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SECTEUR : DESSIN ET FABRICATION MÉCANIQUE

NIVEAU D’ÉTUDES : FORMATION PROFESSIONNELLE

 

DESSINATEUR (TRICE) INDUSTRIEL

DIPLÔME D’ÉTUDES PROFESSIONNELLES D.E.P. 

Consulte aussi la section "liens recommandés" (dont des vidéos de dessinateurs industriels qui parlent de leur travail).

TÂCHES ET RESPONSABILITÉS :

 

Si tu deviens dessinatrice-conceptrice ou dessinateur-concepteur industriel; tu réaliseras à l’aide d’un ordinateur des dessins ayant des applications industrielles notamment les dessins de fabrication de produits fabriqués, des dessins d'ensemble de machines, de moteurs, des outils ou équipements, des pièces de mécanique, ainsi que des dessins des systèmes de pneumatique, d'hydraulique et de canalisations industrielles.

 

Tu auras pour tâches de :

En fait, tu assisteras les ingénieurs dans la conception de machines, appareils ou autres objets qui nous entourent en prenant l'idée élaboré par l'ingénieur et le mettre sous plans. Par exemple, chez un manufacturier de freins d'automobiles, tu seras en charge de dessiner les plans d'assemblage des freins que fabriquent cette entreprise et la mise en plans des guides d'entretien pour les garagistes. Par la suite, l'équipe de production pourra produire de façon concrète et précise l'objet en série en utilisant les plans et dessins que tu auras réalisé.

 

Au sein des entreprises spécialisées en mécanique industrielle, tu seras chargé de dessiner les plans et les détails des systèmes industriels servant à l'hydraulique, à la pneumatique et aux canalisations industrielles des usines.

 

Dans certaines petites et moyennes entreprises PME, tu participeras même à la conception de prototypes en plus de réaliser les dessins et les plans d'assemblage du produit ou de l'objet concerné et ce, avec l'étroite collaboration de l'ingénieur.

 

Au sein des plus grandes entreprises, tu seras chargé de tâches spécifiques comme par exemple : dessiner les détails particuliers du produit, dessiner les plans d'assemblage d'un prototype conçu par un designer industriel, réaliser des dessins d'assemblage d'une composante ou d'une partie spécifique du produit, réaliser des plans d'assemblage pour les guides d'assemblage ou d'entretien du produit, etc.

 

Donc, la plupart des entreprises qui fabriquent une machine, un appareil, un objet utilitaire ou tout autre produit de consommation a besoin d'un dessinateur industriel. Qu'on y fabrique des composantes d'un aéronef, des freins d'automobiles, une souffleuse à neige, un moteur électrique, un appareil de chauffage, un jouet mécanique, un outil de coupe du métal, un tapis roulant d'exercice, etc.).

 

QUALITÉS ET APTITUDES  NÉCESSAIRES :

-        Être attiré(e) par les technologies

-     Intérêts et aptitudes pour les mathématiques, la géomérie et le dessin technique

-        Facilité à imaginer les choses en trois dimensions

-        Minutie, précision, souci du détail  car tes dessins devront être très détaillés et précis

-        Créativité, imagination et ingéniosité pour participer à la conception d’un projet

-        Sens de l'organisation et Bonne méthode de travail car tu auras à planifier la conception, respecter les échéanciers

-        Autonomie et débrouillardise car tu travailleras de longues heures seul(e) dans un bureau ou un atelier de design

-        Facilité à travailler en équipe car tu auras à collaborer avec des techniciens en conception et des ingénieurs et tu seras invité(e) à participer à la réalisation des projets

-        Très bonnes connaissances en informatique car tu auras à utiliser des logiciels spécialisés en D.A.O. et C.A.O.

-    Bonne connaissance de la langue langue anglais car la plupart des publications spécialisées sont dans cette langue

PROFESSIONS APPARENTÉES :

-    Dessinateur(trice) de détails

-    Dessinateur(trice) en CAO

-    Dessinateur(trice) en mécanique

-      Dessinateur(trice) en mécanique industrielle

-      Dessinateur(trice) d’installations électriques

-    Dessinateur(trice) d'outils

-      Dessinateur(trice) en hydraulique et pneumatique

-      Dessinateur-concepteur ou dessinatrice-conceptrice en fabrication mécanique

-    Examinateur(trice) de dessins industriels

-    Illustrateur(trice) technique

-    Technicien(ne) en CAO

-    Technicien(ne) en desin industriel

-    Technicien(ne) en dessin technique

EMPLOYEURS POTENTIELS :

-      Industries aérospatiales

-      Manufacturiers et grossistes d’équipements industriels

-      Manufacturiers d’équipements de mécanique du bâtiment : fournaises, échangeurs de chaleur, climatiseurs, génératrices, ascenseurs

-     Manufacturiers de matériel de transport : autos, camions, autobus, machinerie, motoneiges, motocyclettes, tracteurs, embarcations nautiques

-    Manufacturiers d'appareils ou équipements électriques : génératrices, transformateurs, appareils d'éclairage, etc.

-   Manufacturiers d'appareils ou équipements électoniques : matériel informatique, appareils audiovidéo, équipements de télécommunication, etc

-    Manufacturiers de produits en caoutchouc ou en plastique : pneus, pièces de véhicules, baignoires, jouets, contenants, bouteilles, articles ménagers, produits utilitaires, etc

-      Autres industries : petites, moyennes et grandes entreprises manufacturières de tous autres types de produits mécaniques, hydrauliques, pneumatiques, électriques (outils, appareils d’entretien, jouets, etc)

-      Firmes d’ingénieurs-conseils

-      Firmes de designers industriels

-      Gouvernements

EXIGENCES DES EMPLOYEURS :

-         Connaissance de l’anglais (certains exigent le bilinguisme)

-         Bonne connaissance en informatique (logiciels de conception sur Macintosh surtout)

-         Polyvalence

-         Facilité d’adaptation aux nombreux changements technologiques

PLACEMENT :

 

Selon les données disponibles au 1er juin 2019 :

 

Le placement est moyen, 57 % des répondants(es) qui se sont dirigés vers le marché du travail ont obtenu un emploi relié à leurs études dont la presque totalité sont à temps complet.

 

Quelques autres répondants(es), soit 12 % ont choisi de poursuivre leurs études au collégial en techniques de design industriel, technologie du génie mécanique, en technologie de la construction aéronautique ou en technologie du génie industriel.

 

NOMBRE DE  RÉPONDANTS

NOMBRE EN EMPLOI RELIÉ

NOMBRE EMPLOI A  TEMPS COMPLET

NOMBRE
 AUX
ÉTUDES

205 103 93 25

 

Note 1 : légère hausse du taux de placement par rapport aux années précédentes (était de 57 % en 2017; 53 % en 2015 et 69 % en 2013).

 

Note 2 :  nombre de répondants(es) poursuivant des études au collégial comparable aux années précédentes (était de 12 % en 2017; 12 % en 2015 et 4 % en 2013).

 

Note 3 : prendre en considération que seulement 36 % des diplômés(es) ont répondu à cette enquête.

 

Source : Ministère de l’Éducation du Québec

 

SALAIRE :

 

Selon les données de 2026 :

 

Le salaire moyen en début de carrière était de :

Note 1 : légère hausse de la moyenne salariale par rapport aux années précédentes (était de 20,00 $ en 2024; 19,63 $ en 2022 et 16,55 $ en 2019).

Note 2 : chez plusieurs grands employeurs privés, les augmentations sont établies selon les conventions collectives.

Sources : Ministère de l’Éducation du Québec, Emploi-Québec, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries de fabrication métallique industrielle, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries du matériel électronique, conventions collectives des employés de plusieurs grands manufacturiers de machines et équipements industriels, conventions collectives des employés de plusieurs grands manufacturiers de matériel de transport, conventions collectives des employés de plusieurs grands manufacturiers de meubles, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries du matériel électrique, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries du matériel électronique, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries de la plasturgie, du caoutchouc et des composites, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries de fabrication métallique industrielle, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries aérospatiales et conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries de transformation des métaux.

PORTRAIT DE LA PROFESSION :

Selon Emploi-Québec; il y avait près de 9 000 dessinateurs(trices) techniques, dessinateurs(trices) de détails, dessinateurs(trices) en mécanique, dessinateurs(trices) industriels, dessinateurs(trices) en CAO, examinateurs(trices) de dessins industriels, illustrateurs(trices) techniques, techniciens(nes) et technologues en dessin technique dans l'ensemble des régions de la province en 2025.

Plus de 64 % étaient des hommes, mais cette profession gagne à être connue parmi les femmes.

Plus de 66 % étaient âgés de moins de 45 ans

L'âge moyen était de 38 ans.

L'âge moyen de la retraite était de 67 ans.

Plus de 93 % occupaient un poste à temps complet.

Moins de 8 % étaient des travailleurs(euses) autonomes.

Plus de 46 % détenaient un diplôme d'une école de métiers (tels que le D.E.P. en dessin industriel);
plus de 36 % détenaient un diplôme collégial (tel que : l'A.E.C. en dessin de conception mécanique, le D.E.C. en technologie du génie mécanique - option conception ou le D.E.C. en techniques de design industriel);
moins de 9 % détenaient qu'un Diplôme d'études secondaires D.E.S. ou une Attestation d'équivalence de niveau de scolarité (AENS);
moins de 9 % détenaient un diplôme universitaire (tel que le Bacc en design industriel).

La répartition régionale était :

22 % travaillaient dans la région de la Montérégie,
17 % dans la région de l'Île de Montréal,
11 % dans les Laurentides,
10 % en Chaudière-Appalaches,
10 % dans la région de Québec,
6 % dans Lanaudière,
5 % en Estrie,
3 % au Saguenay-Lac-St-Jean,
3 % en Mauricie,
et 13 % dans les autres régions.

Leur répartition selon leur milieu de pratique était :

PERSPECTIVES D’AVENIR :

 

Avec la concurrence de plus en plus féroce avec une ampleur au niveau international, il est primordial que les manufacturiers québécois puissent innover en se démarquant de ses concurrents.

 

Pour cela, ils ont besoin d'une équipe de design dynamique pouvant concevoir des produits attrayants, innovateurs et à moindre coût.

 

Les dessinateurs industriels réalisent des schémas et des plans afin de permettre à l'équipe de production de concrétiser les conceptions des designers et ingénieurs.

 

Chez plusieurs petits manufacturiers, le ou la dessinateur(trice) industriel conçoit des plans de conception de modèles et prototypes de produits qui seront fabriqués par l'entreprise.

 

Les départs à la retraite, la modernisation des usines et les nombreux projets d'infrastructure soutiennent une excellente insertion professionnelle.

 

L'obtention d'un Diplôme d'études professionnelles (DEP) en dessin industriel permet de débuter rapidement comme technicien ou dessinateur technique. Avec l'expérience ou une formation continue, les opportunités d'avancement incluent : dessinateur(trice)-concepteur(trice), dessinateur(trice)-projeteur(euse), chargé(e) de projet, superviseur(euse) d'un bureau d'études, etc.

 

Les perspectives d'emploi sont très bonnes pour les prochaines années.

 

La rémunération moyenne après expérience en 2026 :

 

le revenu annuel moyen d'un(e) dessinateur(trice) industriel ayant 10 années d'expérience au sein d'une PME était de 52 800 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) dessinateur(trice) industriel ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand manufacturier de meubles était de 62 700 $;

 

le revenu annuel d'un(e) dessinateur(trice) technique ayant 10 années d'expérience au sein d'une grande société de génie conseil était de 64 600 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) dessinateur(trice) industriel ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand manufacturier de produits en plastique, en caoutchouc ou en composites était de 68 600 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) dessinateur(trice) industriel ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand manufacturier de produits métalliques industriels (charpentes, tôles fortes, portes & fenêtres, etc.) était de 72 600 $;

 

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) en conceptoin détenant 10 ans d'expérience au sein d'une grand manufacturier de produits en bois (charpentes, palettes,panneaux,  contremplaqués, etc.) était de 73 900 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) dessinateur(trice) industriel ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand manufacturier de machines et d'équipements industriels était de 74 100 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) dessinateur(trice) de détails ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand manufacturier de matériel de transport terrestre était de 82 600 $.

 

le revenu annuel moyen d'un(e) dessinateur(trice) industriel ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand manufacturier de produits aérospatiauux était de 83 300 $.

 

et le revenu annuel moyen d'un(e) dessinateur(trice) industriel ayant 10 années d'expérience au sein d'une grande entreprise papetière était de 85 700 $.

 

Au sein de l'industrie aérospatiale québécoise

 

L'industrie aérospatiale vit souvent des hauts et des bas.

 

Il faut savoir que dans ce domaine, la croissance économique est cyclique car il peut arriver qu'une entreprise obtienne un important contrat qui fournira du travail pendant plusieurs mois, sinon quelques années, mais par la suite les activités ralentissent pendant plusieurs mois.

 

De façon générale, les perspectives dépendent du nombre et de l’importance des contrats qu’obtiennent les grands manufacturiers de l'aérospatial surtout ceux présents au Québec (Airbus, Bombardier, Bell Helicopter, Pratt & Whitney, GE Aviation, Rolls Royce), puisque Les conséquences se répercutent alors aussi sur les nombreux sous-contractants d'ici Mais également les autres grands joueurs de industrie dans le monde (Boeing, Airbus,  Embraer, ATR, BAE Systems, SAAB, Cessna, General Dynamics, etc.) dont plusieurs entreprises québécoises y sont des sous-traitants.

 

Mais, ce n'est pas unique au Québec, puisque la plupart des grandes villes aéronautiques du monde (Seattle aux USA, Toulouse en France, Hambourg en Allemagne, Wichita aux USA ou Atlanta aux USA) connaissent ou ont déjà connu des périodes d'incertitude et dépendent des décisions du principal constructeur de la région. Pourtant, plusieurs dizaines de milliers de travailleurs(euses) y sont toujours actifs malgré ces changements importants.

 

Poussée par les départs à la retraite et l'innovation technologique, l'industrie aérospatiale québécoise recrute massivement, aura plus de 65 000 postes à pourvoir d'ici 2035 afin de combler un carnet de commande historique.

 

Au Québec, on peut compter sur plusieurs grands noms de l'industrie sont situés au Québec tels que : Airbus, Bombardier Aerospace et Bell Textron,

ainsi que Pratt & Whitney, MDA Corp, CAE, EMS Esterline, Thales, GE Aerospace, Heroux Devtek, Safran Landig Systems, Rolls Royce Aeropace, L3 Harris ayant des contrats avec de grands manufacturiers importants partout dans le monde comme Airbus, Boeing, Embraer, Dassault, ATR, Cessna, Bell Textron, Sikosky, Pilatus et autres.

 

Enfin, plusieurs PME sont également présentes au Québec et figurent très bien dans le palmarès mondial des petits fournisseurs de l'industrie aérospatiale.

 

Plusieurs contrats déjà conclus et à venir :

Pour plus de détails, consulte le Comité sectoriel de la main-d’œuvre en aérospatial qui a fait un portrait de l’industrie aérospatiale québécoise.

 

Au sein de l'industrie canadienne de la construction navale

 

L'industrie navale canadienne, tout comme ailleurs dans le monde a subi des années tumultueuses.

 

Le marché dépend de la valeur et du nombre de contrats qu'obtiennent les chantiers navals.

 

Tout comme son cousin l'industrie aérospatiale, l'industrie maritime et navale est cyclique.

 

En effet, un chantier naval peut obtenir un important contrat pour la construction du navire qui procurera du travail pour les 3 prochaines années. Ensuite, lorsque la construction du navire est terminée, il y a un certaine période "morte" puisque l'entreprise est en négociation pour obtenir un nouveau contrat ou a obtenu un contrat moins important. Donc, pendant ce temps, les employés n'ont peu ou pas de boulot. Lorsque le contrat est signé, les activités reprennent.

 

Or, il semble que pour les prochaines années, on prévoit de meilleures perspectives que dans les dernières années, puisque plusieurs chantiers navals obtiennent des contrats d'importance et certains sont en cours d'agrandissement.

 

Le placement est très bon avec d'excellentes conditions de travail au sein des chantiers navals partout au Canada dont le le Chantier Davie Yard au Québec, le Chantier naval Verreault au Québec, le Chantier naval Forillon au Québec, le Chantier de réparation navale Mount Royal Walsh au Québec, Irving Shipbuilding en Nouvelle-Écosse, Allied Shipbuilding en BC, Vancouver Shipyards en BC, Victoria Shipyards en BC.

 

Alors que le salaire moyen dans les chantiers navals canadiens est 30 % plus élevé que la moyenne du secteur manufacturier, l’industrie maritime canadienne est globalement novatrice et soutient les travailleurs qualifiés.

 

De plus, des emplois sont également possibles aux États-Unis (ex : American Overseas au Massachussetts, Bath Iron Works au Maine, American Shipbuild en Pennsylvanie, le chantier de la Portsmouth US Navy Shipyard  au New Hampshire, le chantier de la US Navy Norfolk Navy Shipyard en Virginie)

 

Et même ailleurs dans le monde (ex : Damen Shipyards à Cuba, Belgique, Royaume-Uni et Pays-Bas; Fincatieri en Italie, Constructions mécaniques de Normandie en France, SOCAREM en France, STX Europe en France, Allemagne et Finlande, Groupe DCNS dans divers chantiers en Europe et en Asie, etc).

 

Voici quelques exemples de contrats récents obtenus par les chantiers navals canadiens (en date du printemps 2023) :

Au sein de l'industrie du matériel de transport terrestre (routier et ferroviaire)

 

L'industrie québécoise du matériel de transport terrestre affiche des perspectives de croissance solides axées sur la transition énergétique et la mobilité durable. Porté par une importante base manufacturière, le secteur bénéficie d'investissements publics massifs pour l'électrification des transports collectifs et routiers.

 

Face à la pénurie de main-d'œuvre et à la hausse des coûts, les fabricants et transporteurs se concentrent sur la formation de la relève et l'amélioration de la résilience opérationnelle.

 

Cette industrie pivote massivement vers l'électrification, la connectivité et les solutions de mobilité durable pour décarboner le réseau routier. Porté par un écosystème d'ingénierie sur mesure et un savoir-faire ferroviaire de calibre mondial, le secteur intègre activement l'autonomie et les technologies de pointe tout en diversifiant ses motorisations (propulsion électrique, gaz naturel et hydrogène) pour répondre aux défis logistiques modernes.

 

Ses principaux axes de développement sont orientés vers :

 

Électrification et innovation : Développement accéléré de véhicules électriques, de camions hybrides et intégration de technologies de pointe pour optimiser les chaînes logistiques par la multiplication des flottes de livraison urbaine et régionale 100 % électriques.

 

Soutien gouvernemental : Le gouvernement du Québec a injecté des milliards de dollars par pour financer des projets d'infrastructures et moderniser les flottes de transport public.

 

Biocarburants et carburants plus écologiques : Adoption croissante du gaz naturel et exploration de l'hydrogène pour les longues distances.

 

Équipements optimisés : Conception de remorques et bennes elliptiques allégées pour maximiser la charge utile.

 

Design de pointe : Forte expertise québécoise dans le développement de pièces spécialisées en petits volumes.

 

Connectivité des flottes : Intégration massive de la télématique pour optimiser la maintenance et réduire l'empreinte carbone.

 

Modernisation ferroviaire : Consolidation d'un pôle d'excellence en transport guidé et sous-traitance industrielle.

 

Pour plus de détails, consulte Propulsion Québec l'organisme de soutien au développement de véhcules zéro émission

 

et le Comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la fabrication métallique industrielle qui fournit des infos sur les carrières et un portrait de l’industrie de ce secteur.

 

Au sein de l'industrie de la fabrication de machines et équipements industriels

 

L’industrie de la fabrication de machines et d’équipements industriels au Québec affiche des perspectives de croissance stable pour les prochaines années à court et moyen terme, portées par l’automatisation, malgré un contexte nord-américain difficile pour l'investissement de capital.

 

Ce secteur névralgique, qui produit des technologies de haute performance pour les scieries, les plastiques et le papier, est devenu un levier majeur de souveraineté économique et de compétitivité internationale pour la province.

 

 Une progression annuelle moyenne est prévue entre 1 % et 2 % pour la période 2025-2029, un rythme supérieur à la moyenne de l'ensemble des secteurs québécois (0,7 %).

 

Le secteur est composé d'un tissu dynamique de PME (majoritairement moins de 50 employés) axées sur l'innovation et la fabrication sur mesure.

 

L'industrie dépend fortement des travailleurs étrangers temporaires pour combler ses besoins opérationnels et soutenir la chaîne de production.

 

Toutefois, un recul historique du volume des investissements réels en machines au Canada crée un écart important avec le marché américain, freinant temporairement le plein essor des manufacturiers.

 

Les tendances technologiques portées sur l'industrie 4.0 est orientée vers :

 

Virage numérique accéléré : Intégration massive de la robotique, des systèmes laser à tube ou à plaque, et des cellules de pliage robotisées qui multiplient par quatre la vitesse de production par rapport aux méthodes manuelles.

 

Automatisation du sur-mesure : Implantation de logiciels avancés pour automatiser l'ingénierie et la programmation des machines avant la mise en production, réduisant les coûts de personnalisation.

 

Interconnexion des systèmes : Adoption de la pyramide de l'automatisation, reliant les capteurs des machines physiques aux systèmes d'exécution (MES) et de gestion (ERP) pour optimiser les stocks et la production en temps réel.

Au sein de l'industrie de la première transformation des métaux

 

L'industrie de l'aluminium au Québec repose sur des perspectives d'avenir prometteuses liées à la décarbonation, malgré d'importants défis tarifaires.

 

La forte demande pour l'aluminium durable stimule la production, mais l'automatisation et les départs à la retraite transforment les besoins de main-d'œuvre.

 

La province tire profit de son hydroélectricité pour offrir l'aluminium à la plus faible empreinte carbone au monde. Elle se positionne ainsi comme un fournisseur stratégique incontournable pour la transition énergétique nord-américaine (véhicules électriques, panneaux solaires).

 

 L'industrie sidérurgique au Québec traverse une phase de transformation majeure axée sur la décarbonation, mais elle fait face à de forts vents contraires sur le plan commercial. Grâce à son hydroélectricité et à la modernisation de ses infrastructures, la province se positionne pour devenir une référence mondiale de l'acier vert, tout en naviguant dans un contexte géopolitique instable.

 

La demande intérieure reste soutenue par les projets d'infrastructures d'Hydro-Québec et du génie civil, ainsi que les investissements en construction résidentielle afin de faire face à la pénurie de logements.

 

Toutefois, elle fait face à des bouleversements économiques majeurs causés par l'imposition de tarifs douaniers américains restrictifs perturbe les flux traditionnels avec les États-Unis et l'accès à de nouveaux blocs d'énergie d'Hydro-Québec reste un enjeu crucial pour soutenir l'expansion des usines et des équipementiers.

 

Les tendances et les perspectives de croissance au sein de cette industrie seront portées vers :

 

Transition verte : La demande mondiale est propulsée par les besoins en infrastructures durables et en transport vert.

 

Modernisation technologique : Des investissements majeurs ciblent l'aluminerie de l'avenir et l'augmentation des capacités de transformation locale et des invesstissements gouvernementaux majeurs à l'usine de bouletage d'acier d'ArcelorMittal à Port-Cartier pour transformer la production sur la Côte-Nord.

 

Diversification des marchés : Face aux pressions douanières aux États-Unis, l'industrie québécoise réoriente avec succès une partie de ses exportations vers l'Europe pour capter de meilleures primes.

 

Technologies d'avenir : L'industrie adopte progressivement des procédés innovants, tels que les fours à arc électrique et l'utilisation de l'hydrogène comme agent réducteur, éliminant ainsi le recours massif au charbon.

 

Consulte le site du Comité sectoriel de la main-d’œuvre de la métallurgie qui fait notamment un profil de l’industrie métallurgique québécoise.

 

BREF PORTRAIT DE QUELQUES SECTEURS INDUSTRIELS :

L'industrie aérospatiale québécoise :

Elle représente à elle-seule près de 56 % de toute l'industrie aérospatiale canadienne et figure en 6e position au niveau mondial (après l'État de Washington aux USA, la région des Midi-Pyrénées en France, le comté de Hampshire en UK, l'État d'Hessen en Allemagne et la région de Madrid en Espagne).

Ce sont principalement des industries de l'aéronautique pour l'aviation civile que l'on retrouve (systèmes, composantes, pièces et assemblage d'aéronefs), mais également quelques entreprises sont liées à l'industrie spatiale (satellites ou ses composantes ou pièces).

Quelques entreprises québécoises fabriquent des composantes et pièces pour aéronefs civils, mais également pour des aéronefs militaires, mais le marché de la Défense au Québec n'est pas très importante.

Au Québec; on y assemble des avions long courrier, des avions régionaux, des avions d'affaires, des hélicoptères civils, des aubes de moteurs d'aéronefs, des turbines à gaz pour moteurs d'aéronefs, des trains d'atterrisssages pour aéronefs, des simulateurs de vol professionnels pour avions régionaux et avions d'affaires, des ailes et certaines composantes de fuselage d'avions long courrier et régionaux, ainsi que des avions légers.

On y fabrique des composantes de structures pour aéronefs, des panneaux d'ailes en aluminium, des structures légères pour aéronefs, des actionneurs hydrauliques, des systèmes de contrôle du carburant, des systèmes de contrôle et de support pour trains d'atterrissage, des actionneurs électromécaniques pour ailerons, des contrôleurs d'entraînement, des contrôleurs de puissance de température pour moteurs d'aéronefs, des réducteurs et motoréducteurs pour moteurs d'aéronefs, des actuateurs pour la régulation du débit et pression des fluides, des systèmes de réduction d'énergie pour moteurs d'aéronefs, des équipements d'essai et de réparation d'aéronefs, des équipements d'entretien mobile d'aéronefs, des équipements de contrôle de la qualité de l'air dans les cabines, des composantes pour les turbines à gaz de moteurs d'aéronefs, des pièces mécaniques ou hydrauliques de structures d'aéronefs, des pièces pour moteurs d'aéronefs, des pièces pour trains d'atterrissage, pièces d'engrenages, courroies, poulies, chenilles et autres pièces pour aéronefs, des composantes en aluminium pour avions légers, etc.

en 2026, l'industrie aéronautique québécoise, c'est :

·         2e rang en Amérique du Nord pour la concentration des activités de l'industrie aérospatiale derrière Seattle

·         6e rang mondial sur le plan des emplois (derrière les États-Unis, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne)

·         20 maîtres d'oeuvres et équipements aérospatiaux importants (dont Bombardier, Airbus, Pratt & Whitney, CAE, GE Aerospace, MDA Corp, etc.)

·         environ 230 PME sous-traitantes et partenaires de rang qui forment le cœur de la chaîne d'approvisionnement

·         45 000 emplois (dont la plupart sont spécialisés ou ultra-spécialisés),  soit 63 % de tous les emplois dans l'industrie du matériel de transport

·         un chiffre d'affaires de 22,8 milliards $

·         55 % des ventes aérospatiales canadiennes et près de 2 % des ventes aérospatiales mondiales

·         70 % des dépenses totales en recherche et développement canadienne

Du Québec dans les airs :

Du Québec dans l'espace :

Consulte le site du Comité sectoriel de la main-d’œuvre en aérospatiale du Québec CAMAQ qui fait notamment un profil de l’industrie métallurgique québécoise.

L'industrie québécoise de la fabrication métallique industrielle :

La fabrication métallique industrielle incarne un secteur dynamique, essentiel au développement économique du Québec. Elle rassemble les industries liées à la deuxième et troisième transformation des métaux. Alimentée par les abondantes ressources en métaux, la FMI produit une variété de composants métalliques de haute qualité pour diverses applications industrielles.

Les entreprises québécoises se distinguent par leur adoption de technologies modernes et de pratiques durables, réduisant leur empreinte environnementale tout en maintenant des normes de qualité élevées.

Ce industrie comprend les activités principales qui consistent à forger, estamper, former, tourner et assembler des éléments en métaux ferreux (dont l'acier) et non ferreux (principalement l'aluminium, mais également le cuivre,  magnésium, zinc, silicium); pour fabriquer, entre autres, coutellerie et outils à main, produits d’architecture et éléments de charpentes métalliques, chaudières, réservoirs, conteneurs d’expédition, quincaillerie, ressorts et produits en fil métallique, produits tournés, écrous, boulons et vis et tous autres produits en métal.

On réfère ici à tout ce qui entoure la seconde transformation du métal, à savoir tous les procédés d’usinage – fraisage, tournage, sciage, perçage, alésage, coupage, poinçonnage, pliage, ébavurage et meulage –, les procédés de soudage et les procédés de finition de surface – polissage, placage, peinture et traitement thermique - pour fabriquer produits et pièces métalliques servant à diverses industries ou bien à la fabrication de machines.

Avec la présence de 8 alumineries, de 4 aciéries, de 2 affineries de cuivre et autres métaux non ferreux et de plusieurs fonderies de fer et de fonderies de métaux non ferreuxde plusieurs fonderies de fer et de fonderies de métaux non ferreux; le Québec est bien outillé pour approvisionner les manufacturiers de produits métalliques de toutes sortes.

En 2026, cette industrie comptait près de 2 400 entreprises ayant généré un chiffre d'affaires de plus de 8 milliards de $ et qui employaient près de 40 600 travailleuses et travailleurs un peu partout dans la province. Ce nombre n'inclut pas des entreprises et les emplois dans l'industrie du matériel de transport (de gros employeurs en métallurgie), ainsi que ceux travaillant dans la construction.

Ces entreprises sont principalement concentrées dans les régions de de l'Île-de-Montréal, de la Montérégie, Chaudière-Appalaches, Québec, Lanaudière, Laurentides et Centre-du-Québec.

Elle comprend 12 sous-secteurs, soit :

L'industrie québécoise du matériel de transport terrestre :

Elle est le plus important secteur de l'industrie de la fabrication mécanique et l'un des plus importants secteurs industriels au Québec.

En 2026, son marché génère des revenus de plus de 20 milliards $.

Elle regroupait plus de 980 entreprises qui employaient près de 45 000 travailleuses et travailleurs dans différentes régions du Québec.

On y retrouve de grandes entreprises canadiennes et étrangères (Groupe Volvo, Paccar, Alstom Transport, Rheinmetall, Blue Bird Corp, BRP, Manac) qui assemblent différents types de véhicules (camions, autobus, minibus, voitures de trains, métro et tramways, véhicules récréatifs, etc.), mais également quelques PME bien établies (ex : Groupe environnemental Labrie, Équipements incendie Levasseur, Demers Ambulances, Fourgons Transit, Fourgons Élite, Maxi Métal, Tremcar).

On y rerouve également des grandes entreprises qui fabriquent des composantes ou systèmes pour véhicules de transport  terrestre (ex : BRP Megatech qui fabrique des composants mécatroniques et des tableaux de bord électroniques pour véhicules récréatifs et Dana TM4 qui conçoit et fabrique des systèmes de motorisation électrique pour véhicules lourds, Toyoda Gosei via sa filiale Waterville TG qui fabrique des systèmes et des joints d'étanchéité sur mesure en caoutchouc pour automobiles et Bridgestone qui fabrique des pneus pour véhicules automobiles)

et plusieurs PME sont certaines bien établies (ex : Spectra Premium qui fabrique des réservoirs de carburant et des systèmes de refroidissement comme des radiateurs pour véhicules lourds, Groupe Bibeau qui fabrique des bennes basculantes pour camions, Fourgons Transit qui fabrique des boîtes pour camions, CAD Industries ferroviaires qui fabrique des composantes ferroviaires pour trains, métros et tramways, etc.).

Enfin, la majorité des entreprises de cette industrie sont des PME qui fabriquent des pièces (en métal, en plastique, en caoutchouc, en composites ou en textiles) pour les carrosseries, la finition extérieure ou la finition intérieure pour les véhicules (automobiles, autobus, camions, véhicules récréatifs ou matériel ferroviaire).

Elles étaient principalement concentrées dans les régions suivantes : Laurentides, Estrie, Chaudière-Appalaches, Centre-du-Québec, Montérégie, Bas-Saint-Laurent, Laval, Lanaudière, Mauricie et Île-de-Montréal.

On peut diviser cette industrie en 6 sous-secteurs, soit :

L'industrie québécoise de la construction navale :

L'industrie canadienne de la construction navale et maritime industrielle s'appuie une longue et riche histoire, qui va des goélettes à voile les plus célèbres du 19e siècle, aux brise-glaces modernes de renommée internationale et aux différents navires de guerre de la Marine royale canadienne d'hier et d'aujourd'hui. Le Canada conçoit et construit une gamme diversifiée de navires desservant de vastes rivages au caractère unique et un réseau de collectivités côtières.

 

Les chantiers navals canadiens sont des chefs de fi le mondiaux de la construction dernier cri de bateaux de pêche, de remorqueurs, de petits traversiers, de yachts de plaisance et de catamarans. Combinant les techniques anciennes et les plus récentes tendances et technologies, l’industrie canadienne a su développer un solide créneau d'excellence.

 

Les chantiers maritimes canadiens ont connu beaucoup de succès dans la conception et la construction de patrouilleurs et d'embarcations de sauvetage rapides. Les bateaux à propulsion hydraulique de conception canadienne ont été choisis par différents corps policiers, services d'incendie, gardes côtières et la marine militaire à travers le monde, dont les Forces navales des États-Unis. Les chantiers maritimes canadiens sont reconnus pour leur expertise dans ce domaine. Ils ont remporté plusieurs prix remis par l'industrie et la communauté du design industriel pour leur excellence en matière de conception et de construction.

 

L'industrie canadienne de la construction navale construit des remorqueurs, notamment de remorqueurs de manoeuvres de mouillage spécialisés pour le travail dans des conditions difficiles. D'ailleurs, ces chanties ont obtenu des contrats internationaux importants sans recourir à des subventions gouvernementales. Il s'agit, entre autres, de contrats avec l'Autorité du canal de Panama, différentes sociétés internationales et plusieurs gouvernements, pour des navires utilisés dans différentes régions du monde, dont la mer du Nord et le golfe du Mexique.

 

Les chantiers navals canadiens construisent également des bateaux de pêche, des yachts de plaisance et des catamarans de dernier cri. Combinant les techniques anciennes et les plus récentes tendances et technologies, l'industrie canadienne a su développer un solide créneau et s'est vu décerner de nombreux prix.

 

Les chantiers navals de la côte Est du Canada ont des capacités pour la production d'installations en surface pour l'industrie de forage en mer. Par leur proximité des grands projets de forage en mer de la côte Est du Canada, y compris Hibernia, Hebron, White Rose et Terra Nova, auxquels ils ont participé, les chantiers navals canadiens sont au coeur de l'action — expérimentés et prêts à servir.

 

Les services offerts aux navires de croisière par les chantiers navals du Canada sont personnalisés de façon à dépasser les exigences de l'industrie. Les installations modernes de la côte Ouest offrent les services de réparation de navires de croisière les plus avancés en Amérique du Nord. Les services de réparation d'urgence sont fournis 24 heures par jour, que le navire soit à l'ancre, à quai ou en route.

 

En 2026, cette industrie avait un marché de près de 5,1 milliards de dollarsau Canada (dont 13 % au Québec) .

 

Elle comprenait 300 entreprises qui emploient un peu plus de 19 900 travailleuses et travailleurs (dont 6 800 en construction navale et 600 en fabrication d'embarcations nautiques motorisées).

 

Par ces dernières, il y avait :

Au Québec, on y comptait près de 80 entreprises qui employaient plus de 1 200 travailleuses et travailleurs, principalement concentrées dans les régions de Chaudière-Appalaches, du Bas-St-Laurent, de la Gaspésie, de Charlevoix, du Centre-du-Québec, mais également dans les régions de Québec (réparation navale), Montréal (réparation navale) et Laval (embarcations non motorisées).

 

En 2026, l'industrie navale québécoise comprenait 6 chantiers de construction et de réparation navale (Davie à Lévis en Chaudière-Appalaches, Océan à Les Méchins dans le Bas-Saint-Laurent, Océan à l'Île-Aux-Coudres dans Charlevoix, Forillon à Gaspé en Gaspésie, Méridien Maritime à Matane dans le Bas-Saint-Laurent et Conception navale FMP à Newport en Gaspésie).

 

Ils ont une expertise reconnue principalement dans la construction de navires de pêche, de remorqueurs, de bateaux-pilotes et de petits traversiers. Mais, les chantiers navals québécois ont aussi construits des brise-glace, navires de défense côtière, des navires de recherche & sauvetage de la Garde Côtière, des frégates de patrouille maritime, des traversiers moyens, des yachts, des navires de recherche scientifique, des dragues, des barges, des quais flottants, des plateformes de forage, etc.

 

Égaleament, on y comptait également une trentaine de manufacturiers de systèmes, composantes, pièces et accessoires pour navires.

 

En 2026, elle employait un plus de 2 000 travailleuses et travailleurs au sein des chantiers de construction et réparation navale, s'ajoutait 3 petits chantiers de réparation navale qui employaient une centaine de personnes et enfin, plus de 350 travailleuses et travailleurs au sein des fournisseurs.

 

Pour ce qui est de l'industrie de la fabrication d'embarcations nautiques;  on y retrouvait 1 manufacturier d'embarcations nautiques motorisées (bateaux de pêche, bateaux pontés et pontons) qui employait plus de 300 travailleuses et travailleurs chez Bateaux Princecraft à Princeville dans le Centre-du-Québec;

 

plus une dizaine de manufacturiers d'embarcations nautiques non motorisées (canots, chaloupes, kayaks, etc.) qui employaient un peu plus de 400 personnes.

 

Enfin, on y comptait une quarantaine de manufacturiers de pièces et accessoires pour embarcations nautiques motorisées ou non motorisées qui employaient plus de 700 travailleuses et travailleurs.

 

L'industrie québécoise de la fabrication de machines et d'équipements industriels :

 

L'industrie québécoise de la fabrication de machines et d'équipements industriels est le 3e principal secteur de l'industrie de la fabrication mécanique. Bien qu'il ne soit pas aussi important que les précédents, c'est un secteur important car c'est elle qui permet à plusieurs autres secteurs de fonctionner dans leur domaine.

 

Bien qu'elle soit généralement intégrée à l'industrie de la fabrication métallique industrielle, elle peut être un secteur indépendant.

 

En 2026, elle a généré des revenus totalisant plus de 4,2 milliards $ dans l'économie québécoise.

 

Elle compte plus de 1 000 entreprises (dont 85 % de PME) qui employaient plus de 39 000 travailleuses et travailleurs dans plusieurs régions du Québec.

 

Bien que majoritairement concentrées majoritairement concentrées dans les régions de la Montérégie et de Montréal, on les retrouve également dans plusieurs autres régions, telles que : Chaudière-Appalaches, Lanaudière, Saguenay-Lac-St-Jean, Mauricie, Centre-du-Québec, Laurentides, Laval, Estrie et Bas-St-Laurent.

 

Elle est divisée en 6 sous-secteurs, soit :

L'industrie québécoise de la plasturgie et des plastiques :

Bien au-delà des sacs en plastique et des bouteilles de plastique qui ne représentent que moins de 15 % (8 % pour les bouteilles et 7 % pour les sacs tout usage) des produits de plastique fabriqués au Québec.

On retrouve la matière plastique dans la quasi-totalité des segments d'utilisation finale de l'économie.

Ses particularités (facilité de transformation, légèreté et résistance à la corrosion) ont favorisé la création de nouveaux produits. La matière plastique a également remplacé le papier, le verre et le métal dans certaines applications traditionnelles.

Au Québec, seulement environ 10 % à 18 % de l'ensemble des déchets plastiques générés sont réellement recyclés en 2026. La vaste majorité de la fabrication locale continue d'utiliser du plastique vierge issu de combustibles fossiles.

Le taux d'intégration de matière recyclée reste bas en raison des coûts de collecte élevés et de la concurrence du plastique neuf bon marché. Les données officielles de Recyc-Québec se concentrent sur le tri plutôt que sur le contenu recyclé exact des nouveaux produits.

C'est un défi de l'industrie pour l'avenir d'intégrer davantage les matières plastiques recyclées dans les procédés de production afin de répondre aux règlementations mondiales et canadiennes et à la forte demande des consommateurs.

En 2026, elle a généré des revenus de près de 7,5 milliards $ (dont 2,4 milliards en exportations), soit 30 % des revenus dans l'ensemble du pays.

On y comptait 425 entreprises (73 % en plasturgie, 20 % en composites et 7 % combinaient les 2 secteurs de façon presque égale)

Plus de 16 % des entreprises comptaient moins de 5 employés, 49 % employaient entre 5 et 49 personnes, 22 % employaient entre 50 et 99 personnes, alors que seulement 13 % comptaient 100 employés ou plus.

Plus de 37 % fabriquaient des produits de consommation grand public, 17 % des produits pour le transport et les loisirs nautiques, 15 % des fournitures industrielles, 11 % pour l'industrie de la construction, 8 % pour le secteur médical et hospitalier et 12 % de la sous-traitance pour d'autres entreprises.

Les entreprises en plasturgie étaient concentrées dans les régions de Chaudière-Appalaches (23 %), de Montréal (19 %), de la Montérégie (18 %), de Laval (12 %), de l'Estrie (8 %), du Centre-du-Québec (7 %), de Lanaudière (6 %), de la Capitale Nationale (3 %) et des Laurentides (2 %).

L'ensemble de l'industrie de la plasturgie et des composites employaient plus de 14 700 personnes (dont 11 900 en plastiques et 1 600 en composites).

Parmi les principaux produits fabriqués, figurent :

Plusieurs procédés de transformation sont utilisés par les entreprises de la plasturgie, voici les principaux :

  1. injection : 36 %

  2. extrusion profilés et tubes : 17 %

  3. extrusion soufflage : 13 %

  4. découpage : 10 %

  5. extrusion plaques et feuilles : 8 %

  6. moulage par compression : 8 %

  7. thermoformage : 7 %

  8. extrusion glonflage : 6 %

  9. moulage de résine par gravité (polyuréthane) : 6 %

  10. calandrage : 3 %

  11. collage : 2 %

  12. autres (expansion, bi-injection, etc.) : 8 %

Dans le secteur des composites, les principaux produits fabriqués sont :

Plusieurs procédés de transformation sont utilisés par les entreprises de la plasturgie, voici les principaux :

  1. laminage : 31 %

  2. injection : 17 %

  3. découpage : 16 %

  4. moulage contact : 13 %

  5. infusion sous vide : 13 %

  6. pulvérisation : 11 %

  7. moulage par compression : 7 %

  8. transfert de résine : 7 %

  9. extrusion profilés et tubes : 4 %

  10. pultrusion : 3 %

  11. autres : 6 %

Sources : Ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation du Québec, Pôle d'excellence québécois en transport terrestre, Comité sectoriel de la main-d'œuvre en fabrication métallique industrielle, Industrie Canada.

LE PROGRAMME D’ÉTUDES :

 

Note : voir aussi la section « autres formations »

 

Le Diplôme d’études professionnelles en dessin industriel D.E.P. a une durée totale de 1800 heures, c’est-à-dire de 2 ans (16 mois) à temps complet seulement. Il comporte des cours en résolution de problèmes appliqués au dessin industriel, interprétation de dessins techniques, dessin et croquis, notions d'informatique appliquées au dessin industriel, dessin de détails de pièces, dessin d'organes de liaison, agencement de pièces sur un dessin, matériaux et procédés industriels, relevé et interprétation de mesures, tolérances dimensionnelles, fonctions spécialisées d'un logiciel de dessin, dessin d'ensemble, correction d'un dessin, dessin d'organes de transmission, dessin de développement, modélisation d'un dessin, dessin de détail d'un mécanisme, schématisation de canalisations et de circuits, dessin d'un système mécanique, dessin d'un bâti de machine, nouvelles organisations du travail, conception d'un objet technique simple, ainsi qu'un stage non rémunéré en milieu de travail d'une durée de 3 semaines.

 

Certains établissements proposent des cheminements particuliers, en voici quelques exemples :

Pour plus de détails sur ce programme, regarde les vidéos suivants :

D.E.P.-D.E.C. :

 

Qu'est-ce qu'un programme DEP-DEC ?

 

Consulte la page suivante

 

Il permet de se faire reconnaître des acquis du D.E.P. en dessin industriel dans le cadre du D.E.C. en technologie du génie mécanique ou du D.E.C. en techniques de design industriel. Donc, tu pourras obtenir 2 diplômes en 3 ½ ans.

 

Voici les ententes actuellement offertes : 

ÉTUDES SUPÉRIEURES ET PERFECTIONNEMENT :

 

Ce programme a pour but de t’intégrer au marché du travail, mais il te sera également possible de poursuivre tes études au collégial dans le cadre de l'un des programmes de D.E..C. suivants :

 

Par contre, tu devras avoir réussi les cours maths 536 et physique 534 du secondaire ou leurs équivalents.

De plus, certains programmes collégiaux de perfectionnement sont destinés ou accessibles aux titulaires du D.E.P. en dessin industriel, comme par exemple :

EXIGENCES D’ADMISSION :

-         Soit détenir le D.E.S. ou d'un D.E.P.

-         Soit avoir 16 ans au 30 septembre et avoir réussi les cours de français, anglais et mathématiques de 4e secondaire ou leurs équivalents

-         Soit avoir éussi les cours de français, anglais et mathématiques de 3e secondaire ou leurs équivalents ET poursuivra sa formation générale en concomitance avec sa formation professionnelle pour obtenir les unités de 4e secondaire qui lui manquent en langue d’enseignement, en langue seconde et en mathématiques

-         Soit avoir 18 ans et posséder des connaissances équivalentes

AUTRE EXIGENCE D’ADMISSION :

 

-    Subir un test de sélection d'habiletés en dessin (CFP Val-d'Or, CEP de St-Jérôme)

 

STATISTIQUES D’ADMISSION :

 

Ce programme n'est pas contingenté

 

Les admissions sont ouvertes au trimestre d’automne seulement dans la plupart des centres, mais elles sont également ouvertes au trimestre d’hiver dans quelques centres (voir endroits de formation)

 

Les candidats(es) répondant aux conditions d'admission sont généralement admis.

 

Par contre, certains centres ont des listes d'attente pour les admissions après le 1er mars

 

Pour plus de détails sur les places disponibles, consulte le centre de formation de ton choix.

 

ENDROITS DE FORMATION : 

Demande d’admission via Internet, consulte Admission FP

Qu'est-ce que l'alternance travail-études ?

Note : sauf mention contraire, la formation en donnée en classe traditionnelle en présentiel 

Est et Nord du Québec  (Bas-St-Laurent-Gaspésie, Saguenay-Lac-St-Jean, Côte-Nord) :

 

-         Centre de formation professionnelle de Sept-Îles, Sept-Iles (C.S. du Fer, région de la Côte-Nord)
offert en enseignement individualisé en classe;
regarde la vidéo promotionnelle du programme;
admissions à temps complet de jou
r avec entrées périodiques et sorties variables.

 

-        Centre de formation professionnelle de Jonquière, Saguenay (C.S. de Jonquière, région du Saguenay-Lac-St-Jean)
regarde la vidéo promotionnelle du programme;
admissions à temps complet de jour à l’automne
.

 

Ouest du Québec (Abitibi-Témiscamingue, Centre-du-Québec, Estrie, Mauricie, Outaouais) :

 

-         Centre de formation professionnelle de Val-d’Or, Val-d’Or (C.S. de l’Or-et-des-Bois, région de l'Abitibi-Témiscamingue)
aussi offert en concomitance D.E.S./D.E.P (permettant de compléter en meme temps, les cours obligatoires de 4e et/ou 5e secondaire);
offert en enseignement individualisé en classe;
regarde la vidéo promotionnelle du programme;
admissions à temps complet de jour
à l'automne et au printemps.

 

-         Centre de formation professionnelle Paul-Rousseau, Drummondville (C.S. des Chênes, région du Centre-du-Québec)
possibilité de bénéficier du D.E.P.-D.E.C. en technologie du génie mécanique offert conjointement avec le Cégep de Drummondville;
regarde la vidéo promotionnelle (et le vidéo suivant) du programme;
Regarde la vidéo des locaux du département;

admissions à temps complet de jour à l'automne
.

 

-         Centre de formation professionnelle 24 juin, Sherbrooke (C.S. Région-de-Sherbrooke, région de l'Estrie),
offert en alternance travail-études;
possibilité de bénéficier du D.E.P.-D.E.C. en technologie du génie mécanique offert conjointement avec le Cégep de Drummondville;

regarde la vidéo promotionnelle du programme;
admissions à temps complet de jour à l'automne
.

-    Western Quebec Career Centre, Gatineau (C.S. Western Quebec, région de l'Outaouais)
formation offerte en anglais;
admissions à temps complet de jour à l'automne
.

 

Région de Québec :

 

-         Centre de formation professionnelle de Neufchâtel, Québec (C.S. de la Capitale, région de Québec)
offert en formule hybride (en classe virtuelle en temps réel ou en classe traditionnelle ou en alternance) avec admissions à temps complet de jour à l'automne;
regarde la vidéo promotionnelle du programme.

 

-         Centre intégré en mécanique industrielle de la Chaudière CIMIC, St-Georges-de-Beauce (C.S. Beauce-Etchemins, région Chaudière-Appalaches)
offert en formule hybride (en classe virtuelle en temps réel ou en classe traditionnelle ou en alternance) avec admissions à temps complet de jour OU de soir à l'automne;
possibilité de bénéficier du D.E.P.-D.E.C. en technologie du génie mécanique offert conjointement avec le Cégep de Drummondville;
regarde la vidéo promotionnelle du programme.

Région de Montréal :

-    Centre d'études professionnelles de Saint-Jérôme, Saint-Jérôme (C.S. de la Rivière-du-Nord, région des Laurentides)
offert en enseignement individualisé en classe;
regarde le vidéo suivant présentant la réalisation d'un projet de conception d'un porte-clés pour la découpe au laser;

regarde la vidéo promotionnelle et la webconférence du programme;
regarde la vidéo des locaux du département;

admissions à temps complet de jour avec entrées continues tous les mois et sorties variables.

-         Centre de formation professionnelle Bernard-Gariépy, Sorel-Tracy (C.S. de Sorel-Tracy, région de la Montérégie)
offert en enseignement individualisé
 ET en alternance travail-étude en classe;
possibilité de bénéficier du D.E.P.-D.E.C. en technologie du génie mécanique offert conjointement avec le Cégep de Drummondville;
regarde la vidéo promotionnelle (et la page suivante) du programme;

admissions à temps complet de jour avec entrées continues tous les mois (selon les places disponibles) et sorties variables.

-         École des métiers spécialisés de Laval (anciennement le CFP Compétences 2000), Laval (C.S. de Laval, région de Laval)
regarde la vidéo promotionnelle du programme;
admissions à temps complet de jour à l'automne.

-         Centre intégré de la mécanique, de métallurgie et d’électricité CIMME, Montréal - arrondissement LaSalle (C.S. Marguerite-Bourgoys, région de l'Île-de-Montréal)
regarde la vidéo promotionnelle du programme;
admissions à temps complet de jour à l'automne et au printemps.

-         École des métiers du sud-ouest de Montréal, Montréal - arrondissement du Sud-Ouest (C.S. de Montréal, région de l'Île-de-Montréal)
regarde la vidéo promotionnelle du programme;
admissions à temps complet de jour à l'automne et au printemps.

-         École professionnelle des métiers, St-Jean-sur-Richelieu (C.S. des Hautes-Rivières, région de la Montérégie)
offert en enseignement individualisé en classe;
possibilité de bénéficier du D.E.P.-D.E.C. en technologie du génie mécanique offert conjointement avec le Cégep de Drummondville;

regarde la vidéo promotionnelle du programme;
admissions à temps complet de jour avec entrées périodiques.

-    Laurier-Pont Viau Competency Developpment Centre, Laval (C.S. Sir-Wilfrid-Laurier)
formation offerte en anglais;
admissions à temps complet de jour à l'automne.

-         Rosemount Technology Center, Montréal - arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (C.S. English Montreal, région de l'Île-de-Montréal), formation offerte en anglais;
regarde la vidéo promotionnelle du programme;
admissions à temps complet de jour à l'automne.

-    Collège Herzing, Montréal (établissement privé, région de l'Île-de-Montréal)
formation offerte en français ou en anglais;
admissions à temps complet de jour à l'automne ou à l'hiver.

-         Institut technique Aviron Montréal, Montréal (école privée, région de l'Île-de-Montréal)
formation offerte
en français ou en anglais;
regarde la vidéo promotionnelle du programme;
admissions à temps complet de jour ou de soir à l'automne;
admissions à temps complet de jour à l'hiver ou au printemps.
   

AUTRES FORMATIONS :

 

Il existe également des programmes d’Attestation d’études collégiales A.E.C. de courte ou moyenne durée destinés principalement aux personnes ayant quitté les études à temps complet depuis au moins 2 ans. Voici quelques exemples de programmes (consulte la section « formation continue »

 

Note : la plupart des programmes exigent d’avoir réussi les maths TS ou SN 4e (anciennement maths 536) ou son équivalent

LIENS RECOMMANDÉS :

 

Tu veux un avis de dessinateurs(trices) industriels sur leur métier ?, consulte les vidéos suivants :

 

 

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