Retour
à la page du secteur agriculture et agroalimentaire

SECTEUR :
AGRICULTURE ET AGROALIMENTAIRE
ATTESTATION D’ÉTUDES COLLÉGIALES
Va voir également ma section « liens recommandés » à la fin de cette page (qui comprend des vidéos d'apiculteurs qui parlent de leur métier).
Ainsi que la page du MAPAQ sur la relève agricole féminine
TÂCHES
ET RESPONSABILITÉS :
En tant qu’apicultrice ou apiculteur; tu seras responsable d’élever des abeilles afin d’exploiter les différents produits provenant de la ruche comme le miel, le pollen, la cire, la gelée royale et le propolis.
Tu auras pour tâches de :
Veiller à assurer un abri, les soins appropriés et un bon environnement de production des abeilles afin d’y des produits de la meilleure qualité;
Utiliser des méthodes traditionnelles de production comme l’enfumage et des méthodes modernes l’insémination artificielle, l’étude du trajet des abeilles équipées de microréflecteurs radars;
Suivre les procédures de sécurité et de bio-sécurité;
Effectuer l’entretien du matériel, de l’outillage, de l’équipement et des installations consacrés à l’exploitation apicole;
Élaborer des produits alimentaires ou de consommation de toutes sortes à base des produits apicoles et des les commercialiser;
Contrôler la qualité des produits et les préparer pour la vente.
QUALITÉS
ET APTITUDES NÉCESSAIRES :
-
Intérêts pour le
milieu agricole
-
Excellente santé
-
Excellente condition
et endurance physique car tu auras à travailler de longues heures debout et à
soulever différentes charges
-
Bonnes habiletés manuelles
pour effectuer efficacement différentes tâches tels qu’utiliser et entretenir
les équipements et bâtiments, etc.
-
Grande capacité de
travail car tu devras de longues heures de travail
-
Sens de
l’observation pour être capable de déceler une anomalie ou une problématique
dans le comportement des abeilles
-
Autonomie et
débrouillardise car tu auras à travailler et à te débrouiller seul(e) dans
plusieurs tâches
-
Aimer travailler en
équipe car tu auras aussi à collaborer avec d’autres ouvriers agricoles dans
certaines tâches
PROFESSIONS
APPARENTÉES :
-
Exploitant(e) d’une
entreprise apicole
-
Gérant(e) de ferme
apicole
-
Travailleur(euse) agricole
EMPLOYEURS
POTENTIELS :
-
Coopératives
agricoles
-
Entreprises apicoles
-
À ton propre compte
EXIGENCE
DES EMPLOYEURS :
-
Bonne connaissance
du milieu agricole
-
Polyvalence
-
Mobilité
-
Longues heures de
travail (souvent 12 hres/sem, 6 jours/sem)
-
Travail saisonnier
PLACEMENT :
Aucune donnée disponible
SALAIRE :
Selon
les données de 2025 :
La salaire moyen en début de carrière était de :
- 19,30 $/heure (40 à 50 hres/sem env en saison intensive) en moyenne en tant qu'ouvrier(ère) apicole salarié(e)
- 515,00 $/semaine (50 hres et +/sem env. en saison intenstive) en moyenne en tant que producteur(trice) apicole
Note 1 : baisse de la rémunération moyenne par rapport aux années précédentes (était de 640 $ en 2023, 540 $ en 2021 et 400 $ en 2019).
Note 2 : la qualité des récoltes varie beaucoup selon les conditions météorologiques, donc la rémunération également.
Source : Agricarrières et Emploi Québec
PORTRAIT DU MÉTIER :
10 % avaient moins de 25 ans
44 % entre 25 et 44 ans
26 % entre 45 et 54 ans
20 % étaient agés de 55 ans ou plus
P
PERSPECTIVES
D’AVENIR :
Les perspectives d'emploi pour les apiculteurs au Québec sont encourageantes et en croissance constante, portées par un engouement pour les produits locaux et un besoin criant de services de pollinisation.
Le marché du travail recherche activement des ouvriers agricoles spécialisés, des apprentis et des gestionnaires de ruches.
La demande explose du côté des producteurs de bleuets (Lac-Saint-Jean, Côte-Nord), de canneberges (Centre-du-Québec) et de pommes, qui louent des milliers de ruches chaque printemps pour assurer leurs récoltes.
Les postes d'ouvriers apicoles sont souvent concentrés d'avril à novembre (environ 50 h/semaine en haute saison). L'hiver est consacré à la préparation du matériel, à la vente ou à la gestion en caveau d'hivernage.
Le métier exige une excellente condition physique, une tolérance aux piqûres et une grande capacité d'observation. Les employeurs privilégient de plus en plus les candidats(es) formés(es) (tel que l'A.E.C. en exploitation d'une entreprise apicole) pour contrer les pertes de colonies liées aux maladies comme le parasite varroa.
Les opportunités d'emploi se situent principalement en Montérégie (24 %), en Estrie (11 %) et en Chaudière-Appalaches (10 %).
En 2025, le revenu annuel moyen d'un(e) apiculteur(trice) était de 34 900 $.
Sources : MAPAQ et Fédération des apiculteurs du Québec.
PORTRAIT DE L'INDUSRIE :
Axée historiquement
sur la fabrication de miel, elle s'est largement diversifiée vers des services
commerciaux essentiels de pollinisation pour l'agriculture.
Le Québec génère environ 4 % du miel
canadien, ce qui couvre près du quart (23 %) de la consommation
des Québécois.
Les apiculteurs, qui se concentrent sur l’élevage
d’abeilles domestiques (Apis mellifera), tirent leurs revenus
des différents produits de la ruche.
Les abeilles participent
également à la pollinisation du tiers des aliments consommés par
l’humain.
Elle est une industrie agricole dynamique, évaluée à
plus de 23 millions de dollars par an.
Le miel demeure la source
de revenus principale avec 56 % des parts. On note un fort engouement
pour le miel biologique et les miels de spécialité (fleurs sauvages,
tilleul).
En 2025, la consommation canadienne de miel était
de 1,09 kg par personne. Le Québec fournit environ 4 % du miel canadien.
Cette production comble 23 % de la consommation québécoise.
Les plus grands consommateurs sont :
les grecs : 1,9 kg/personne (consommé par presque 100 % de la population)
les ukrainiens : 1,3 kg/personne
les suisses : 1,3 kg/personne
les autrichiens : 1,25 kg/personne
les allemands : 1,15 kg/personne
Japon : 1,3 kg/personne (second marché en exportations de miel)
les slovènes : 0,90 kg/personne
Toutefois, la location de ruches à des fins de pollinisation est en
forte croissance avec 34 %. Les producteurs de bleuets sauvages
(notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean), de canneberges et de pommes
louent des milliers de colonies chaque printemps pour assurer le
rendement de leurs récoltes.
À l’aide des produits issus de la
ruche, on fabrique : des produits cosmétiques (savons, baumes à lèvre,
lotions, masques capillaires enrichis en gelée royale et mousses
nettoyantes pour le visage); des produits de santé naturels (pastilles
pour la gorge, sirop pour la toux); des confiseries (bonbons durs ou les
suçons au miel); des vinaigrettes; des alcools (hydromel et alcools de
type vin de miel); des chandelles; des miels aromatisés ou baratés (miel
infusé aux épices, au chocolat, à la lavande, ou encore fumé pour
accompagner les fromages); etc.
Alors que les produits
transformés comme l'hydromel (alcool de miel), les cosmétiques
et les chandelles de cire occupent les parts de 10 % restants.
On
y comptait environ 530 apiculteurs(trices) (possédant au moins 6 ruches)
plus un total de 60 000 à 70 000 colonies d’abeilles domestiques. Le
rendement moyen tourne autour de 31 kg de miel par colonie.
Environ 80 % des ruches appartiennent à une soixantaine de grandes
entreprises.
Forte concentration de petits et moyens
producteurs profitant de la diversité des cultures maraîchères et des
vergers dans les régions suivantes :
Montérégie (24 %) :
concentrés dans les MRC du Haut-Richelieu, de la Haute-Yamaska et de
Rouville;
Estrie (11 %) : concentrés dasn les MRC de
Brome-Missisquoi et de Coaticook;
Apiculture axée sur la
production de miels de forêt et de grandes cultures (trèfle, luzerne)
dans les régions suivantes :
Chaudière-Appalaches et
Centre-du-Québec (10 %) : concentrés dans les MRC de
Beauce-Sartigan, Bellechasse, Les Appalaches et d'Arthabaska;
Moins d'apiculteurs résidents à l'année, mais déplacement massif de
milliers de ruches chaque été vers ces MRC pour la pollinisation
commerciale des bleuetières et des cannebergières.
Centre-du-Québec (8) : concentrés dans les MRC de l'Érable et de
Nicolet-Yamaska;
Saguenay-Lac-Saint-Jean (6 %) :
concentrées dans les MRC Marie-Chapdeleine et du Domaine du-Roy, mais
aussi Lac-Saint-Jean-Est et Fjord-du-Saguenay;
Autres régions
(31 %) : dans la MRC de Portneuf dans la Capitale Nationale, MRC
d'Autray et de Joliette dans Lanaudière, MRC de Deux-Montagnes dans les
Laurentides.
Pour plus de détails, consulte
Les
apicultrices et apiculteurs du Québec.
Au Québec, le secteur des productions animales est fort important.
En 201, Elles représentaient un chiffre d'affaires de 5,24 milliards de dollars, soit près de 20 % des recettes agricoles québécoises totales.
On retrouvait plus de 32 700 producteurs au sein de près de 20 800 fermes (représentant 72 % de toutes les fermes du Québec)
et employaient plus de 25 600 travailleuses et travailleurs, soit 61 % de tous les emplois agricoles du Québec.
LE
PROGRAMME D’ÉTUDES :
L’Attestation d’études collégiales en exploitation d'une entreprise apicole A.E.C. a une durée totale de 915 heures (8 mois) offert à temps complet. Tu auras des cours d'introduction au métier d'apiculteur(trice), biologie de l'apiculture, les produits de l'apiculture, développement d'une entreprise apicole, comptabilité d'une entreprise agricole, gestion du travail en apiculture, mise en marché des produits apicoles, aménagement des bâtiments apicoles, entretien et réparation d'équipements apicoles, développement de colonies d'abeilles, santé du cheptel apicole, production apicole, pollinisation commerciale, traitement des produits apicoles, hivernage des ruches, utilisation rationnelle des pesticides, transformation des produits de l'apiculture, ainsi que 2 stages rémunérés dans une entreprise apicole.
PASSERELLE AEC VERS LE DEC :
Les titulaires de l'AEC en exploitation d'une entreprise apicole pourront se faire reconnaître les acquis et pourront être admis directement en 2e année du programme de DEC en gestion et technologies d’une entreprise agricole.
EXIGENCES
D’ADMISSION :
-
Soit détenir le D.E.S.
-
Soit avoir 16 ans et avoir réussi les cours de français, anglais et
mathématiques de 4e secondaire ou leurs équivalents
-
Soit avoir 18 ans et posséder des connaissances équivalentes
ET
-
Avoir quitté les
études depuis au moins 1 an ou avoir complété un minimum d’année de formation
professionnelle ou technique
STATISTIQUES
D’ADMISSION :
Aucun
contingentement à ce programme
ENDROIT
DE FORMATION :
-
Cégep d’Alma (section formation continue)
formation offerte en
formule hybride
(formation théorique en ligne et formation pratique sur le terrain);
Programme
unique au Québec
LIENS RECOMMANDÉS :
autres :
- Fédération des apiculteurs du Québec : principal regroupement des producteurs apicoles au Québec
-
Abeilles butineuses :
site francophone sur l’apiculture
-
Agriquébec.com : important portail
québécois sur les ressources pour le milieu agricole
-
Agri-réseau : important portail
québécois sur les ressources pour le milieu agricole
-
Agroclic :
portail d’informations en agriculture
-
Apisite : site
d’infos sur l’apiculture
-
Association des expositions agricoles du
Québec : répertoire des expositions à travers la province
-
Association des jeunes ruraux du Québec :
site de ce regroupement de personnes intéressées au milieu agricole
-
Bio-bulle : site de ce
magazine sur l’agriculture biologique
-
Bulletin des agriculteurs : site ce
magazine sur l’agriculture
-
Carrefour bioalimentaire du Québec :
site du MAPAQ où l’on retrouve un répertoire des entreprises oeuvrant dans le
milieu agricole et agroalimentaire
-
Coopérateur
agricole : site de ce magazine agricole
-
Happymiel : site d’infos sur
les abeilles et le miel
-
Intermiel : site de
cette entreprise apicole bien connue au Québec (et plusieurs infos en
apiculture)
-
Musée du miel : site
de ce musée à Québec
-
Semaine
de l’agriculture, de l’alimentation et de la consommation
-
Terre de chez nous : site de magazine
agricole
-
Toile des insectes du Québec :
infos sur plusieurs insectes dont les abeilles
-
Union des producteurs agricoles du Québec :
site officiel de cette organisation vouée à la défense des intérêts de
l’ensemble des agriculteurs et agricultrices du Québec