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SECTEUR : FORESTERIE  ET PAPIER

NIVEAU D’ÉTUDES : ENSEIGNEMENT COLLÉGIAL

 

TECHNOLOGUE EN TRANSFORMATION DES PRODUITS FORESTIERS

DIPLÔME D’ÉTUDES COLLÉGIALES  D.E.C. 

TÂCHES ET RESPONSABILITÉS :

En tant que technologue en transformation des produits forestiers; tu responsable de coordonner et contrôler les travaux relatifs aux différentes étapes de la transformation des produits forestiers (sciage, rabotage, façonnage des bois, déroulage, contreplaqué, panneaux de fibres, particules, traitement des bois).

 

Tu auras pour tâches de :

QUALITÉS ET APTITUDES  NÉCESSAIRES :

-    Aptitudes en mathématiques et en sciences

-     Intérêts pour le milieu forestier, le milieu industriel et les technologies

-    Bonne condition et endurance physique car tu auras à travailler de longues heures debout en usine

-    Bonnes habiletés manuelles car tu devras parfois opérer différentes machines de production

-    Capacité d’analyse et de synthèse et sens logique pour être capable d’analyser et de résoudre des problèmes reliés aux procédés de transformation

-         Minutie, précision et souci du détail car tu devras t’assurer de la qualité des produits transformés

-         Bonne méthode de travail et gestion du temps car tu auras à planifier les activités de production

-         Sens de l’observation pour observer et détecter des anomalies dans le processus de production

-         Sens des responsabilités car tu seras responsable du bon déroulement des opérations de transformation et du personnel de l’usine

-         Sens de l’initiative car tu devras prendre des décisions seul(e) lorsqu’il y a des problèmes

-         Facilité à travailler en équipe car tu auras à collaborer avec d’autres technologues en transformation (dans les grandes usines) et avec de nombreux ouvriers d’usine (allant des manœuvres, des opérations de machines, des machinistes, des mécaniciens industriels, etc.)

-    Très bonne connaissance maîtrise de la langue langue française parlée et écrite afin d'expliquer et communiquer clairement et de façon professionnelle avec les membres de l' équipe de production, ainsi que pour rédiger des rapports techniques

-    Bonne connaissance de la langue langue anglaise afin d'expliquer et communiquer clairement et de façon professionnelle avec les membres de l' équipe de production, ainsi que pour rédiger des rapports techniques

PROFESSIONS APPARENTÉES :

-         Contremaître d’usine

-         Contrôleur(e) de production

-    Contrôleur(euse) de la qualité

-         Coordonnateur(trice) des expéditions et inventaires

-    Essayeur(euse) en laboratoire

-         Responsable des séchoirs

-    Superviseur(e) des opérations

-         Technicien(ne) en contrôle de la qualité

-    Technicien(ne) de laboratoire de recherche et développement

-    Technicien(ne) des procédés de transformation

-    Technicien(ne) en production (contreplaqués, planchers, placages, etc.)

-    Technologue en optimisation des procédés d’usine de transformation du bois

-    Technologue en service et installation d’équipements d’optimisation de sciage

EMPLOYEURS POTENTIELS :

-         Compagnies forestières

-         Coopératives forestières

-         Industries de transformation du bois

-         Offices de producteurs de bois

-         Scieries

-         conventions collectives de producteurs de bois

-         Usines de fabrication de matériaux de construction (contreplaqués, planchers, panneaux, placages, etc.)

-    Usines de sciage de bois franc et résineux

-    Usines de séchage et de rabotage des bois

-    Usines de produits de bois d’ingénierie et de seconde transformation

EXIGENCES DES EMPLOYEURS :

-         Polyvalence

-         Mobilité essentielle en régions éloignées

-         Travail en toute saison

-         Facilité d’adaptation aux changements technologiques

PLACEMENT :

 

Aucune donnée disponible

 

SALAIRE :

 

Selon les données de 2026 :

 

La salaire moyen en début de carrière était de :

-          22,00 $/heure (40 hres/sem) en tant que contremaître d'usine au sein des PME

-          33,13 $/heure (40 hres/sem) en tant que technicien(ne) en contrôle de la qualité chez les grands manufacturiers de produits en bois (placages, contreplaqués, planchers, etc.)

-          33,55 $/heure (40 hres/sem) en tant que technicien(ne) en procédés de production chez les grands manufacturiers de produits en bois (placages, contreplaqués, planchers, etc.)

-         35,84 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en procédés ou technicien(ne) en production ou  technicien(ne) en contrôle de la qualité au sein des grandes industries de transformation de produits forestiers

-         38,31 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que planificateur(trice) de production au sein des grandes industries de transformation de produits forestiers

Note  hausse de la moyenne salariale au sein des PME par rapport aux années précédentes (était de 21,74 $ en 2019 et 17,38 $ en 2016).

Sources : Ministère de l’Enseignement supérieur du Québec, Emploi Québec et conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries de transformation.de produits forestiers

PORTRAIT DE LA PROFESSION :

Selon les données d'Emploi-Québec; il y avait plus de 3 950 techniciens(nes) des procédés, techniciens(nes) en contrôle de la qualité, contremaîtres, superviseurs(es) et surveillants(es) en transformation des produits forestiers dans l'ensemble des régions du Québec en 2026.

Profession en majorité masculine, puisque près de 92 % de ces techniciens(nes) et technologues étaient des hommes.

Plus de 42 % des membres de la profession étaient âgés de moins de 45 ans dont seulement 2 % de moins de 25 ans.

Plus de 98 % occupaient un poste à temps complet toute l'année.

Pour devenir surveillant(e) en transformation des produits forestiers au Québec, la formation privilégiée est le D.E.C. en technologie de la transformation des produits forestiers. Un diplôme d'études secondaires (DES) combiné à plusieurs années d'expérience pertinente en usine permet également d'accéder directement à ce poste de supervision.

Toutefois, plus de 35 % détenaient un diplôme d'école de métiers (tel que le D.E.P. en sciage ou le D.E.P. en opération d'équipements de production), 24 % détenaient un diplôme d'études collégiales (tel que le D.E.C. en technologie de transformtion des produits forestiers), 22 % détenaient un diplôme d'études secondaires D.E.S. ou une Attestation d'équivalence de niveau de scolarité (AENS), 19 % n'avaient pas complété leurs études secondaires et seulement.

Chez les techniciens(nes) en procédés et les techniciens(nes) en contrôle de la qualité, la grande majorité détenaient un diplôme collégial.

Les emplois étaient majoritairement concentrés dans les régions forestières, soit l'Abitibi-Témiscamingue, le Saguenay-Lac-St-Jean,

La répartition des principaux employeurs était :

PORTRAIT DE L'INDUSTRIE DE LA TRANSFORMATION DES PRODUITS FORESTIERS :

 

L'industrie de la transformation du bois au Québec compte plus de 46 200 emplois directs, répartis entre la première transformation (22 292 emplois) et les deuxième et troisième transformations (23 908 emplois) en excluant l'industrie papetière.

 

L'industrie de la première transformation du bois comptait plus de 240 usines de première transformation primaire du bois, dont les plus grands complexes industriels appartiennent à des géants majeurs du secteur en 2026

 

Les usines sont principalement concentrées dans les régions du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de l'Abitibi-Témiscamingue, du Nord-du-Québec, de la Côte-Nord, du Bas-Saint-Laurent, de la Mauricie, de l'Outaouais et dans les Laurentides.

 

On y compte près de 180 PME surtout spécialisées dans le bois d'œuvre, mais également dans les panneaux de particules ou fibres haut de gamme et les sous-produits connexes du bois.

 

Ainsi qu'une soixantaine de grandes usines de première transformation qui se concentrent majoritairement dans le bois d'œuvre et la pâte commerciale, mais également dans les panneaux de structure, les placages et les sous-produits connexes du bois.

 

Elle convertit le bois rond non ouvré (les grumes) en produits semi-finis ou en matières premières destinées à d'autres industries :

 

Bois d’œuvre : planches, madriers, bastaings, poutres et équarris bruts pour la construction.

 

Ses applications servent pour les structures et ossatures de bâtiments (poutres, madriers 2x4, fermes de toit, solives et murs porteurs); menuiserie architecturale et finition (portes, fenêtres, moulures, lambris et revêtements de sol); meubles (tables et chaises personnalisables de salle à manger, buffets et meubles de salle à manger, mobilier de chambre à coucher, mobilier de bureau, etc.) et manutention (palettes et caisses de manutention).

 

Placages : feuilles de bois minces obtenues par tranchage ou déroulage.

 

Ses applications sont utilisées dans la fabrication de mobilier (tables, armoires, commodes et bureaux haut de gamme); en menuisierie architecturale (portes intérieures résidentielles et commerciales de style contemporain, façades d'armoires de cuisines et de salles de bain et meubles-lavabos, panneaux muraux, habillages de plafonds et boiseries, etc.); en lutherie (fabrication et placage d'instruments de musique comme les guitares ou pianos) et dans l'industrie automobile et aéronautique (tableaux de bord et finitions intérieures de luxe).

 

Panneaux de fibres : panneaux de densités diverses comme le MDF ou le HDF.

 

Ils sont sont principalement utilisés en isolation thermique et acoustique, (panneaux rigides ou flexibles pour l'isolation des murs, des toits et des combles); en revêtement de sols (support de base pour les parquets flottants et les sols stratifiés); en agencement intérieur des bâtiments (cloisons, portes, plinthes, moulures et panneaux décoratifs); en sous-toiture et parapluie (panneaux denses traités pour protéger les structures de l'humidité.) et pour la fabrication de meubles (fabrication de meubles de cuisine, de dressings, de tables et d'étagères en MDF).

 

Bardeaux : pièces de bois utilisées pour le revêtement des toits et des façades et destinés à l'industrie de la construction.

 

Pâte à papier : matière première issue des fibres de bois pour fabriquer le papier et principalement destinée à l'industrie des pâtes et papiers.

 

Produits connexes : sciures, copeaux, plaquettes forestières, écorces et charbon de bois.

 

Ses applications sont portées vers la transformation en granules de bois (pellets) et briquettes, combustibles pour réseaux de chaleur ou cogénération; la abrication de panneaux de particules, panneaux agglomérés, MDF et pâte à papier; l'utilisation comme litière animale saine et absorbante pour les fermes; la production de paillis décoratif pour le jardinage, composts et substituts de tourbe; ainsi que l'extraction de molécules biosourcées pour des résines ou des biocarburants avancés.

 

L'industrie de la deuxième et troisième transformation du bois au Québec regroupe les entreprises qui fabriquent des produits à valeur ajoutée à partir du bois scié de la transformation primaire.

 

En 2026, On y retrouvait plus de 750 usines de deuxième et de troisième transformation du bois partout au Québec (soit environ 160 usines des grandes entreprises et plus de 550 PME).

 

Les plus grosses usines de deuxième transformation du bois au Québec fabriquent principalement des produits à forte valeur ajoutée destinés à la construction, à l'aménagement et à la bioénergie. Contrairement aux scieries de première transformation qui coupent le bois d'œuvre de base (2x4), ces grandes installations industrielles façonnent la fibre pour en faire des produits hautement spécialisés.

 

Elles fabriquent notamment du bois d'ingénierie, des panneaux agglomérés, des structures préfabriquées, des revêtements extérieurs en bois et des revêtements de sols en bois franc pour la construction résidentielle et commerciale, l'ameublement résdentiel ou commercial, ainsi que des palettes et caisses de manutention.

 

Quand aux PME, elles se spécialisent plutôt dans les revêtements de sol en bois massif, en bois franc ou en bois d'ingénierie, l'ameublement résidentiel ou commercial sur mesure, les menuiseries architecturales, les palettes et emballages de manutention et le bois pour la bioénergie.

 

Les entreprises de cette industrie sont principalement concentrées dans les régions du Centre-du-Québec, de la Mauricie, de Chaudière-Appalaches, de la Montérégie, du Bas-Saint-Laurent, de l'Estrie et de la Capitale Nationale.

 

Ses principaux secteurs d'activités sont :

 

Bois d'ingénierie et structures : poutres en bois lamellé-collé,, bois lamellé-croisé (CLT), fermes de toit et murs préfabriqués pour les bâtiments résidentiels, commerciaux et institutionnels.

 

Panneaux composites et reconstruits : Panneaux de copeaux orientés (OSB), panneaux de fibres de densité moyenne (MDF) et de particules utilisant les sous-produits de scieries.

 

Palettes et emballages : palettes de manutention, caisses d'expédition et boîtes industrielles.

 

Construction préfabriquée : structures d'ingénierie, poutres en lamellé-collé et maisons usinées.

 

 Ses applications sont utilisées dans la fabrication de bâtiments modulaires tels que des maisons unifamiliales (modules tridimensionnels complets fabriqués en usine); des bâtiments en panneaux tels que chalets (murs, planchers et charpentes fabriqués sous forme de sections plates pré-isolées en usine); bâtiments mobiles tels que des maisons mobiles ou des roulottes de chantier (habitations entièrement construites en usine sur un châssis d'acier permanent);

 

Menuiserie architecturale : portes, fenêtres, moulures et revêtements muraux ou de plancher et armoires de cuisines et de salles de bain.

 

Ameublement : meubles résidentiels, commerciaux et institutionnels et mobilier de bureau.

 

Bioénergie et connexes : granules de bois pour le chauffage, biochar, Bûches densifiées, granules énergétiques et litières à partir des résidus de coupe et valorisation des sous-produits.

 

Pour plus de détails, consulte ForêtCompétences, le Comité sectoriel de la main-d'œuvre de l'industrie forestière du Québec.

BREF PORTRAIT DE L'INDUSTRIE QUÉBÉCOISE DES PÂTES ET PAPIERS :

Avec plus de 68 usines qui employaient plus de 18 100 travailleuses et travailleurs dans 10 régions du Québec en 2026, ce n'est les emplois qui manquent au sein de cette industrie. Donc, ce n'est pas demain que cette industrie cessera d'exister au Québec ....

Contrairement à la plupart des secteurs industriels, celui des pâtes et papiers est composée majoritairement d'usines appartenant à de grandes multinationales et autres grandes entreprises canadiennes ou étrangères (Produits forestiers Résolu, Groupe Cascades, Kruger, White Birch, Rayonier, Sappi Canada et Emballages Mitchell-Lincoln).

 

Elles sont présentes dans 12 régions du Québec, soit :

 

Saguenay-Lac-Saint-Jean, Abitibi-Témiscamingue, Estrie, Centre-du-Québec, Laurentides, Mauricie, Lanaudière, Bas-Saint-Laurent, Capitale Nationale, Montérégie, Chaudière-Appalaches,  et Outaouais.

Auparavant, la fabrication du papier journal et du papier d'impression dominait le marché de l'industrie papetière.

En 2026, ce sont principalement les cartons d'emballage, les emballages pour les produits alimentaires, le papier hygiénique et papier tissu et la pâte kraft recyclée qui sont fabriqués dans la plupart des usines.

On y fabrique :

du papier pour les soins personnels et de beauté (papier hygiénique, serviettes et tampons hygiéniques, napperons et essuie-tout); emballages en papier (principalement pour les produits alimentaires tels que les viandes, poissons et fruits et légumes et l'emballage de divers produits industriels délicats); carton plat (pour l'isolation en construction de bâtiments ou accessoires pour la fabrication de meubles, l'encadrement et la reliure);  carton caisse (pour les emballages commerciaux de toutes sortes dont les objets fragiles ou des matériaux difformes); pâte de spécialité et pâte kraft recyclée (utilisée pour fabriquer des emballages durables comme les papiers d'emballage bruns et les sacs industriels) papier d'impression (couché, non couché, etc.); papiers spéciaux et de sécurité (pour les beaux-arts, pour le graphisme, papier de sécurité pour passeports, chèques, contrats, etc.); papier d'édition (livres, magazines, etc.); papiers commerciaux (enveloppes, étiquettes, affiches, dépliants, etc. et autres fournitures de bureau, même s'ils sont moins utilisés qu'auparavant, ils sont toujours en usage dans la plupart des entreprises) et enfin, le papier journal (voué à disparaitre, mais encore utilisé, mais volume moins important).

Bien que l’industrie papetière au québec est traditionnellement dominée par de grands groupes, les PME y jouent un rôle croissant dans la transformation, le recyclage de fibres et les produits spécialisés.

Contrairement aux géants qui fabriquent la pâte brute, on y retrouve également des PME qui se positionnent sur des marchés de niche, la fabrication de produits finis et le soutien technologique concentrées dans les régions de l'Estrie, de la Mauricie et de l'Outaouais, mais aussi au Saguenay-Lac-Saint-Jean et dans le Centre-du-Québec.

Celles-ci se spécialisent davantage dans la fabrication de produits tels que :

des emballages en carton imprimé personnalisé (boîtes d'expédition personnalisées et boîtes d'abonnement protégeant les marchandises, emballages de restauration rapide, emballages pour produits alimentaires, boîtes de médicaments avec notices et informations obligatoires imprimées, emballages de spiritueux, emballages pour produits cosmétiques, emballages rigides pour matériel électronique comme les cellulaires, etc.); des emballages commerciaux en carton ondulé avec matières reyclées à 100 % (caisses américaines et boîtes pour expédier de colis pour sécuriser le transport de marchandises vendues par commerce électronique, pour des plateaux pour fruits et légumes, boîtes de pizza et emballages prêts-à-vendre et des boîtes robustes pour différentes industries comme celle des véhicules de transport ou de l'électronique); des tubes carton (pour l’enroulement en bobine des étiquettes et des rubans adhésifs, l'enroulement des films industriels, pour le conditionnement de colles, silicones et mastics, pour de multiples applications dans l'industrie de la construction, etc.) des présentoirs en carton ondulé (comme celles que l'on retrouve dans les pharmacies et les épiceries fines par exemple); des feuilles de carton ondulé (maquettes architecturales, projets de bricolage, protection des sols pendant des travaux,panneaux publicitaires, présentoirs de magasin, supports de signalisation, plaques de séparation sur les palettes pour stabiliser les marchandises, boîtes de transport, intercalaires de protection pour éviter les dommages ou organiser un contenu, etc.); des serviettes et des produits de papier hygiénique de haute qualité (en papier de soie blanc, kraft ou rose personnalisé destinés à l'industrie hôtelière et de la restauration haut de gamme); des viroles carton (protège le métal enroulé des marquages lors du bobinage ou de la manutention)

Pour plus détails, consulte Formabois, le Comité sectoriel de la main-d'œuvre du bois, pâtes et papiers du Québec.

PERSPECTIVES D’AVENIR :

 

Au Québec, les perspectives d'emploi pour le métier de technologue/technicien(ne) en transformation des produits forestiers présentent un contraste unique : le marché global de l'industrie du bois affiche des prévisions de croissance modérées à limitées, mais la pénurie sévère de diplômés(es) garantit un taux de placement exceptionnel de près de 100 % pour les personnes qualifiées.

 

Le programme de D.E.C. en technologie de transformation des produits forestiers attire historiquement trop peu de candidats face aux besoins de modernisation des usines.

 

La majorité des ouvertures de postes proviennent des départs à la retraite massifs de la génération actuelle.

 

Le temps est réparti équitablement entre le bureau (analyse de données, optimisation, planification) et l'usine (contrôle de qualité sur le plancher, ajustement des machines).

 

Contrairement aux techniciens forestiers de terrain soumis aux aléas saisonniers, le technicien en transformation travaille en usine à l'année.

 

Les salaires sont nettement au-dessus de la moyenne du secteur manufacturier, des primes de performance et bonis de production sont fréquemment intégrées à la rémunération; accès à des régimes collectifs couvrant les soins médicaux et dentaires, assurance-vie et accès à la télémédecine; accès à un REER collectif ou à un fonds de pension avec cotisations de l'employeur; prise en charge de la cotisation annuelle à l'Ordre des technologues professionnels du Québec; une formation continue polyvalente incluant souvent des notions de gestion, ouvrant rapidement la porte à des postes de superviseur(euse) d'équipe, contremaître ou gestionnaire.

 

L'industrie de la première transformation du bois au Québec traverse une crise marquée par l'imposition de tarifs douaniers américains, mais ses perspectives à moyen terme reposent sur une modernisation accélérée

 

Afin d'assurer une relance de l'industrie, elle vise le virage vers les produits d'ingénierie structuraux, le préfabriqué et la biomasse et la modernisation des procédés pour valoriser l'entièreté de la matière ligneuse (copeaux, sciures).

 

De plus, elle se tourne vers le vers de nouveaux marchés porteurs pour diversifier ses débouchés comme :

 

La construction résidentielle locale : Approvisionnement accru pour l’objectif provincial de bâtir 100 000 nouveaux logements;

 

Produits à haute valeur ajoutée : Composants de construction préfabriqués, bois d'ingénierie structural et bois lamellé-croisé (CLT).

 

Bioénergies et applications agricoles : Exportation de granules de bois vers l’Europe et valorisation de la fibre de bois sous-utilisée pour des marchés agricoles.

 

Marchés asiatiques clés : Demande en forte croissance pour le bois d'œuvre canadien au Japon, en Corée du Sud et en Chine.

 

L'industrie de la deuxième et troisième transformation du bois au Québec montre des perspectives axées sur l'innovation, la diversification des produits, et la modernisation technologique. Malgré des défis liés aux taxes et barrières tarifaires américaines, le secteur s'oriente vers des solutions d'avenir.

Les systèmes constructifs préfabriqués (bâtiments en bois, charpentes) et les bois d'ingénierie structuraux s'imposent comme des moteurs économiques majeurs

Face à l'instabilité des tarifs douaniers aux États-Unis, l'industrie accélère son positionnement vers de nouveaux marchés d'exportation comme l'Union européenne et l'Asie du Sud-Est.

 Afin d'assurer une relance de l'industrie, elle vise le virage vers les produits d'ingénierie structuraux, le préfabriqué et la biomasse et la modernisation des procédés pour valoriser l'entièreté de la matière ligneuse (copeaux, sciures) :

 

Construction résidentielle industrialisée : Le segment des maisons préfabriquées et modulaires est stimulé par les initiatives de logements abordables à travers le Québec.

Matériaux de structures écologiques : Forte demande pour le bois d’ingénierie (lamellé-croisé, bois renforcé) afin de remplacer l'acier et le béton dans les bâtiments commerciaux.

 

Isolation bas carbone : Émergence du marché des isolants thermiques biosourcés fabriqués à partir de fibres de bois.

 

Bioéconomie et agro-industrie : Valorisation des sous-produits pour la biomasse énergétique et développement de substrats agricoles durables dérivés de la fibre forestière.

 

Au Québec, on y retrouve plus de 240 usines de 1ère transformation (scieries) dont 180 PME qui emploient près de 22 300 travailleuses et travailleurs.

 

Ainsi que plus de 750 d'usines de 2e transformation dont seulement 160 appartenant aux grandes sociétés forestières et papetières et plus de 550 PME qui emploient plus de 23 900 personnes.

 

Donc, ce n'est pas demain que cette industrie cessera d'exister au Québec ...

La faible croissance de l'emploi limite la création de nouveaux postes de techniciens(nes) et de technologues des procédés ou du contrôle de la qualité, mais de nombreuses occasions proviendront des départs à la retraite.

Bien que les grandes usines aient subi des restructurations, les PME restent les plus importants employeurs du secteur.

Près des deux tiers des technologues en poste sont vieillissants, ce qui accélérera le besoin de relève. De plus, les compétences techniques acquises permettent d'accéder rapidement à des postes de direction ou de supervision d'usine.

Le volume global d'emplois de surveillants(es) et superviseurs(euses) en transformation des produits forestiers (soit environ 3 950 personnes en poste au Québec) devrait rester relativement fixe.

Les usines de fabrication de produits en bois (scieries, panneaux) regroupent 49 % des emplois, suivies des usines de pâtes et papiers à 36 %.

L'accès à ce poste repose fortement sur plusieurs années d'expérience préalable comme opérateur(trice) ou manœuvre dans l'industrie.

 

Regarde les vidéos promotionnelles suivantes sur les activités "Viens vivre la forêt" destinés aux étudiants(es) de secondaire 3, 4 et 5 afin de leur permettre de découvrir les métiers de cette industrie et organisée par le Comité sectoriel de la main-d'œuvre en aménagement forestier du Québec et Formabois, 2 organismes de promotion des carrières de l'industrie forestière et qui se déroulent dans plusieurs régions du Québec.

Au sein de l'industrie papetière :

 

Bien que l'industrie subisse des transformations majeures (virage numérique, automatisation, baisse du papier journal), la main-d'œuvre demeure recherchée pour combler les départs à la retraite et soutenir la forte demande dans le secteur de l'emballage et du carton.

 

La demande pour le papier d'impression classique et le papier journal diminue, mais le secteur des papiers cartons, des emballages durables et des produits à usage sanitaire (mouchoirs, essuie-tout) est en pleine expansion.

 

L'industrie des pâtes et papiers traverse une transformation majeure, stimulée par la transition écologique (verte) et la transformation numérique. Loin d'être un secteur en déclin, elle se réinvente pour répondre aux exigences environnementales et à la raréfaction de la ressource ligneuse.

 

Il y a une forte demande pour des compétences techniques accrues en chimie, mécanique, automatisation et informatique.

 

Les postes se libèrent principalement grâce au renouvellement de la main-d'œuvre vieillissante.

 

Il y a des possibilités d'avancement rapide vers des postes de supervision avec l'expérience.

 

Les principales tendances et innovations technologiques sont orientées vers :

La transition verte et la décarbonation : La priorité absolue du secteur est la réduction de son empreinte environnementale via des procédés plus propres.

 

Le remplacement progressif des dérivés de chlore par des agents à base d'oxygène et d'ozone par des agents de blanchiement écoresponsables, ce qui réduit drastiquement la toxicité et le volume des eaux usées.

 

Le déploiement de solutions avancées de traitement des eaux (comme les systèmes EBS-Di) pour fermer les boucles d'eau en usine et minimiser les rejets.

 

La transformation des résidus de biomasse et de la lignine en bioénergie ou en produits biochimiques à haute valeur ajoutée pour remplacer le plastique pétrochimique.

Usine 4.0 et transition numérique : L'automatisation et l'intelligence artificielle optimisent l'efficacité opérationnelle et la maintenance. La maintenance prédictive intègre des capteurs IoT et des algorithmes d'IA pour anticiper les pannes sur les machines à papier et optimiser les flux.

 

La modernisation des siphons, des joints tournants et des systèmes de coupe pour maximiser l'efficacité énergétique du séchage, le poste le plus énergivore de l'usine par le contrôle avancé des machines.

 

La formation immersive permet la modernisation de la formation de la main-d'œuvre avec des jumeaux numériques et des équipements dynamiques haute précision.

Diversification des produits et emballages durables : Face à la baisse structurelle du papier journal et d'impression, les papetières pivotent vers de nouveaux marchés.

 

On assiste à une croissance exponentielle portée par le commerce en ligne, entraînant la reconversion de vieilles machines à papier en lignes de production de carton ondulé et d'emballages biosourcés.

 

Une forte demande mondiale pousse les équipementiers à concevoir des lignes clés en main à haute performance énergétique.

 

L'utilisation des fibres de cellulose au-delà du papier, par exemple sous forme de filaments HTPLA biosourcés (composites de fibres végétales) pour l'impression 3D industrielle pour d'autres applications industrielles (ex : la fabrication de structures légères pour le mobilier urbain, les articles de loisir, garnitures intérieures pour véhicules et certaines pièces aéronautiques secondaires, des coffrages isolants et de panneaux d'isolation thermique pour réguler l'humidité, la fabrication de bio-plastiques, la fabrication additive de meubles et d'objets décoratifs, etc.).

 

La rémunération moyenne après expérience en 2026...

 

le revenu annuel moyen d'un(e) superviseur(e) des opérations ayant 10 années d'expérience au sein d'une PME était de 41 600 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) technicien(ne) en contrôle de la qualité ayant 10 années d'expérience au sein d'une grande entreprise de transformation était de 66 200 $.

 

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) en procédés de fabrication ou technicien(ne) en contrôle de la qualité détenant 10 années d'expérience au sein d'une grand manufacturier de produits en bois était de 73 300 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) technicien(ne) des procédés ayant 10 années d'expérience au sein d'une grande entreprise de transformation était de 77 400 $;

 

et le revenu annuel moyen d'un(e) planificateur(trice) de production ayant 10 années d'expérience au sein d'une grande entreprise de transformation était de 82 700 $.

 

LE PROGRAMME D’ÉTUDES :

 

Le Diplôme d’études collégiales en technologie de transformation des produits forestiers D.E.C. a une durée totale de 3 ans offert à temps complet de jour.

 

Au cours de la première année;tu apprendras la structure du bois et les propriétés fondamentales physicochimiques des bois; tu seras familiarisé(e) avec les méthodes de classification des différentes essences de bois commerciaux les plus courants au Québec; tu seras initié(e) à l'utilisation des principaux outils informatiques appliqués à l'industrie de la transformation des produits forestiers tel que Effecto; tu apprendras les propriétés mécaniques des bois (forces et déplacements, contraintes et déformations, résistance et rigidité, ductilité et fragilité, résilience et ténacité, etc.); ;tu seras initié(e) aux principaux de procédés de première transformation des produits forestiers (délignage conventionnel, débitage, triage) et tu seras familiarisé(e) avec les éléments importants à considérer lors de la prise de mesure (essence, découpes, défauts, empilage des bois) et les calculs à effectuer pour déterminer les volumes des bois coupés.

 

Tu auras des cours d'introduction à la profession, propriétés des bois 1, classification 1, informatique appliquée à la transformation des produits forestiers, l'entreprise et son environnement, propriétés des bois 2, classification 2, mesurage des bois, opérations de scierie 1 (délignage conventionnel, débitage, triage), collecte et analyse de données, ainsi qu'un stage 1 : familiarisation en industrie de transformation des produits forestiers (2 semaines au printemps).

 

Au cours de la deuxième année; ttu seras initié(e) aux procédés de deuxième et de troisième transformation des produits forestiers (séchage, de traitement, de rabotage, de moulurage, de collage, etc.) afin de produire des bois tels que : les bois traités, les bois séchés artificiellement, les bois rabotés, les bois moulurés, les bois poncés, les lames de bois massif, etc.;  tu seras familiarisé(e) avec les principaux traitements sylvicoles associés aux différents stades d'évolution des peuplements forestiers; tu seras familiarisé(e) avec les méthodes de classification des différentes essences de bois commerciaux plus rares au Québec et les essences étrangères; tu seras initié(e) aux formes structurales et propriétés physiques et mécaniques du bois des charpentes en bois tu seras initié(e) aux concepts, méthodes, pratiques et aux modèles en planification et en contrôle de la production en industrie de transformation des produits forestiers; tu seras initié(e) aux méthodes de supervision et gestion du personnel d'usine et tu seras initié(e) aux méthodes d'optimisation des procédés et d'amélioration continue de l'efficacité et de l'efficience de la production.

 

Tu auras des cours en santé et sécurité en industrie, opérations de scierie 2 (délignage automatique, éboutage, paillage, refendage, etc.) , capacités de production, management et leadership, stage 2 : initiation aux opérations en industrie de la transformation des produits forestiers (2 semaines à l'automne), opérations de séchage du bois, efficacité et efficience des opérations, gestion intégrée de la production, budget et analyse financière, ainsi qu'un stage 3 : contrôle des procédés en industrie de la transformation des produits forestiers (2 semaines au printemps).

 

Au cours de la troisième année; tu seras initié(e) aux procédés de séchage et de présernvation du bois; tu seras initié(e) aux procédés de jointage et de collage du bois; tu seras iniité(e) aux concepts et aux princies généraux du contrôle de la qualité en industrie de la transformation des produits forestiers; tu seras iniité(e) aux procédés de fabrication agglomérés et de contreplaqués; tu seras initié(e) aux méthodes de gestion des opérations et de la production en industrie de la transformation des produits forestiers et tu seras familiarisé(e) les innovations observées en matière de gestion de la production et d'organisation du travail, en considérant leurs liens avec la technologie.

 

Tu auras des cours contrôle de la qualité des produits, procédés de jointage et de collage, gestion intégrée de la production 2, stage 4 : supervision des opérations (3 semaines au trimestre d'automne), procédés de fabrication de panneaux et contreplaqués, organisation du travail, résolution de problèmes, ainsi que le stage 5 : intégration (8 semaines en industrie au printemps).

 

EXIGENCE D’ADMISSION :

 

-         Soit détenir le D.E.S. ou un D.E.P. ou l’équivalent et avoir réussi le cours suivant ou son équivalent :

      Mathématiques CST 4e
ou son équivalent de l'ancien curriculum : maths 416 ou maths 426 ou (MAT 4058-1, MAT 4061-1 et MAT 4061-2 de la formation aux adultes)

 

STATISTIQUES D’ADMISSION :

 

Aucun contingentement à ces programmes

 

Les candidats(es) admissibles (c'est-à-dire détenant les préalables requis) sont généralement admis

 

ENDROIT DE FORMATION :

Qu'est-ce que l'alternance travail-études ?

LIENS RECOMMANDÉS :

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Autres :

-         Arboretum du Québec : chroniques d’infos sur les arbres et feuillus

-         Comité sectoriel de la main-d’œuvre en aménagement forestier : site d’infos sur les différentes carrières, profil de ce secteur et perspectives d’avenir

-         INFOROUTE DE LA FORÊT CANADIENNE : répertoire de ressources sur les forêts et la foresterie

-         Service canadien des forêts : site de cet organisme gouvernemental où tu auras de nombreuses infos dans le domaine de la foresterie

infos sur les arbres et autres liens :

organismes de loisir scientifique :

Camps d'été en forêt :

 

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