement du Québec a injecté des milliards de dollars par pour financer des projets d'infrastructures et moderniser les flottes de transport public.

 

Biocarburants et carburants plus écologiques : Adoption croissante du gaz naturel et exploration de l'hydrogène pour les longues distances.

 

Équipements optimisés : Conception de remorques et bennes elliptiques allégées pour maximiser la charge utile.

 

Design de pointe : Forte expertise québécoise dans le développement de pièces spécialisées en petits volumes.

 

Connectivité des flottes : Intégration massive de la télématique pour optimiser la maintenance et réduire l'empreinte carbone.

 

Modernisation ferroviaire : Consolidation d'un pôle d'excellence en transport guidé et sous-traitance industrielle.

 

Pour plus de détails, consulte Propulsion Québec l'organisme de soutien au développement de véhcules zéro émission

 

et le Comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la fabrication métallique industrielle qui fournit des infos sur les carrières et un portrait de l’industrie de ce secteur.

 

Au sein de l'industrie de la fabrication de machines et équipements industriels

 

L’industrie de la fabrication de machines et d’équipements industriels au Québec affiche des perspectives de croissance stable pour les prochaines années à court et moyen terme, portées par l’automatisation, malgré un contexte nord-américain difficile pour l'investissement de capital.

 

Ce secteur névralgique, qui produit des technologies de haute performance pour les scieries, les plastiques et le papier, est devenu un levier majeur de souveraineté économique et de compétitivité internationale pour la province.

 

 Une progression annuelle moyenne est prévue entre 1 % et 2 % pour la période 2025-2029, un rythme supérieur à la moyenne de l'ensemble des secteurs québécois (0,7 %).

 

Le secteur est composé d'un tissu dynamique de PME (majoritairement moins de 50 employés) axées sur l'innovation et la fabrication sur mesure.

 

L'industrie dépend fortement des travailleurs étrangers temporaires pour combler ses besoins opérationnels et soutenir la chaîne de production.

 

Toutefois, un recul historique du volume des investissements réels en machines au Canada crée un écart important avec le marché américain, freinant temporairement le plein essor des manufacturiers.

 

Les tendances technologiques portées sur l'industrie 4.0 est orientée vers :

 

Virage numérique accéléré : Intégration massive de la robotique, des systèmes laser à tube ou à plaque, et des cellules de pliage robotisées qui multiplient par quatre la vitesse de production par rapport aux méthodes manuelles.

 

Automatisation du sur-mesure : Implantation de logiciels avancés pour automatiser l'ingénierie et la programmation des machines avant la mise en production, réduisant les coûts de personnalisation.

 

Interconnexion des systèmes : Adoption de la pyramide de l'automatisation, reliant les capteurs des machines physiques aux systèmes d'exécution (MES) et de gestion (ERP) pour optimiser les stocks et la production en temps réel.

 

Au sein de l'industrie de la première transformation des métaux

 

L'industrie de l'aluminium au Québec repose sur des perspectives d'avenir prometteuses liées à la décarbonation, malgré d'importants défis tarifaires.

 

La forte demande pour l'aluminium durable stimule la production, mais l'automatisation et les départs à la retraite transforment les besoins de main-d'œuvre.

 

La province tire profit de son hydroélectricité pour offrir l'aluminium à la plus faible empreinte carbone au monde. Elle se positionne ainsi comme un fournisseur stratégique incontournable pour la transition énergétique nord-américaine (véhicules électriques, panneaux solaires).

 

 L'industrie sidérurgique au Québec traverse une phase de transformation majeure axée sur la décarbonation, mais elle fait face à de forts vents contraires sur le plan commercial. Grâce à son hydroélectricité et à la modernisation de ses infrastructures, la province se positionne pour devenir une référence mondiale de l'acier vert, tout en naviguant dans un contexte géopolitique instable.

 

La demande intérieure reste soutenue par les projets d'infrastructures d'Hydro-Québec et du génie civil, ainsi que les investissements en construction résidentielle afin de faire face à la pénurie de logements.

 

Toutefois, elle fait face à des bouleversements économiques majeurs causés par l'imposition de tarifs douaniers américains restrictifs perturbe les flux traditionnels avec les États-Unis et l'accès à de nouveaux blocs d'énergie d'Hydro-Québec reste un enjeu crucial pour soutenir l'expansion des usines et des équipementiers.

 

Les tendances et les perspectives de croissance au sein de cette industrie seront portées vers :

 

Transition verte : La demande mondiale est propulsée par les besoins en infrastructures durables et en transport vert.

 

Modernisation technologique : Des investissements majeurs ciblent l'aluminerie de l'avenir et l'augmentation des capacités de transformation locale et des invesstissements gouvernementaux majeurs à l'usine de bouletage d'acier d'ArcelorMittal à Port-Cartier pour transformer la production sur la Côte-Nord.

 

Diversification des marchés : Face aux pressions douanières aux États-Unis, l'industrie québécoise réoriente avec succès une partie de ses exportations vers l'Europe pour capter de meilleures primes.

 

Technologies d'avenir : L'industrie adopte progressivement des procédés innovants, tels que les fours à arc électrique et l'utilisation de l'hydrogène comme agent réducteur, éliminant ainsi le recours massif au charbon.

 

Consulte le site du Comité sectoriel de la main-d’œuvre de la métallurgie qui fait notamment un profil de l’industrie métallurgique québécoise.

 

BREF PORTRAIT DE QUELQUES SECTEURS INDUSTRIELS :

 

L''industrie québécoise de la transformation alimentaire est LE plus important employeur industriel au Québec, qui est présente dans presque tous les régions de la province et qui est un moteur économique de premier plan dans plusieurs régions et sous-régions (MRC) d'un bout à l'autre du territoire québécois.

 

En 2026, elle a généré des revenus de plus de 40,5 milliards $, soit 25 % de la production canadienne et 15 % du secteur manufacturier québécois.

 

Plus de 45 % des ventes des produits alimentaires québécois sont effectuées au Québec (porc, poulet, produits laitiers, légumes frais, fruits frais, boissons de fruits ou de légumes, produits de l'érable, boissons alcoolisées surtout bières); 32 % dans le reste du Canada (produits laitiers, porc, poulet, légumes de transformation, poissons et fruits de mer, sirop d'érable et produits de l'érable, fruits, jus, boissons alcoolisées); ainsi que 23 % à l'international dans plus de 100 pays.

 

On y retrouvait plus de 2 700 entreprises (dont 31 % qui fabriquaient des produits de boulangerie, 6 % de boissons alcoolisées ou non alcoolisées, 8 % des produits laitiers et 7 % d'aliments pour animaux) qui employaient plus de 74 800 travailleuses et travailleurs dans presque toutes les régions du Québec, mais principalement en Montérégie, Montréal, Chaudière-Appalaches, Laval, Québec, Centre-du-Québec, Lanaudière et Bas-St-Laurent.

 

Par contre, seulement 34 % de ces entreprises employaient 50 personnes ou plus qui sont généralement les employeurs potentiels pour les technologues en laboratoire.

 

Bien qu'on retrouve quelques grandes entreprises de transformation alimentaire, ce sont les petites et moyennes entreprises que l'on retrouve en plus proportion et ce, partout au Québec.

 

Bien qu'on retrouve ces entreprises un peu partout au Québec, elles sont principalement concentrées dans les régions de la Montérégie, de Montréal, de Lanaudière, de Chaudière-Appalaches et de Québec.

 

Selon les données d'Emploi-Québec, les technologues en transformation des aliments représentaient 10 % de l'ensemble des personnes qui travaillaient au sein de l'industrie d donc l'un des plus importants employeurs pour ces spécialistes.

 

Presque toutes les régions sont favorables à l'emploi dans ce domaine, mais tout particulièrement :

la Montérégie, Montréal, Chaudière-Appalaches, Lanaudière, Centre-du-Québec, Capitale Nationale, Laurentides, Bas-Saint-Laurent et Laval.

 

L'industrie québécoise est divisée en 8 principaux sous-secteurs différents, soit :

L'industrie aérospatiale québécoise :

Elle représente à elle-seule près de 56 % de toute l'industrie aérospatiale canadienne et figure en 6e position au niveau mondial (après l'État de Washington aux USA, la région des Midi-Pyrénées en France, le comté de Hampshire en UK, l'État d'Hessen en Allemagne et la région de Madrid en Espagne).

Ce sont principalement des industries de l'aéronautique pour l'aviation civile que l'on retrouve (systèmes, composantes, pièces et assemblage d'aéronefs), mais également quelques entreprises sont liées à l'industrie spatiale (satellites ou ses composantes ou pièces).

Quelques entreprises québécoises fabriquent des composantes et pièces pour aéronefs civils, mais également pour des aéronefs militaires, mais le marché de la Défense au Québec n'est pas très importante.

Au Québec; on y assemble des avions long courrier, des avions régionaux, des avions d'affaires, des hélicoptères civils, des aubes de moteurs d'aéronefs, des turbines à gaz pour moteurs d'aéronefs, des trains d'atterrisssages pour aéronefs, des simulateurs de vol professionnels pour avions régionaux et avions d'affaires, des ailes et certaines composantes de fuselage d'avions long courrier et régionaux, ainsi que des avions légers.

On y fabrique des composantes de structures pour aéronefs, des panneaux d'ailes en aluminium, des structures légères pour aéronefs, des actionneurs hydrauliques, des systèmes de contrôle du carburant, des systèmes de contrôle et de support pour trains d'atterrissage, des actionneurs électromécaniques pour ailerons, des contrôleurs d'entraînement, des contrôleurs de puissance de température pour moteurs d'aéronefs, des réducteurs et motoréducteurs pour moteurs d'aéronefs, des actuateurs pour la régulation du débit et pression des fluides, des systèmes de réduction d'énergie pour moteurs d'aéronefs, des équipements d'essai et de réparation d'aéronefs, des équipements d'entretien mobile d'aéronefs, des équipements de contrôle de la qualité de l'air dans les cabines, des composantes pour les turbines à gaz de moteurs d'aéronefs, des pièces mécaniques ou hydrauliques de structures d'aéronefs, des pièces pour moteurs d'aéronefs, des pièces pour trains d'atterrissage, pièces d'engrenages, courroies, poulies, chenilles et autres pièces pour aéronefs, des composantes en aluminium pour avions légers, etc.

en 2026, l'industrie aéronautique québécoise, c'est :

·         2e rang en Amérique du Nord pour la concentration des activités de l'industrie aérospatiale derrière Seattle

·         6e rang mondial sur le plan des emplois (derrière les États-Unis, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne)

·         20 maîtres d'oeuvres et équipements aérospatiaux importants (dont Bombardier, Airbus, Pratt & Whitney, CAE, GE Aerospace, MDA Corp, etc.)

·         environ 230 PME sous-traitantes et partenaires de rang qui forment le cœur de la chaîne d'approvisionnement

·         45 000 emplois (dont la plupart sont spécialisés ou ultra-spécialisés),  soit 63 % de tous les emplois dans l'industrie du matériel de transport

·         un chiffre d'affaires de 22,8 milliards $

·         55 % des ventes aérospatiales canadiennes et près de 2 % des ventes aérospatiales mondiales

·         70 % des dépenses totales en recherche et développement canadienne

Du Québec dans les airs :

Du Québec dans l'espace :

Consulte le site du Comité sectoriel de la main-d’œuvre en aérospatiale du Québec CAMAQ qui fait notamment un profil de l’industrie métallurgique québécoise.

L'industrie québécoise de la plasturgie et des plastiques :

Bien au-delà des sacs en plastique et des bouteilles de plastique qui ne représentent que moins de 15 % (8 % pour les bouteilles et 7 % pour les sacs tout usage) des produits de plastique fabriqués au Québec.

On retrouve la matière plastique dans la quasi-totalité des segments d'utilisation finale de l'économie.

Ses particularités (facilité de transformation, légèreté et résistance à la corrosion) ont favorisé la création de nouveaux produits. La matière plastique a également remplacé le papier, le verre et le métal dans certaines applications traditionnelles.

Au Québec, seulement environ 10 % à 18 % de l'ensemble des déchets plastiques générés sont réellement recyclés en 2026. La vaste majorité de la fabrication locale continue d'utiliser du plastique vierge issu de combustibles fossiles.

Le taux d'intégration de matière recyclée reste bas en raison des coûts de collecte élevés et de la concurrence du plastique neuf bon marché. Les données officielles de Recyc-Québec se concentrent sur le tri plutôt que sur le contenu recyclé exact des nouveaux produits.

C'est un défi de l'industrie pour l'avenir d'intégrer davantage les matières plastiques recyclées dans les procédés de production afin de répondre aux règlementations mondiales et canadiennes et à la forte demande des consommateurs.

En 2026, elle a généré des revenus de près de 7,5 milliards $ (dont 2,4 milliards en exportations), soit 30 % des revenus dans l'ensemble du pays.

On y comptait 425 entreprises (73 % en plasturgie, 20 % en composites et 7 % combinaient les 2 secteurs de façon presque égale)

Plus de 16 % des entreprises comptaient moins de 5 employés, 49 % employaient entre 5 et 49 personnes, 22 % employaient entre 50 et 99 personnes, alors que seulement 13 % comptaient 100 employés ou plus.

Plus de 37 % fabriquaient des produits de consommation grand public, 17 % des produits pour le transport et les loisirs nautiques, 15 % des fournitures industrielles, 11 % pour l'industrie de la construction, 8 % pour le secteur médical et hospitalier et 12 % de la sous-traitance pour d'autres entreprises.

Les entreprises en plasturgie étaient concentrées dans les régions de Chaudière-Appalaches (23 %), de Montréal (19 %), de la Montérégie (18 %), de Laval (12 %), de l'Estrie (8 %), du Centre-du-Québec (7 %), de Lanaudière (6 %), de la Capitale Nationale (3 %) et des Laurentides (2 %).

L'ensemble de l'industrie de la plasturgie et des composites employaient plus de 14 700 personnes (dont 11 900 en plastiques et 1 600 en composites).

Parmi les principaux produits fabriqués, figurent :

Plusieurs procédés de transformation sont utilisés par les entreprises de la plasturgie, voici les principaux :

  1. injection : 36 %

  2. extrusion profilés et tubes : 17 %

  3. extrusion soufflage : 13 %

  4. découpage : 10 %

  5. extrusion plaques et feuilles : 8 %

  6. moulage par compression : 8 %

  7. thermoformage : 7 %

  8. extrusion glonflage : 6 %

  9. moulage de résine par gravité (polyuréthane) : 6 %

  10. calandrage : 3 %

  11. collage : 2 %

  12. autres (expansion, bi-injection, etc.) : 8 %

Dans le secteur des composites, les principaux produits fabriqués sont :

Plusieurs procédés de transformation sont utilisés par les entreprises de la plasturgie, voici les principaux :

  1. laminage : 31 %

  2. injection : 17 %

  3. découpage : 16 %

  4. moulage contact : 13 %

  5. infusion sous vide : 13 %

  6. pulvérisation : 11 %

  7. moulage par compression : 7 %

  8. transfert de résine : 7 %

  9. extrusion profilés et tubes : 4 %

  10. pultrusion : 3 %

  11. autres : 6 %

Pour plus de détails, consulte le Comité sectoriel de la main-d'œuvre en plasturgie et composites PlastiCompétences.

L'industrie québécoise de la fabrication métallique industrielle :

La fabrication métallique industrielle incarne un secteur dynamique, essentiel au développement économique du Québec. Elle rassemble les industries liées à la deuxième et troisième transformation des métaux. Alimentée par les abondantes ressources en métaux, la FMI produit une variété de composants métalliques de haute qualité pour diverses applications industrielles.

Les entreprises québécoises se distinguent par leur adoption de technologies modernes et de pratiques durables, réduisant leur empreinte environnementale tout en maintenant des normes de qualité élevées.

Ce industrie comprend les activités principales qui consistent à forger, estamper, former, tourner et assembler des éléments en métaux ferreux (dont l'acier) et non ferreux (principalement l'aluminium, mais également le cuivre,  magnésium, zinc, silicium); pour fabriquer, entre autres, coutellerie et outils à main, produits d’architecture et éléments de charpentes métalliques, chaudières, réservoirs, conteneurs d’expédition, quincaillerie, ressorts et produits en fil métallique, produits tournés, écrous, boulons et vis et tous autres produits en métal.

On réfère ici à tout ce qui entoure la seconde transformation du métal, à savoir tous les procédés d’usinage – fraisage, tournage, sciage, perçage, alésage, coupage, poinçonnage, pliage, ébavurage et meulage –, les procédés de soudage et les procédés de finition de surface – polissage, placage, peinture et traitement thermique - pour fabriquer produits et pièces métalliques servant à diverses industries ou bien à la fabrication de machines.

Avec la présence de 8 alumineries, de 4 aciéries, de 2 affineries de cuivre et autres métaux non ferreux et de plusieurs fonderies de fer et de fonderies de métaux non ferreuxde plusieurs fonderies de fer et de fonderies de métaux non ferreux; le Québec est bien outillé pour approvisionner les manufacturiers de produits métalliques de toutes sortes.

En 2026, cette industrie comptait près de 2 400 entreprises ayant généré un chiffre d'affaires de plus de 8 milliards de $ et qui employaient près de 40 600 travailleuses et travailleurs un peu partout dans la province. Ce nombre n'inclut pas des entreprises et les emplois dans l'industrie du matériel de transport (de gros employeurs en métallurgie), ainsi que ceux travaillant dans la construction.

Ces entreprises sont principalement concentrées dans les régions de de l'Île-de-Montréal, de la Montérégie, Chaudière-Appalaches, Québec, Lanaudière, Laurentides et Centre-du-Québec.

Elle comprend 12 sous-secteurs, soit :

L'industrie québécoise du matériel de transport terrestre :

Elle est le plus important secteur de l'industrie de la fabrication mécanique et l'un des plus importants secteurs industriels au Québec.

En 2026, son marché génère des revenus de plus de 20 milliards $.

Elle regroupait plus de 980 entreprises qui employaient près de 45 000 travailleuses et travailleurs dans différentes régions du Québec.

On y retrouve de grandes entreprises canadiennes et étrangères (Groupe Volvo, Paccar, Alstom Transport, Rheinmetall, Blue Bird Corp, BRP, Manac) qui assemblent différents types de véhicules (camions, autobus, minibus, voitures de trains, métro et tramways, véhicules récréatifs, etc.), mais également quelques PME bien établies (ex : Groupe environnemental Labrie, Équipements incendie Levasseur, Demers Ambulances, Fourgons Transit, Fourgons Élite, Maxi Métal, Tremcar).

On y rerouve également des grandes entreprises qui fabriquent des composantes ou systèmes pour véhicules de transport  terrestre (ex : BRP Megatech qui fabrique des composants mécatroniques et des tableaux de bord électroniques pour véhicules récréatifs et Dana TM4 qui conçoit et fabrique des systèmes de motorisation électrique pour véhicules lourds, Toyoda Gosei via sa filiale Waterville TG qui fabrique des systèmes et des joints d'étanchéité sur mesure en caoutchouc pour automobiles et Bridgestone qui fabrique des pneus pour véhicules automobiles)

et plusieurs PME sont certaines bien établies (ex : Spectra Premium qui fabrique des réservoirs de carburant et des systèmes de refroidissement comme des radiateurs pour véhicules lourds, Groupe Bibeau qui fabrique des bennes basculantes pour camions, Fourgons Transit qui fabrique des boîtes pour camions, CAD Industries ferroviaires qui fabrique des composantes ferroviaires pour trains, métros et tramways, etc.).

Enfin, la majorité des entreprises de cette industrie sont des PME qui fabriquent des pièces (en métal, en plastique, en caoutchouc, en composites ou en textiles) pour les carrosseries, la finition extérieure ou la finition intérieure pour les véhicules (automobiles, autobus, camions, véhicules récréatifs ou matériel ferroviaire).

Elles étaient principalement concentrées dans les régions suivantes : Laurentides, Estrie, Chaudière-Appalaches, Centre-du-Québec, Montérégie, Bas-Saint-Laurent, Laval, Lanaudière, Mauricie et Île-de-Montréal.

On peut diviser cette industrie en 6 sous-secteurs, soit :

L'industrie québécoise de la fabrication de machines et d'équipements industriels :

 

L'industrie québécoise de la fabrication de machines et d'équipements industriels est le 3e principal secteur de l'industrie de la fabrication mécanique. Bien qu'il ne soit pas aussi important que les précédents, c'est un secteur important car c'est elle qui permet à plusieurs autres secteurs de fonctionner dans leur domaine.

 

Bien qu'elle soit généralement intégrée à l'industrie de la fabrication métallique industrielle, elle peut être un secteur indépendant.

 

En 2026, elle a généré des revenus totalisant plus de 4,2 milliards $ dans l'économie québécoise.

 

Elle compte plus de 1 000 entreprises (dont 85 % de PME) qui employaient plus de 39 000 travailleuses et travailleurs dans plusieurs régions du Québec.

 

Bien que majoritairement concentrées majoritairement concentrées dans les régions de la Montérégie et de Montréal, on les retrouve également dans plusieurs autres régions, telles que : Chaudière-Appalaches, Lanaudière, Saguenay-Lac-St-Jean, Mauricie, Centre-du-Québec, Laurentides, Laval, Estrie et Bas-St-Laurent.

 

Elle est divisée en 6 sous-secteurs, soit :

Sources : Ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation du Québec, Pôle d'excellence québécois en transport terrestre, Comité sectoriel de la main-d'œuvre aérospatiale du Québec, PlastiCompétences, Comité sectoriel de la main-d'oeuvre en transformation alimentaire, l'Association des manufacturiers de produits alimentaires du Québe et Montréal International

LES PROGRAMMES D'ÉTUDES :

Note 1 : voir aussi le D.E.P. en opérations pâtes et papiers pour opérer des machines dans l'industrie papetière

Note 2 : voir aussi le D.E.P. en fonderie pour opérer des machines dans l'industrie de la première transformation des métaux

Note 3 : voir aussi le D.E.P. en sciage pour opérer des machines dans l'industrie de traitement des minerais

Note 4 : voir aussi le D.E.P. en opératon des équipements de traitement du minerai pour opérer des machines dans l'industrie de transformation des produits forestiers

Le Diplôme d’études professionnelles en opération d'équipements de production D.E.P. a une durée totale de 870 ou 900 heures, c’est-à-dire 8 à 9 mois à temps complet seulement. Il comporte des cours sur les liens entre le produit à fabriquer et le processus de production, santé et sécurité en industrie, notions d'informatique appliquées au domaine industriel, travaux d'atelier, manutention du matériel, nouvelles organisations du travail, conduite de machines conventionnelles, conduite d'un système de production automatisé, contrôle de qualité, entretien régulier de la machinerie, ainsi qu'un stage industriel non rémunéré d'une durée de 3 semaines.

Certains établissements proposent des cheminements particuliers, en voici quelques exemples :

De plus, certains centres de formation ont adapté le contenu de leurs cours en opération de machines pour un type d'industries en particulier (agroalimentaire, métallurgique, de la plasturgie, de l'ameublement ou de la transformation du bois notamment). Mais, dans la plupart des cas, ce programme donne une formation commune permettant de travailler dans n'importe quel type d'entreprise manufacturière. Par exemple :

Pour plus de détails sur ce programme, consulte également les vidéos suivants :

EXIGENCES D'ADMISSION :

  1. Soit détenir le D.E.S. ou l'équivalent

  2. Soit avoir 16 ans et avoir réussi les cours de français, d'anglais et de mathématiques de 3e secondaire ou leurs équivalents

  3. Soit avoir 18 ans et posséder les connaissances équivalentes de l'éducation aux adultes

AUTRE EXIGENCE D'ADMISSION :

STATISTIQUES D'ADMISSION :

Aucun contingentement à ce programme

Les candidats(es) qui répondent aux exigences d'admission sont généralement admis.

Admissions ouvertes au trimestre d'automne et parfois au trimestre d'hiver (consulte la section endroits de formation pour plus de détails).

ENDROITS DE FORMATION :

Demande d’admission via Internet, consulte Admission FP

Qu'est-ce que l'alternance travail-études ?

Qu'est-ce que l'enseignement individualisé ?

Qu'est-ce que la concomitance D.E.S./D.E.P.

Bas-St-Laurent :

Côte-Nord :

Saguenay-Lac-St-Jean :

Abitibi-Témiscamingue :

Ce programme n'est plus offert dans cette région.

Centre-du-Québec et Mauricie :

Estrie :

Outaouais :

Ce programme n'est plus offert dans cette région.

Québec et Chaudière-Appalaches :

Rive-Nord de Montréal :

Montérégie :

Île-de-Montréal :

LIENS RECOMMANDÉS :

Tu veux un avis d'opérateurs(trices) d'équipements de production sur leur métier, alors va regarder les vidéos suivants :


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