Retour à la page du secteur métallurgie

SECTEUR :
MÉTALLURGIE
BACCALAURÉAT SPÉCIALISÉ B.ing
Consulte également la page
d’informations sur les
programmes
pré-universitaires en sciences
Ainsi que la section "liens recommandés" à la fin de cette page (dont des vidéos d'ingénieurs métallurgistes qui parlent de leur métier).
TÂCHES
ET RESPONSABILITÉS :
En tant qu’ingénieure ou ingénieur spécialisé(e) en métallurgie; tu seras responsable de concevoir, mettre à l'essai, coordonner et de gérer les procédés et opérations de fabrication de produits métalliques ou de transformation des métaux au sein d'une industrie métallurgique.
Tu auras pour tâches de :
Effectuer des études et concevoir, élaborer et spécifier les procédés et la machinerie pour concentrer, extraire, affiner et traiter les métaux et les minerais;
Réaliser des études sur les propriétés et les caractéristiques des matériaux et concevoir, élaborer et spécifier des procédés pour le moulage, le modelage, le façonnage et le traitement thermique des métaux, des alliages et des systèmes métalliques, des produits céramiques, des matériaux semi-conducteurs et autres matériaux;
Réaliser des études chimiques et physiques analytiques, des analyses de défaillance et autres études et recommander le choix et la conception du matériel, des mesures de contrôle de la corrosion, des analyses opérationnelles et autres procédures;
Coordonner les épreuves de production et de contrôle de l'affinage des métaux, les opérations de fusion et de fonderie ou les opérations de production de minerais non métallifères;
Planifier, coordonner et diriger des projets et préparer les matériaux, des estimations de coûts et de temps, des rapports et des devis de production concernant les procédés de transformation ou de fabrication;
Concevoir, élaborer, mettre au point et produit des pièces, composantes ou autres produits métalliques (ferreux ou non fereux);
Coordonner et gérer les procédés de transformation des métaux ou les procédés d'assemblage de produits métalliques;
Coordonner et gérer les activités de contrôle de la qualité de transformation des métaux ou d'assemblage des produits métalliques;
Coordonner et superviser le personnel d'une unité de production (technologues, techniciens, opérateurs, assembleurs, mécanciens industriels, électromécaniciens, manutentionnaires, journaliers, etc.);
Gérer toutes les ressources (humaines, matérielles et financières) nécessaires aux opérations de production au sein d'une PME manufacturière;
Participer à des projets de recherche et de développement de nouveaux procédés de transformation ou de nouveaux produits métalliques;
Rédiger des rapports techniques de conception, de maintenance ou de production.
Au sein d'une industrie de première transformation des métaux (aluminerie, aciérie, affinerie, fonderie); tu seras responsable de coordonner et gérer l'ensemble les procédés et des opérations et de contrôle de la qualité de transformation primaire (fonte, affinage, étirage, extrusion, laminage, moulage, tréfilage, etc.) de métaux ferreux comme l'acier ou de métaux non ferreux comme l'aluminium ou le cuivre; ainsi que les opérations de production de produits sidérurgiques (barres, billettes, ferro-alliages, feuilles, lingots, pièces en fonte, pièces moulées, pièces forgées, plaques de raffinage, profilés, poutrelles, tôles minces, tôles fortes, métal liquide, poudres métalliques, etc.), ainsi qu'en traitement thermique des métaux.
Ces produits sont notamment destinés aux industries du matériel de transport (aérospatiale, construction navale, automobile, matériel ferroviaire), à l'industrie de la fabrication métallique industrielle, à l'industrie du matériel électrique et à l'industrie de la construction.
Au sein d'une industrie de fabrication métallique industrielle; tu seras responsable de coordonner et gérer l'ensemble les procédés et des opérations et de contrôle de la qualité de la fabrication et l'assemblage de produits métalliques ferreux (acier d'armature, alliages, structures de bâtiments, carrosseries de véhicules, composantes de structures de matériel de transport, fils, matériaux et autres produits pour la construction, outils, tuyaux, etc.) ou de produits métalliques non ferreux dont notamment l'aluminium (alliages, matériaux de construction, composantes de structures pour matériel de transport, emballages, fils électriques, produits domestiques divers, etc.), le cuivre (matériel électronique, matériel électrique, câbles de télécommunications, batteries, matériaux de construction, composantes de matériel de transport, machines-outils, etc.) ou le titane (implants dentaires, matériaux pour toitures, pièces forgées et boulons pour aéronefs, structures de blindage pour navires ou aéronefs militaires, etc.).
Au sein d'une industrie du matériel de transport terrestre ou d'une industrie aérospatiale ou d'une industrie de fabrication de machinese et équipements industriels; tu seras responsable de coordonneret gérer les opérations de l'ensemble les procédés et des opérations et de contrôle de la qualité de d'alliages et composantes mécano-soudés destinés à l'assemblage de véhicules, de machines ou autres types d'équipements au sein d'une industrie du matériel de transport (aérospatiale, construction navale, automobile, véhicules lourds routiers, véhicules récréatifs, matériel ferroviaire) ou une industrie de fabrication de machines et équipements industriels (machines, robots, matériel de manutention, équipements industriels, etc.).
Enfin, tu pourras aussi être appelé(e) à participer à des projets de recherche et de développement de nouveaux procédés de fabrication ou de nouveaux produits (par exemple dans l'amélioration des aspects anticorrosion, antifatigue, anti-rupture, durabilité des produits).
Après quelques années d’expérience, tu pourrais
même occuper un poste de directeur(trice)-adjoint(e)
ou de directeur(trice) de la production. Tu seras responsable de gérer toutes
les opérations, les services et le personnel de l’usine affecté à la
transformation ou fabrication des produits, au contrôle de la qualité et à
l’entretien des équipements. Tu devras bien encadrer ton personnel et leur
donner tout le soutien nécessaire afin d’optimiser la production au sein de
l’entreprise.
QUALITÉS
ET APTITUDES NÉCESSAIRES :
- Être attiré par les technologies qui nous entourent
- Avoir une bonne santé : ne pas avoir d'allergies, bonne résistance au bruit, à la chaleur et à la poussière
- Aptitudes pour les mathématiques, les sciences et le dessin technique
- Bonne perception des formes
- Capacité de bien comprend des plans et devis puisque tu devras en dessiner des plans d'assemblage et les expliquer aux ouvriers et opérations lors de la production (en fabrication métallique industrielle)
- Capacité d’analyse et de synthèse et sens logique pour analyser
efficacement les métaux ou les procédés
- Sens des responsabilités car tu seras responsable de l’ensemble des opérations et du personnel de la production
- Bon jugement et rigueur scientifique pour bien te guider vers des pistes de solutions pour résoudre différents problèmes de procédés ou de production
- Minutie, précision, souci du détail pour produire ou transformer des métaux de qualité
- Créativité, imagination et ingéniosité pour pouvoir proposer tes idées et participer la conception et réalisation de produits de qualité (en fabrication métallique industrielle)
- Autonomie, débrouillardise et flexibilité car tu seras parfois seul(e) pour exécuter certaines tâches et résoudre différents problèmes
- Facilité à travailler en équipe et leadership car tu auras à travailler en collaboration avec des ouvriers, technologues et autres ingénieurs
PROFESSIONS
APPARENTÉES :
-
Chercheur(e) en
génie métallurgique (avec un doctorat)
-
Ingénieur(e) en matériaux
- Ingénieur(e) en procédés métallurgiques
- Officier du génie aérospatial (Forces armées)
- Officier du génie électrique et mécanique (Forces armées)
- Scientifique de la défense (poste civil)
EMPLOYEURS
POTENTIELS :
- Centres de recherches publics et privés
- Chantiers maritimes (Chantier naval Forillon, Groupe Verreault, etc)
- Entreprises spécialisées en haute-technologie
- Gouvernements (inspection technique)
- Manufacturiers de charpentes métalliques
- Manufacturiers de machines et équipements industriels (chaudières, générateurs de vapeur, réservoirs et contenants d’expédition, machines industrielles, matériel forestier, matériel agricole, matériel minier, matériel de construction, etc)
- Manufacturiers de matériel ferrroviaire (voitures de trains ou métro, pièces ou composants en métal)
- Manufacturiers de pièces ou composants en métal pour aéronefs (moteurs, trains d'atterrissage, systèmes de controlei du carburant, composants de structures)
- Manufacturiers de pièces ou composants en métal pour véhicules routiers (autos, autobus, camions, véhicules spéciaux, etc)
- Manufacturiers de pièces ou composants pour véhicules récréatifs (motoneiges, VTT, véhicules de camping, embarcations nautiques, etc)
- Manufacturiers d'appareils ou équipements électriques (appareillage ou équipements pour centrales, machines électriques industrielles, etc)
- Manufacturiers d'appareils ou équipements électroniques (systèmes de communication, équipements électroniques industriels, etc)
- Manufacturiers de machines et équipements industriels (machines industrielles, matériel forestier, matériel agricole, matériel minier, matériel de construction, etc)
- Manufacturiers de produits métalliques pour le bâtiment
- Manufacturiers de produits métalliques de toutes sortes (équipements récréatifs, jouets, outils, réservoirs, contenants et boîtes, meubles, etc)
- Manufacturiers de véhicules récréatifs (motoneiges, VTT, véhicules de camping, embarcations nautiques, etc)
- Manufacturiers de véhicules routiers (autobus, camions, véhicules spéciaux, etc)
- Cégeps
(consulte aussi le centre collégial de transfert de technologie du Cégep de
Trois-Rivières, le Centre de
métallurgie du Québec)
-
Conseil
national de recherches du Canada (Centre de technologies de l'aluminium)
à Saguenay rattaché au
- Universités
(consulte aussi une liste
des organismes de reccherche en génie métallurgique)
Laboratoire de
biomatériaux pour l'imagerie médicale de l'Université Laval,
Laboratoire
de métallurgie des poudres de l'Université Laval,
Laboratoire
SUstainable Process Engineering Research in METallurgy (SuperMET) de
l'Université Laval,
Mcgill Institute for
advanced materials,
Centre
interuniversitaire de recherche sur l'aluminium (UQAC, Laval, Mcgill, Sherbrooke, Polytechnique et ÉTS),
PERMIS
DE PRATIQUE :
Au Québec, Pour pratiquer la profession d’ingénieur(e); tu dois obligatoirement devenir membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec. Cette profession est régie par une loi et un code de déontologie qui ne permet qu’aux détenteurs de ce titre de pratiquer dans le domaine.
Depuis le 1er avril 2022, le programme de juniorat sera aboli et les titres d’ingénieur junior et d’ingénieur stagiaire ne seront plus reconnus. Ce qui veut dire que vous ne pourrez plus vous réinscrire au tableau comme membre junior ou stagiaire.
Il sera remplacé par le programme de Candidat(e) à la profession d'ingénieur CPI
Après avoir complété tes études universitaires en génie, tu devras compléter le Programme de candidat(e) à la profession d'ingénieur ET
acquérir une expérience professionnelle rémunérée en milieu professionnel sous la supervision d’un(e) ingénieur(e) senior(e) expérimenté(e).
Par la suite, tu auras à subir l'examen professionnel et sa réussite te permettra d’obtenir le permis d’ingénieur(e).
Voici un tableau démontrant la comparaison entre l'ancien programme de juniorat et le nouveau programme de CPI :
|
|
Juniorat | Programme CPI |
| Titre |
|
|
| Durée de l’expérience pratique |
36 mois, dont 12 mois canadiens, avec possibilité d’équivalences et crédits. |
24 mois, en plus de l’atteinte des compétences requises, avec possibilité d’équivalences et crédits |
| Limite de temps |
Aucune (Jusqu’au 31 mars 2022) |
5 ans pour réussir le programme d’accès à la profession |
| Parrainage |
Parrainage facultatif |
Accompagnement intégré dans le rôle du superviseur |
| Certification de l’expérience |
Expérience certifiée par 2 ingénieurs |
Expérience certifiée par 1 ingénieur (le superviseur) |
| Examen professionnel |
Réussite de l’examen professionnel |
Formation en ligne (près de 30 heures) + réussite de l’examen professionnel |
Toutefois, des crédits d'expérience peuvent être accordés pour un stage rémunéré ou non rémunéré d'au moins 4 mois réalisé au cours des études universitaires en génie, voir la page suivante.
Des crédits d'expérience peuvent aussi être accordés pour études supérieures complétées dans un programme de maîtrise en génie, voir la page suivante.
EXIGENCES
DES EMPLOYEURS :
-
Connaissance de l’anglais (certains exigent le bilinguisme)
-
Polyvalence
- Bonne connaissance en informatique (logiciels de CAO et FAO,
logiciels de gestion de la production, logiciels de contrôle des systemes
automatisés)
-
Facilité d’adaptation aux nombreux changements technologiques
PLACEMENT :
Selon
les données disponibles au 31 janvier 2021 :
Pour le Baccalauréat en génie des matériaux :
Le placement est bon, 69 % des répondants(es) qui se sont dirigés vers le marché du travail ont obtenu un emploi relié à leurs études dont la presque totalité sont à temps complet
Quelques répondants(es), soit 20 % ont poursuivi leurs études au niveau de la maîtrise.
|
NOMBRE DE
RÉPONDANTS |
NOMBRE EN EMPLOI RELIÉ |
NOMBRE À TEMPS COMPLET |
NOMBRE |
| 20 | 11 | 11 | 4 |
Note 1 : légère hausse du taux de placement par rapport aux années précédentes (était de 65 % en 2019 et 62 % en 2017).
Note 2 : baisse du nombre de répondants(es) poursuivant des études supérieures (était de 20 % en 2019 et 19 % en 2017).
Sources : Ministère de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec
SALAIRE :
Selon
les données de 2026 :
Le salaire
moyen en début de carrière était de :
- 32,54 $/heure (35 hres/sem) en moyenne en tant que professionnel(le) de recherche ou agent(e) de recherche ou attaché(e) de recherche ou assistant(e) de recherche - niveau 2 (avec une maîtrise) au sein des universités
- 32,69 $/heure (35 ou 40 hres/sem) en tant que candidat(e) à la profession d'ingénieur(e) et augmente à 38,46 $/heure en tant qu'ingénieur(e) au sein des PME
- 33,77 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que candidat(e) à la profession d'ingénieur(e) et augmente à 40,33 $/heure en tant qu'ingénieur(e) au sein des grandes sociétés de génie conseil
- 34,62 $/heure + bonis de performance moyens de 3 à 5 % (40 hres/sem) en tant que candidat(e) à la profession d'ingénieur(e) et augmente à 39,43 $/heure au sein des grands manufacturiers de l'aérospatial (maîtrise généralement exigée)
- 34,75 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que candidat(e) à la profession d'ingénieur(e) et augmente à 46,25 $/heure en tant qu'ingénieur(e) au sein des grands manufacturiers de produits métalliques industriels (charpentes, tôles fortes, tubes et tuyaux, etc.)
- 35,01 $/heure (35 hres/sem) en moyenne en tant que professionnel(le) de recherche ou agent(e) de recherche ou attaché(e) de recherche ou assistant(e) de recherche - niveau 3 (avec une scolarité de doctorat) au sein des universités
- 35,01 $/heure (35 hres/sem) en tant que candidat(e) à la profession d'ingénieur(e) et augmente à 39,21 $/heure en tant qu'ingénieur(e) chez Hydro-Québec
- 35,25 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que candidat(e) à la profession d'ingénieur(e) et augmente à 47,00 $/heure en tant qu'ingénieur(e) au sein des grandes industries du matériel de transport terrestre (routier et ferroviaire)
- 35,50 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que candidat(e) à la profession d'ingénieur(e) et augmente à 44,00 $/heure en tant qu'ingénieur(e) au sein des grands chantiers navals
- 35,25 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que candidat(e) à la profession d'ingénieur(e) et augmente à 46,00 $/heure en tant qu'ingénieur(e) au sein des grands manufacturiers de machines et équipements industriels
- 37,81 $/heure (37,5 hres/sem) en tant que candidat(e) à la profession d'ingénieur(e) et augmente à 42,20 $/heure en tant qu'ingénieur(e) dans la fonction publique fédérale
- 37,81 $/heure (37,5 hres/sem) en tant que candidat(e) à la profession d'ingénieur(e) et augmente à 49,50 $/heure en tant qu'ingénieur(e) au sein de l'Agence spatiale canadienne
- 40,50 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que candidat(e) à la profession d'ingénieur(e) et augmente à 54,50 $/heure en tant qu'ingénieur(e) au sein des grandes industries de première transformation des métaux
- 43,03 $/heure (37,5 hres/sem) en tant scientifique de recherche en ingénierie (avec une maîtrise) dans la fonction publique fédérale
- 44,34 $/heure (37,5 hres/sem) en tant scientique de la Défense en ingénierie (avec une maîtrise, poste civil) dans la fonction publique fédérale
- 44,50 $/heure (40 à 50 hres/sem) en tant que candidat(e) à la profession d'ingénieur(e) et augmente à 60,00 $/heure en tant qu'ingénieur(e) au sein des grandes compagnies minières
- 48,77 $/heure (37,5 hres/sem) en tant scientifique de recherche en ingénierie (avec un doctorat) dans la fonction publique fédérale
- 57,59 $/heure (37,5 hres/sem) en tant scientifique de la Défense en ingénierie (avec un doctorat, poste civil) dans la fonction publique fédérale
- 60,17 $/heure (37,5 hres/sem) en tant scientique de recherche en ingénierie (avec un doctorat) au Conseil national de recherches Canada CNRC
- 5 675 $/mois (au grade de lieutenant) et augmente à 7 841 $/mois (au grade de capitaine) après 5 ans en tant qu'officier du génie aérospatial ou officier du génie électrique et mécanique au sein des Forces canadiennes (Force régulière)
- 186,44 $/jour (au grade de lieutenant) et augmente à 239,24 $/jour (au grade de capitaine) en tant qu'officier du génie aérospatial ou officier du génie électrique et mécanique au sein des Forces canadiennes (Réserve)
Note : baisse de la moyenne salariale en tant qu'ingénieur-stagiaire au sein des PME par rapport aux années précédentes (était de 36,26 $ en 2022 et 28,60 $ en 2019).
Sources : Ministère de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec, Commisison de la Fonction publique du Canada, Syndicat des ingénieurs d'Hydro-Québec, Emploi Québec et Réseau des ingénieurs du Québec.
PORTRAIT DE LA PROFESSION :
(soit
1 077 de plus qu'en 2024; 2 6 49 de plus qu'en 2023; 3 559 de plus qu'en 2022;
7 467 de plus qu'en 2021 et 10 964 de plus qu'en 2019).
Les candidats(es) à la profession d'ingénieur(e) CPI :
Au 31 mars 2025, il y avait 14 113 "candidats-es à la profession d'ingénieur
CPI" (dont
2 964 femmes).
(soit 1 913 de plus qu'en 2022; 2 817 de plus qu'en 2020;
108 de moins
qu'en 2019).
De ce nombre, on y comptait 4 155 nouvelles candidates et
nouveaux candidats (dont 914 femmes) ont été accueillis au cours de
cette année.
(soit 268 de moins qu'en 2023;
424 de plus qu'en 2022; 557 de plus qu'en 2019).
Profession en majorité masculine, puisqu'ils représentaient
78 % des membres, alors que les femmes ne représentaient que 22 %.
(étaient
21 % en 2023; 21 % en 2021; 20 % en 2019
et 19 % en 2019).
Une hausse
du nombre de femmes dans les cohortes étudiantes des universités québécoises
laissent prévoir que près du quart des ingénieurs seront des femems au cours
des prochaines années.
(était de 30 % en 2025; 23 % en 2023;
21 % en 2021 et 15 % en 2019).
En 2025, la moyenne canadienne de femmes chez les nouveaux ingénieurs était
de 22 %
(28 % à T-N-L, 25 % en Nouvelle-Écosse, 22 % au
Nouveau-Brunswick, 23 % aum Manitoba, 22 % en Alberta, 21 % en BC et 21 % en
Ontario).
L'âge moyen des finissants(es) au baccalauréat en génie était de 23 ans.
L'âge moyen des candidats(es) à la profession d'ingénieur(e) CPI était de 27 ans.
Plus de 94 % avaient le français comme langue première au travail et 6 % avaient l'anglais.
Près de 29 % des personnes récemment diplômées en génie étaient issues de l'immigration.
Les ingénieurs(es)
De ce nombre, 3 000 personnes (dont 258 femmes) ont obtenu le titre "ingénieur-e" au cours de cette année.
Parmi ceux-ci, 638 ont obternu leur diplôme d'ingénieur à l'étranger.
Plus de 99 % avaient le français comme langue première au travail et moins de 1 % avaient l'anglais.
Plus de 84 % des membres de cett profession étaient des hommes, mais pourrait accueillir davantage de femmes qui ne représentaient que 16 % des ingénieurs(es).
C'est la seconde profession libérale ayant la plus faible proportion de femmes (derrière les arpenteurs-géomètres avec 15 %
et juste devant les ingénieurs forestiers avec 19 %).En 2025, la moyenne canadienne était de 16 %
(17 % en
BC, 17 % en Alberta, 15 % en Ontario, 15 % en Nouvelle-Écosse, 16 % à T-N-L,
14 % au Manitoba, 14 % au Nouveau-Brunswick et 13 % en Saskatchewan)
En comparaison avec d'autres pays, les femmes représentaient 24 % en France, 23 % en Australie, 21 % en Allemagne, 20 % en Belgique, 20 % en Italie, 17 % en UK, 16 % aux USA.
Par contre, la tendance est une hausse de la féminisation de la profession, puisqu'elles représentaient 13 % en 2012; 14 % en 2014; 14 % en 2015; 15 % en 2018, 2020 et 2022.
Plus de 17 % des nouveaux ingénieurs(es) issus de
l'immigration ont été accueillis au Québec.
(en comparaison avec
l'Ontario qui était de 36 %., la BC qui était de 28 % et la moyenne
canadienne qui était de 40 %).
Toutefois, ce sont 24 % de l'ensemble des immigrants au Québec qui ont choisis la profession d'ingénieur(e).
Plus de 97 % des ingénieurs(es) occupaient un poste à temps complet.
Près de 6 % des ingénieurs(es) étaient des travailleurs(euses) autonomes.
Autre fait intéressant, il y avait près de 3 200 ingénieurs(es) membres de l'Ordre des ingénieurs du Québec qui exerçaient à l'étranger (USA, France, UK, Allemagne, Espagne, Chine, Japon et bien d'autres...).
L'âge moyen d'un(e) ingénieur(e) était de 42 ans (38 ans chez les femmes et 45 ans chez les hommes).
La répartition des ingénieurs(es) selon leur âge était :
7 % avaient moins de 29 ans
33 % avaient entre 30 et 39 ans
31 % avaient entre 40 et 49 ans
22 % avaient entre 50 et 59 ans
8 % étaient âgés de 60 ans et +
La répartition des ingénieurs(es) selon leur niveau de scolarité était :
70 % détenaient un baccalauréat (ou l'équivalent)
27 % détenaient une maîtrise (ou l'équivalent)
3 % étaient titulaires d'un doctorat (avec ou sans formation postdoctorale)
La répartition des ingéneiurs(es) selon la spécialité était :
ingénieurs civils : 21 %
ingénieurs mécaniciens : 15 %
ingénieurs électriciens et électroniciens : 14 %
ingénieurs informaticiens : 12 %
ingénieurs en logiciel : 12 %
ingénieurs industriels, en production automatisée et en robotique : 8 %
ingénieurs en aérospatiale : 6 %
ingénieurs chimistes et biotechnologistes : 3 %
ingénieurs en bâtiment et construction : 2 %
ingénieurs biomédicaux : 2 %
ingénieurs en matériaux : 1 %
ingénieurs géologues : 1 %
ingénieurs miniers : 1 %
autres ingénieurs : 2 %
La répartition des ingénieurs(es) - toutes spécialités confondues selon le type d'employeur était :
37 % au sein des autres entreprises manufacturières
23 % au sein des firmes d'ingénieurs conseils
9 % au sein des administrations publiques et organismes parapublics (fédérale, provinciale, municipalités, MRC et communautés métropolitaines)
7 % au sein des entreprises de services (entreprises de services informatiques, compagnies d'assurances, institutions bancaires, entreprises de télécommunications, etc.)
6 % au sein des entreprises de construction (commerciale, instituttionnelle, industrielle et génie civil)
5 % au sein des manufacturiers de produits aérospatiaux et leurs pièces
4 % au sein des entreprises de transport (aérien, ferroviaire, maritime et routier)
3 % au sein des entreprises et organismes d'utilité publique (Hydro-Québec, Énergir, Société québécoise des infrastructures, sociétés publiques de transport urbain, autorités aéroportuaires et portuaires, etc)
2 % au sein des manufacturiers de matériel de transport terrrestre (routier ou ferroviaire)
2 % au sein des établissements de santé ou des établissements d'enseignement (CISSS, CIUSSS, CHU, centres de services scolaires, cégeps, universités)
1 % au sein des entreprises d'exploitation des ressources naturelles (agricoles, forestières, minières, gazières, pétrolières)
près de 1 % des entreprises métallurgiques (alumineries, aciéries, affineries, fonderies, fabrication métallique)
moins de 1 % au sein des entreprises commerciales de gros
- 36 % dans la région de l'Île-de-Montréal
- 15 % en Montérégie
- 12 % dans la région de la Capitale Nationale
- 6 % en Estrie
- 5 % dans la région de Laval
- 5 % dans les Laurentides
- 4 % en Chaudière-Appalaches
- 3 % au Saguenay-Lac-Saint-Jean
- plus de 2 % dans Lanaudière
- plus de 2 % en Mauricie
- 2 % dans le Centre-du-Québec
- près de 2 % en Outaouais
- près de 2 % en Abitibi-Témiscamingue
- 1 % dans le Bas-Saint-Laurent
- moins de 2 % dans les autres régions (Côte-Nord, Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine, Nord-du-Québec)
- De plus, il faut ajouter que près de 2 300 ingénieurs(es) membres de l'Ordre des ingénieurs du Québec exerçaient ailleurs au Canada (principalement en Ontario et en Alberta)
- Enfin, autre fait intéressant, il y avait près de 600 ingénieurs(es) membres de l'Ordre des ingénieurs du Québec exerçaient à l'étranger (la moitié aux USA, mais également dans une soixantaine de pays dont : France, UK, Allemagne, Espagne, Chine, Japon et bien d'autres...).
Les ingénieurs(es) en matériaux
Selon Emploi-Québec; il y avait plus de 600 ingénieurs(es) métallurgistes et en matériaux en emploi au Québec en 2025.
Plus de 81 % étaient des hommes, alors
que les femmes ne représentaient 19 % des membres de cette profession
(étaient 17 % en 2022, une proportion plus élevée que les ingénieurs chimistes et les ingénieurs
miniers).
Plus de 43 % étaient âgés entre 25 et 44 ans, 24 % avaient entre 45 et 54 ans, 21 % étaient agés de 55 ans et plus et 13 % de moins de 24 ans.
La répartition des membres selon leur type d'employeur était :
23 % au sein des industries de première transformation des métaux (alumineries, aciéries, affineries, fonderies)
20 % au sein des sociétés de génie conseil
15 % au sein des manufacturiers de matériel de transport terrestre
10 % au sein des manufacturiers de produits aérospatiaux
10 % au sein des manufacturiers de machines et équipements industriels
7 % au sein des manufacturiers de produits métalliques
7 % au sein des compagnies minières
2 % au sein de centres de recherches
2 % au sein des manufacturiers de matériel de transport maritime (embarcations nautiques, chantiers navals, etc.)
4 % dans d'autres milieux
PERSPECTIVES D’AVENIR
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend des tendances qui influencent le secteur manufacturier, surtout l'industrie de la première transformation des métaux, de l'utilisation de nouveaux matériaux et de l'importance accordée à la productivité par les dirigeants d'entreprise.
Aussi, au cours des dernières années, la recherche a évolué rapidement dans le secteur des matériaux, permettant l'apparition de nouveaux métaux, céramiques, matières plastiques, matériaux composites ou électroniques, etc.
Ces nouveaux matériaux trouvent des applications concrètes dans plusieurs industries, dont celles de la première transformation des métaux, de la fabrication de produits métalliques et des équipements de transport.
L'utilisation croissante de nouveaux matériaux favorise bien sûr l'emploi des ingénieurs métallurgistes et des matériaux.
Le secteur du biomédical (biomatériaux pour les prothèses, pour les instruments chirurgicaux, etc.) et celui des articles de sport (fabrication de matériaux légers et résistants) sont les plus prometteurs.
Enfin, s
L'industrie aérospatiale vit souvent des hauts et des bas.
Il faut savoir que dans ce domaine, la croissance économique est cyclique car il peut arriver qu'une entreprise obtienne un important contrat qui fournira du travail pendant plusieurs mois, sinon quelques années, mais par la suite les activités ralentissent pendant plusieurs mois.
De façon générale, les perspectives dépendent du nombre et de l’importance des contrats qu’obtiennent les grands manufacturiers de l'aérospatial surtout ceux présents au Québec (Airbus, Bombardier, Bell Helicopter, Pratt & Whitney, GE Aviation, Rolls Royce), puisque Les conséquences se répercutent alors aussi sur les nombreux sous-contractants d'ici Mais également les autres grands joueurs de industrie dans le monde (Boeing, Airbus, Embraer, ATR, BAE Systems, SAAB, Cessna, General Dynamics, etc.) dont plusieurs entreprises québécoises y sont des sous-traitants.
Mais, ce n'est pas unique au Québec, puisque la plupart des grandes villes aéronautiques du monde (Seattle aux USA, Toulouse en France, Hambourg en Allemagne, Wichita aux USA ou Atlanta aux USA) connaissent ou ont déjà connu des périodes d'incertitude et dépendent des décisions du principal constructeur de la région. Pourtant, plusieurs dizaines de milliers de travailleurs(euses) y sont toujours actifs malgré ces changements importants.
Poussée par les départs à la retraite et l'innovation technologique, l'industrie aérospatiale québécoise recrute massivement, aura plus de 65 000 postes à pourvoir d'ici 2035 afin de combler un carnet de commande historique.
Au Québec, on peut compter sur plusieurs grands noms de l'industrie sont situés au Québec tels que : Airbus, Bombardier Aerospace et Bell Textron,
ainsi que Pratt & Whitney, MDA Corp, CAE, EMS Esterline, Thales, GE Aerospace, Heroux Devtek, Safran Landig Systems, Rolls Royce Aeropace, L3 Harris ayant des contrats avec de grands manufacturiers importants partout dans le monde comme Airbus, Boeing, Embraer, Dassault, ATR, Cessna, Bell Textron, Sikosky, Pilatus et autres.
Enfin, plusieurs PME sont également présentes au Québec et figurent très bien dans le palmarès mondial des petits fournisseurs de l'industrie aérospatiale.
Toutefois, les opportunités pour les ingénieurs(es) en aérospatiale se trouveront principalement chez les grands avionneurs et équipementiers.
Plusieurs contrats déjà conclus et à venir :
le carnet de commande de Airbus Canada dépasse désormais les 1 100 appareils A220 au total. Récemment, le carnet s'est enrichi d'une commande historique de 150 avions par AirAsia et de 10 appareils par BermudAir, assurant une production locale jusqu'à la fin de la décennie.
Bombardier Aerospace assemblera notamment jusqu'à 160 Challenger 3500 pour l'entreprise Vista Private Aviation.
Bombardier Aerospace assemblera 6 Challenger 6500 pour l'Aviation royale canadienne
Bombardier construit des composants structurels majeurs (comme le fuselage avant) du Global 8000 à son usine de Montréal pour Vista Jet et Bond
Bell Textron construit en continu son hélicoptère civil Bell 407 et obtient de nombreux nouveaux contrats partout dans le monde dont Air Methods, l'entreprise suisse Centaurium Aviation, ainsi que les compagnies canadiennes Nunavik Rotors (filiale d'Air Inuit) et Wisk Air Helicopters
le géant suédois Saab prévoit un partenariat avec Bombardier pour assembler au Québec le nouvel avion de chasse canadien F-35A Lightning II
Bombardier Aerospace prévoit d'ouvrir une nouvelle usine au Québec pour installer elle-même l'habillage électronique et les radars du nouvel avion de chasse canadien F-35A Lightning II construit par SAAB
CAE prévoit obtenir le contrat de construction du simulateur de vol du nouvel avion de chasse canadien F-35A Lightning II
Pratt & Whitney a obtenu le contrat pour assembler les moteurs du Airbus A220
Heroux Devtek a obtenu un contrat avec Airbus Canada pour l'assemblage du train d'atterrissage du A220
Heroux Devtek a obtenu un contrat avec Airbus en France pour concevoir les moteurs et les systèmes de propulsion intégrés sur divers appareils de la flotte A330, A400M, A350-1000ULR et A321XLR
Heroux Devtek a obtenu un contrat avec Boeing pour la fabrication des composantes critiques du train d'atterissage des Boeing 777 et 777X
Heroux Devtek a obtenu un contrat avec Sikosski pour concevoir et développer le système de train d'atterrissage du gros hélicoptère militaire Sikorsky CH-53K King Stallion
Heroux Devtek a obtenu un contrat avec Embraer afin de fournir des composants et des trains d'atterrissage complets pour les jets d’affaires et le cargo militaire KC-390
CAE a obtenu un contrat avec Airbus Helicopters afin de construire un simulateur de vol pour les hélicoptères d'entraînement H135 acquis par l'Aviation royale canadienne
les entreprise Alta Précision et Heroux Devtek fabriquent des pièces critiques de trains d'atterrissage pour ELEB Aerospace qui équipent les avions de ligne de la génération E2 de Embraer
L3 Harris décroché d'importants contrats gouvernementaux (environ 1,5 milliard de dollars conjointement avec Airbus) pour l'entretien à long terme et la fabrication de pièces de rechange de la flotte d'avions de transport CC-330 Husky.
Mitchell Aerospace détient un contrat à long terme avec De Havilland Canada afin de fabriquer des pièces moulées en magnésium et en aluminium pour le turbopropulseur régional Dash 8-400, le turbopropulseur utilitaire Twin Otter Classic 300-G et l'avion-citerne amphibie de lutte contre les incendies De Havilland Canadair 515
Mitchell Aerospace a obtenu un contrat avec l'entreprise américaine Collins Aerospace afin de fabriquer des pièces mécaniques des aérostructures des fuselages de modèles tels que : l'Airbus A320neo, l'Airbus A350 XWB, le Boeing 787 Dreamliner, le Boeing P-8 Poseidon, le Lockheed C-5M Super Galaxy, l'Embraer C-390 Millennium, le Dassault Falcon 6X et le Gulfstream G400.
Mitchell Aerospace a obtenu des contrats avec Pratt & Whitney afin de fabriquer des composantes métalliques des moteurs d'aéronefs dont ceux du Airbus A220
le Groupe Meloche fabriquera des pièces pour le Rafale de Dassault
27 entreprises québécoises ont obtenu un contrat avec Bombardier pour des pièces ou composantes du Global ou du Challenger comme Thales, Héroux Devtek, Avior, Atlas Aeronautik, Groupe Meloche, FDC Aerocomposites, Groupe DCM, etc..
plusieurs entreprises québécoises ont obtenu un contrat avec Airbus pour des pièces ou composantes du A220 comme EMS Esterline, le Groupe Meloche, M1 Composites Technologies, Avianor, Groupe DCM, etc.
plusieurs entreprises québécoises ont des contrats avec Bell Textron pour des pièces ou composantes de l'hélicoptère Bell 407 comme Avior, Optima Aero, Dart Aerospace, etc.
etc.
Pour plus de détails, consulte le Comité sectoriel de la main-d’œuvre en aérospatial qui a fait un portrait de l’industrie aérospatiale québécoise.
L'industrie navale canadienne, tout comme ailleurs dans le monde a subi des années tumultueuses.
Le marché dépend de la valeur et du nombre de contrats qu'obtiennent les chantiers navals.
Tout comme son cousin l'industrie aérospatiale, l'industrie maritime et navale est cyclique.
En effet, un chantier naval peut obtenir un important contrat pour la construction du navire qui procurera du travail pour les 3 prochaines années. Ensuite, lorsque la construction du navire est terminée, il y a un certaine période "morte" puisque l'entreprise est en négociation pour obtenir un nouveau contrat ou a obtenu un contrat moins important. Donc, pendant ce temps, les employés n'ont peu ou pas de boulot. Lorsque le contrat est signé, les activités reprennent.
Or, il semble que pour les prochaines années, on prévoit de meilleures perspectives que dans les dernières années, puisque plusieurs chantiers navals obtiennent des contrats d'importance et certains sont en cours d'agrandissement.
Le placement est très bon avec d'excellentes conditions de travail au sein des chantiers navals partout au Canada dont le le Chantier Davie Yard au Québec, le Chantier naval Verreault au Québec, le Chantier naval Forillon au Québec, le Chantier de réparation navale Mount Royal Walsh au Québec, Irving Shipbuilding en Nouvelle-Écosse, Allied Shipbuilding en BC, Vancouver Shipyards en BC, Victoria Shipyards en BC.
Alors que le salaire moyen dans les chantiers navals canadiens est 30 % plus élevé que la moyenne du secteur manufacturier, l’industrie maritime canadienne est globalement novatrice et soutient les travailleurs qualifiés.
De plus, des emplois sont également possibles aux États-Unis (ex : American Overseas au Massachussetts, Bath Iron Works au Maine, American Shipbuild en Pennsylvanie, le chantier de la Portsmouth US Navy Shipyard au New Hampshire, le chantier de la US Navy Norfolk Navy Shipyard en Virginie)
Et même ailleurs dans le monde (ex : Damen Shipyards à Cuba, Belgique, Royaume-Uni et Pays-Bas; Fincatieri en Italie, Constructions mécaniques de Normandie en France, SOCAREM en France, STX Europe en France, Allemagne et Finlande, Groupe DCNS dans divers chantiers en Europe et en Asie, etc).
Voici quelques exemples de contrats récents obtenus par les chantiers navals canadiens (en date du printemps 2023) :
Un crevetier pour une entreprise de pêches en construction par les Entreprises maritimes Bouchard
Un crabier pour une entreprise de pêches de la Gaspésie en construction par Conception navale FMP
Des bateaux de recherche & sauvetage pour la Garde côtière canadienne en construction par le Chantier maritime Forillon
Des traversiers pour la Société des traversiers du Québec en construction par le Groupe Océan à son chantier de Les Méchins (auparavant, Verreault)
Un brise-glace pour la Garde côtière canadienne en construction par Meridien Maritime
Des remorqueurs pour la Marine royale Canadienne en construction pour le Groupe Océan
Des brise-glace pour la Garde côtière canadienne en construction par le Davie Industries
L'obtention d'une nouvelle certification internationale pour la la réparation de navires de sauvetage par Navmar réparations navales qui lui permettra d'obtenir des contrats avec les gardes côtières de nombreux pays
Le contrat d'installation et d'entretien du système IPMS (Integrated Platform Management System) de gestion intégrée des systèmes à bord des 2 navires de soutien interarmées de la Marine royale canadienne octroyé par Seaspan Shipbuilding à l'entreprise L3 MAPPS située à Montréal
Marmen prévoit un contrat important avec Thyssenkrupp Marine Systems (TKMS) pour Marmen pour la fabrication de sections de coque pour les nouveaux sous-marins de la Marine royale canadienne
L'industrie québécoise du matériel de transport terrestre affiche des perspectives de croissance solides axées sur la transition énergétique et la mobilité durable. Porté par une importante base manufacturière, le secteur bénéficie d'investissements publics massifs pour l'électrification des transports collectifs et routiers.
Face à la pénurie de main-d'œuvre et à la hausse des coûts, les fabricants et transporteurs se concentrent sur la formation de la relève et l'amélioration de la résilience opérationnelle.
Cette industrie pivote massivement vers l'électrification, la connectivité et les solutions de mobilité durable pour décarboner le réseau routier. Porté par un écosystème d'ingénierie sur mesure et un savoir-faire ferroviaire de calibre mondial, le secteur intègre activement l'autonomie et les technologies de pointe tout en diversifiant ses motorisations (propulsion électrique, gaz naturel et hydrogène) pour répondre aux défis logistiques modernes.
Ses principaux axes de développement sont orientés vers :
Électrification et innovation : Développement accéléré de véhicules électriques, de camions hybrides et intégration de technologies de pointe pour optimiser les chaînes logistiques par la multiplication des flottes de livraison urbaine et régionale 100 % électriques.
Soutien gouvernemental : Le gouvernement du Québec a injecté des milliards de dollars par pour financer des projets d'infrastructures et moderniser les flottes de transport public.
Biocarburants et carburants plus écologiques : Adoption croissante du gaz naturel et exploration de l'hydrogène pour les longues distances.
Équipements optimisés : Conception de remorques et bennes elliptiques allégées pour maximiser la charge utile.
Design de pointe : Forte expertise québécoise dans le développement de pièces spécialisées en petits volumes.
Connectivité des flottes : Intégration massive de la télématique pour optimiser la maintenance et réduire l'empreinte carbone.
Modernisation ferroviaire : Consolidation d'un pôle d'excellence en transport guidé et sous-traitance industrielle.
Pour plus de détails, consulte Propulsion Québec l'organisme de soutien au développement de véhcules zéro émission
et le Comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la fabrication métallique industrielle qui fournit des infos sur les carrières et un portrait de l’industrie de ce secteur.
Cette industrie fait face à une rareté de main-d'œuvre chronique qui s'accentue.
Le renouvellement de la main-d'œuvre crée un volume constant de postes vacants.
Les PME, qui forment la majorité du tissu industriel québécois, intègrent massivement la robotique et de nouveaux procédés.
L’industrie de la fabrication métallique est propulsée par l'automatisation avancée, la durabilité environnementale et l'adoption de technologies de découpe ultra-haute puissance. Ces innovations permettent aux ateliers de surmonter les pénuries de main-d'œuvre et de répondre à des normes écologiques strictes.
Toutefois, elle fait face à des bouleversements économiques majeurs causés par l'instabilité persistante du coût des matières premières liée aux tensions commerciales mondiales et l'Impact direct des taxes et des droits d'importation sur les flux commerciaux par l'administration américaine puisque les États-Unis achetaient près de 90 % de ses exportations, la filière subit une baisse marquée de sa compétitivité.
Les tendances et les perspectives de croissance au sein de cette industrie seront portées vers :
Lasers fibre grand format : Remplacement des tables de plasma par des systèmes de découpe laser massifs et ultra-performants.
Robotisation et commande numérique (CNC) : Intégration accrue de la robotique pour pallier le manque d'ouvriers qualifiés
Alliages spécialisés : Développement de métaux plus légers et résistants pour l'aéronautique et les véhicules électriques.
Acier et métaux verts : Demande croissante pour des procédés de fabrication à faible empreinte carbone.
Économie circulaire : Recours massif au recyclage et à l'utilisation de ferrailles et d'aluminium secondaire.
L’industrie de la fabrication de machines et d’équipements industriels au Québec affiche des perspectives de croissance stable pour les prochaines années à court et moyen terme, portées par l’automatisation, malgré un contexte nord-américain difficile pour l'investissement de capital.
Ce secteur névralgique, qui produit des technologies de haute performance pour les scieries, les plastiques et le papier, est devenu un levier majeur de souveraineté économique et de compétitivité internationale pour la province.
Une progression annuelle moyenne est prévue entre 1 % et 2 % pour la période 2025-2029, un rythme supérieur à la moyenne de l'ensemble des secteurs québécois (0,7 %).
Le secteur est composé d'un tissu dynamique de PME (majoritairement moins de 50 employés) axées sur l'innovation et la fabrication sur mesure.
L'industrie dépend fortement des travailleurs étrangers temporaires pour combler ses besoins opérationnels et soutenir la chaîne de production.
Toutefois, un recul historique du volume des investissements réels en machines au Canada crée un écart important avec le marché américain, freinant temporairement le plein essor des manufacturiers.
Les tendances technologiques portées sur l'industrie 4.0 est orientée vers :
Virage numérique accéléré : Intégration massive de la robotique, des systèmes laser à tube ou à plaque, et des cellules de pliage robotisées qui multiplient par quatre la vitesse de production par rapport aux méthodes manuelles.
Automatisation du sur-mesure : Implantation de logiciels avancés pour automatiser l'ingénierie et la programmation des machines avant la mise en production, réduisant les coûts de personnalisation.
Interconnexion des systèmes : Adoption de la pyramide de l'automatisation, reliant les capteurs des machines physiques aux systèmes d'exécution (MES) et de gestion (ERP) pour optimiser les stocks et la production en temps réel.
L'industrie de l'aluminium au Québec repose sur des perspectives d'avenir prometteuses liées à la décarbonation, malgré d'importants défis tarifaires.
La forte demande pour l'aluminium durable stimule la production, mais l'automatisation et les départs à la retraite transforment les besoins de main-d'œuvre.
La province tire profit de son hydroélectricité pour offrir l'aluminium à la plus faible empreinte carbone au monde. Elle se positionne ainsi comme un fournisseur stratégique incontournable pour la transition énergétique nord-américaine (véhicules électriques, panneaux solaires).
L'industrie de l'affinerie et de la première transformation des métaux non ferreux autre qu'aluminium (cuivre, nickel, or, argent et zinc) au Québec se trouve à une croisée des chemins stratégique. Elle bénéficie d'atouts compétitifs majeurs liés à la décarbonation, tout en faisant face à de fortes turbulences géopolitiques et de main-d'œuvre. L'avenir ne repose plus uniquement sur l'extraction primaire, mais sur le recyclage et la revalorisation. En effet, revalorisation des anciens résidus miniers et de recyclage des métaux en fin de vie gagnent un soutien politique et financier majeur au Québec. Cela permet de nourrir les affineries avec une matière première à très faible coût environnemental.
L'industrie sidérurgique au Québec traverse une phase de transformation majeure axée sur la décarbonation, mais elle fait face à de forts vents contraires sur le plan commercial. Grâce à son hydroélectricité et à la modernisation de ses infrastructures, la province se positionne pour devenir une référence mondiale de l'acier vert, tout en naviguant dans un contexte géopolitique instable.
La demande intérieure reste soutenue par les projets d'infrastructures d'Hydro-Québec et du génie civil, ainsi que les investissements en construction résidentielle afin de faire face à la pénurie de logements.
Toutefois, elle fait face à des bouleversements économiques majeurs causés par l'imposition de tarifs douaniers américains restrictifs perturbe les flux traditionnels avec les États-Unis et l'accès à de nouveaux blocs d'énergie d'Hydro-Québec reste un enjeu crucial pour soutenir l'expansion des usines et des équipementiers.
Les tendances et les perspectives de croissance au sein de cette industrie seront portées vers :
Transition verte : La demande mondiale est propulsée par les besoins en infrastructures durables et en transport vert.
Modernisation technologique : Des investissements majeurs ciblent l'aluminerie de l'avenir et l'augmentation des capacités de transformation locale et des invesstissements gouvernementaux majeurs à l'usine de bouletage d'acier d'ArcelorMittal à Port-Cartier pour transformer la production sur la Côte-Nord.
Diversification des marchés : Face aux pressions douanières aux États-Unis, l'industrie québécoise réoriente avec succès une partie de ses exportations vers l'Europe pour capter de meilleures primes.
Technologies d'avenir : L'industrie adopte progressivement des procédés innovants, tels que les fours à arc électrique et l'utilisation de l'hydrogène comme agent réducteur, éliminant ainsi le recours massif au charbon.
Consulte le site du Comité sectoriel de la main-d’œuvre de la métallurgie qui fait notamment un profil de l’industrie métallurgique québécoise.
Note : au sein des grandes entreprises , un bonis annuel de performance variant de 5 % à 10 % s'ajoute généralement au salaire et un bonis de peformance pour un poste plus spécialisé peut atteindre jusqu'à 15 % selon les performances de l'entreprise et de l'employé.